Une caméra militaire raccordée à un routeur et des batteries lithium a été découverte sous un filet de camouflage à l’entrée du bourg de Sevreau, près de Niort. Elle était orientée vers le domicile du père de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Ce collectif s’oppose, depuis plusieurs années, au nom de la protection de l’environnement, à la construction de grandes réserves d’eau pour les agriculteurs des Deux-Sèvres. C’est le chien d’un ami qui a flairé une caméra, sortant à peine du sol, recouverte de ronces et d’herbe, reliée à un routeur Pepwave et à deux mallettes renfermant des batteries lithium de haute technologie Accuwatt, dissimulées dans un fossé, sous une bâche et un filet de camouflage. Accuwatt est reconnue dans l’étude et la conception de batteries communicantes (tous réseaux RS 485, LoRa, SigFox, 4G, 5G, Iridium) toutes technologies avec une compétence particulière pour les batteries lithium militarisées à destination des forces de police, gendarmerie et tous groupes opérationnels. Il s’agit d’un fournisseur historique des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de l’OTAN ainsi que des plus grands donneurs d’ordres civils de l’industrie française.

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Yvan Colonna est mort lundi soir à Marseille, après trois semaines de coma. Le militant nationaliste de 61 ans, auquel la justice avait accordé une suspension de peine « pour motif médical » jeudi, se trouvait entre la vie et la mort depuis sa violente par un jihadiste agression début mars à la maison centrale d’Arles (Bouches-du-Rhône), où il purgeait sa peine pour sa participation présumée à l’exécution du préfet Erignac en 1998 à Ajaccio. Ses deux co-accusés, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, les deux autres membres du commando Erignac, « seront transférés d’ici la mi-avril à la prison de Borgo, en Corse, annonce Matignon dans un communiqué. Le 11 mars, le statut de détenu particulièrement signalé (DPS) les concernant avait été levé. Plusieurs mouvements lycéens. Plusieurs mobilisations de lycéens, en réaction à la mort d’Yvan Colonna, ont été observées mardi matin en Corse. A Corte, l’accès à l’université est toujours bloqué, tandis que la plupart des lycées sont bloqués.Il y a eu deux rassemblements devant la préfecture et la cathédrale d’Ajaccio et un troisième devant le palais de justice à Bastia.

 

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Ce samedi, se tenait la dixième édition du Carnaval sauvage à Bruxelles qui a réuni près de 1.800 personnes. La rassemblent festif a débuté dans les Marolles, place du Jeu de Balle et a pris ensuite la direction de Tour et Taxis où un grand feu a été allumé dans une ambiance festive et bon enfant. Vers 22h, les la police a voulu mettre fin aux festivités avec un dispositif particulièrement important. Une autopompe et du gaz lacrymogène ont été utilisés, ainsi que des coups de boucliers et de matraques. Des projectiles ont été lancés vers les policiers et un véhicule de police a été endommagé. Plusieurs participants ont été blessés, une dizaine ont été interpellés.

 

 

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La justice française a accordé jeudi une suspension de peine “pour motif médical” au militant indépendantiste corse Yvan Colonna, après sa violente agression à la prison d’Arles début mars (voir notre article). Cette agression, facilitée par son statut DPS et sa détention hors de Corse, a soulevé une vague de protestation en Corse (voir nos articles ici et ici). Ses avocats avaient fait cette demande alors qu’Yvan Colonna est toujours hospitalisé à Marseille entre la vie et la mort. La loi prévoit qu’une peine de prison puisse être suspendue en cas de pronostic vital engagé. La décision a été rendue par le juge d’application des peines antiterroriste, après avis favorable du parquet antiterroriste. Les visites de ses proches à l’hôpital devraient être facilitées, un permis de visite n’étant désormais plus nécessaire. Condamné à la perpétuité pour l’exécution du préfet Erignac en 1998, Yvan Colonna est libérable en droit depuis 2021.

Yvan Colonna

Yvan Colonna

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Jeudi 17 mars, des membres présumés du Groupe Antifasciste Lyon et Environs (GALE) se sont vus remettre des documents les avisant du déclenchement d’une procédure de dissolution à l’encontre de ce groupe. La veille, des antifascistes avaient été suivi.es dans la rue jusqu’à leur domicile et leur travail, harcelé.es au téléphone par la police lyonnaise qui est venue sonner et tambouriner à leurs portes très tôt le matin et à plusieurs reprises dans la journée.

Cette procédure de dissolution utilise comme prétexte la diffusion par la GALE du Lyon Antifa Fest montrant notamment des slogans anti-police lors d’un concert, ainsi que le relais, quelque mois plus tard d’un appel du mouvement « Les Soulèvements de la terre » à assiéger Bayer-Monsanto le 5 mars à Lyon. Il s’agit de la troisième procédure de dissolution contre des groupes de gauche, annoncée en à peine quelques semaines par le gouvernement français. Le média Nantes Révoltée est ainsi la cible d’une tentative de dissolution tandis que le Collectif Palestine Vaincra a quant à lui déjà été dissous (voir notre article). Plus d’infos ici.

La semaine dernière, le parquet de Rennes a classé sans suite le dossier de la « Main arrachée à la Rave Party de Redon ». Ce dossier avait été lancé à la suite d’une plainte d’une personne qui avait été mutilée par la police (voir notre article). La répression de cet événement, réunissant plus de 1500 participants, avait mobilisé plus de 25 cars de gendarmerie et fait de nombreux blessés. Par ailleurs un groupe du GIGN (une unité d’élite de la Gendarmerie nationale) avait détruit plusieurs centaine de millier d’euros de matériel à coup de masse. Cette rave-party avait été organisée en hommage à Steve Maia Caniço, mort noyé suite à une intervention policière en 2019 (voir notre article).

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La grille principale du lycée Bréquigny a été bloquée par des manifestants, jeudi 17 mars à Rennes. Plusieurs centaines de lycéens étaient regroupés devant l’établissement. La direction du lycée avait fait appel aux policiers pour « sécuriser » une entrée, allée Pierre-de-Coubertin, et permettre aux personnels, élèves et étudiants d’accéder tout de même à l’établissement. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre, qui ont usé de gaz lacrymogènes contre les lycéens. Il n’y a pas eu d’interpellation.

Le blocage du lycée

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Le 15 mars au matin vers 8h30, une cinquantaine d’activistes issus de divers collectifs ont perturbé durant 1h30 l’entrée du « Forum for the Future of Agriculture » dans le centre de Bruxelles. Ce Forum se présentant comme un espace démocratique et « un peu » écologique pour rendre l’agriculture plus respectueuse de l’environnement et des paysans est organisé par SYNGENTA. Une des plus puissantes multinationales au monde de l’Agrobusiness. Par cette action les activistes ont dénoncé une nouvelle fois le lobbying et greenwashing de l’agrobusiness et perturbé le début de ce forum dans lequel s’exprimaient de nombreux invité.e.s. issus des multinationales, de certains Etats et de l’Union Européenne.

Cette action « surprise » a été en partie empêchée par la police présente sur place depuis 6h30 et sans doute sans surprise, déjà au courant ou en attente d’une action. Une vingtaine de policiers de Bruxelles, quelques RG qui disposaient d’un badge spécial aux couleurs du Forum. 8 personnes ont été arrêtées (dont 3 personnes un peu avant dans les alentours). Elles ont été libérées quelques heures plus tard.

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Un activiste berlinois s’est vu retirer sa carte d’identité et a été interdit de sortie du territoire allemand. L’organisateur d’une manifestation pour la levée de l’interdiction du PKK en novembre dernier à Berlin est considéré comme un risque pour la sécurité de l’Allemagne. Le 24 janvier 2022, l’activiste avait reçu une lettre l’informant qu’il devait remettre ses documents d’identité dans un délai de quatre jours ouvrables et qu’il lui était interdit de quitter la République fédérale dès réception de la lettre. Cette décision a été prise par un service de l’Office des citoyens et de l’ordre public du Land de Berlin, qui a agi à l’instigation du LKA berlinois. L’activiste est considéré comme une menace potentielle pour les intérêts de sécurité intérieure et extérieure de la République fédérale.

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Julian Assange a vu lundi disparaître l’un de ses derniers espoirs d’éviter son extradition, avec le refus de la Cour suprême britannique d’examiner son recours. Les hauts magistrats britanniques ont estimé que son recours ne soulevait “aucun point de droit discutable”. Assange est poursuivi par la justice américaine pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Parmi eux figurait une vidéo montrant des civils, dont deux journalistes de l’agence Reuters tués par les tirs d’un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007. Poursuivi notamment en vertu d’une législation contre l’espionnage, Julian Assange risque 175 ans de prison.

Le dossier va à présent revenir à la juridiction de première instance. En janvier 2021, la justice britannique avait initialement tranché en faveur d’Assange (voir notre article), mais la Haute Cour avait annulé cette décision (voir notre article). Incarcéré dans une prison de haute sécurité près de Londres depuis près de trois ans, Julian Assange avait été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans dans l’ambassade londonienne de l’Equateur où il s’était réfugié alors qu’il était en liberté sous caution.

Rassemblement pour Assange à Bruxelles (archives)