Un rassemblement a eu lieu contre les violences policières et consécutives aux décès d’Adil, Mehdi, Ibrahima, Mawda ou Jozef Chovanec. Vers 14H00, une centaine de personnes se trouvaient au Mont des Arts. La police était présente en force. Les organisateurs et quelques manifestants ont alors quitté le rassemblement. La police a alors fait usage de gaz lacrymogène et a nassé une cinquantaine de manifestants à  la gare Centrale.

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Depuis 2018, 12 personnes sont en procès pour leur participation à l’occupation du “Nuovo Cinema Palazzo”, un squat emblématique de San-Lorenzo à Rome. Au cours de l’audience du 15 janvier, le procureur de la République a demandé six mois d’emprisonnement pour les 12 militant·es. L’avocat de la société à qui appartient le bâtiment a, quant-à-lui, demandé au civil un versement provisoire de 250.000 euros pour des dommages-intérêts estimés à 1,6 million d’euros. Les prochaines audiences auront lieu les 25 mars et 6 avril, date à laquelle la sentence aura lieu.

Le “Nuovo Cinema Palazzo” était un ancien cinéma occupé par des militant·es autonomes et des habitant·es du quartier. Le but de cette occupation était d’empêcher la construction d’un casino (qui servirait probablement à blanchir l’argent de la mafia) et d’offrir des activités culturelles et politiques aux habitant·es du quartier. Il a cependant été expulsé par la police le 25 novembre 2020 après 10 ans d’occupation (voir notre article).

L'expulsion du “Nuovo Cinema Palazzo”

L’expulsion du “Nuovo Cinema Palazzo”

Dossier(s): Italie Tags: ,

De Moscou à Ioujno-Sakhalinsk, des dizaines de milliers de manifestants ont dénoncé la corruption et l’autoritarisme du gouvernement russe et marqué leur soutien à l’opposant Navalny. Les premières manifestations ont eu lieu dans l’Extrême-Orient russe et en Sibérie, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue notamment à Vladivostok, Khabarovsk, Novossibirsk et Tchita, face à d’importants effectifs de la police anti-émeute. Les autorités n’ayant pas autorisé ces rassemblements, les protestataires s’exposent partout en Russie à des poursuites judiciaires. Les arrestations ont été particulièrement brutales à Vladivostok, port russe sur l’océan Pacifique, où les policiers anti-émeute ont couru derrière les manifestants et les ont frappés avec des bâtons. A Moscou, où la mobilisation de l’opposition est habituellement la plus forte, la police a avait promis de « réprimer sans délai » tout rassemblement non autorisé. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a dénoncé des manifestations « inacceptables » en pleine pandémie de coronavirus. La répression a été très violente dans la ville où un millier de manifestants ont été arrêtés sur plus de 10.000 présents.

27 janvier, le présent article ayant fait réagir sur Facebook, nous souhaitons préciser :
Sur le choix éditorial : Nous ne considérons bien évidemment ni Navalmy ni ses partisans comme des révolutionnaires, bien au contraire. Il nous paraissait cependant nécessaire de rendre compte d’un mouvement particulièrement massif (de fait, 2.000 arrestations, et un nombre de « 1ers manifestant-es » particulièrement élevé) contre le régime de Poutine, régime que nous ne considérons ni comme progressiste, ni comme « anti-impérialiste », mais bien anti-populaire et utilisant -comme les autres Etats capitalistes- la presse à son avantage. Il nous paraît très caricatural de considérer que ces masses de manifestant-es ne consisteraient qu’en une foule de militant-es d’extrême-droite et d’agents occidentaux. Un mouvement aussi massif contre un régime aussi anti-populaire est forcément rempli de contradictions et de mouvements très différents. D’autre part, l’activité de notre site tente de donner un large aperçu de la répression à un niveau global, si nous traitons de la répression spécifique des militant-es révolutionnaires, nous évoquons aussi régulièrement des mouvements de masse dont la nature politique est plus floue. Enfin, la mention de Navalmy sur le site ne veut, bien sûr, pas dire que « nous le soutenons » puisqu’il représente un mouvement réactionnaire, et qu’en outre nous n’avons pas de campagne thématique pour chaque sujet que nous traitons sur notre site.

L’article aurait effectivement pu être plus détaillé et plus clair. Nous avons fait le choix rédactionnel depuis des années de donner un style très factuel à nos articles, considérant que notre audience est déjà très politisée, qu’elle appartient à des mouvements révolutionnaires très variés, et qu’elle n’a pas besoin d’être politiquement « éclairée » sur le contenu des articles. Nous tenterons à l’avenir d’être plus clair lorsqu’il s’agit de cas aussi contradictoires que le présent article.

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Depuis le 4 janvier, le dernier numéro du journal L’Envolée a été interdit en détention par la direction de l’administration pénitentiaire. Le journal anticarcéral distribué gratuitement depuis 20 ans dans les prisons subit la censure pour son dossier remettant en question des morts suspectes de prisonniers (dont celle d’Idir, voir notre article). L’administration pénitentiaire a également porté plainte contre le journal pour « diffamation publique envers une administration » et « injure publique envers une administration ».

Dossier(s): France Tags: , ,

Vaggelis Stathopoulos et Polycarpos Georgiadis, deux prisonniers anarchistes détenus à la prison de Larissa, ont commencé lundi 18 une grève de la faim de cinq jours en solidarité avec Dimitris Koufontinas, militant de l’organisation révolutionnaire « 17 Novembre » en grève de la faim depuis le 8 janvier (voir notre article).

Initiative solidaire à Berlin, hier mercredi

 

Mardi 19 janvier 2021 à Turin, la police déloge les 48 personnes qui occupaient un immeuble. La quasi-totalité des occupant.e.s étaient des familles de migrant.e.s (dont une quinzaine d’enfants) et 6 militant.e.s anarchistes.Le bâtiment avait été occupé en 2014 et d’ici étaient parties les manifestations contre le premier confinement (nos articles ici et ici). La police a relevé l’identité des occupant.e.s ; les militant.e.s anarchistes annoncent des mobilisations dans le quartier pour protester contre l’expulsion.

Dossier(s): Italie Tags: ,

Dimitris Koufontinas, combattant de l’Organisation 17 Novembre, a entamé le 8 janvier une grève de la faim à l’occasion de son transfert à la prison de Domokou des prisons rurales de Kasavvetia. Il exige son retour à la prison de Korydallos où il a passé 16 de ses 18 années de détention. Il a été transporté, samedi, d’urgence à l’hôpital général de Lamia cet après-midi, officiellement pour des « raisons de précaution », en raison de problèmes de santé liés à sa grève de la faim. Koufontina est emprisonné depuis le 5 septembre 2002 pour plus de 200 actions et 23 exécutions attribuées au 17-N depuis 1975. Il avait été condamné à 11 fois la perpétuité plus 25 ans pour 11 actions (voir nos articles ici et ici).

Dimitris Koufontinas à la sortie de la prison.

Dimitris Koufontinas à la sortie de la prison.

Vendredi 29 janvier, sept personnes sont convoquées au tribunal de Guingamp pour « dégradation ou détérioration du bien d’autrui en réunion ». En mars 2016, elles s’étaient rendues dans trois enseignes et avaient retiré des rayons des produits contenant du glyphosate. Ces bidons avaient alors été peinturlurés pour qu’ils ne puissent être vendus. Le collectif des faucheuses et faucheurs volontaires d’OGM lance un appel à les soutenir, à partir de 8 h 30, devant le tribunal de Guingamp, dans le respect des règles sanitaires.

Appel à soutenir les faucheurs volontaires d’OGM vendredi 29 janvier à Guingamp

Appel à soutenir les faucheurs volontaires d’OGM vendredi 29 janvier à Guingamp

Dossier(s): France Tags:

Dans le cadre de la Semaine internationale d’actions pour la libération d’Ahmad Sa’adat (secrétaire général emprisonné du FPLP), le Collectif Palestine Vaincra a organisé un stand de solidarité samedi 16 janvier dans le centre-ville de Toulouse. À cette occasion, différentes banderoles et affiches exigeaient la libération d’Ahmad Sa’adat, de Georges Abdallah et de Khalida Jarrar. Par ailleurs, des centaines de flyers ont été distribués et des dizaines de photos de solidarité ont été prises en soutien au leader de la gauche révolutionnaire palestinienne. D’autres initiatives ont également eu lieu ou sont en préparation en Palestine et dans différents pays européens.

Des rassemblements contre la proposition de loi « sécurité globale » ont eu lieu dans de nombreuses villes en France hier samedi. Au total, près de 80 rassemblements « pour le droit à l’information, contre les violences policières, pour la liberté de manifester et contre la surveillance de masse » ont eu lieu dans le pays. 200.000 manifestants (selon les organisateurs) ont dénoncé la proposition de loi, déjà votée en première lecture à l’Assemblée nationale, qui doit être examinée en mars au Sénat. La manifestation a été relativement calme à Paris (24 interpellations tout de même…), il y a eu des incidents à Angers où la police a fait usage de gaz lacrymogène et a procédé à deux arrestations, à Caen (3 arrestations), mais surtout à Lyon et à Montpellier (6 arrestations).

face à face hier à Caen