La Continuity Irish Republican Army (Continuity IRA or CIRA) a revendiqué l’attaque d’un hélicoptère de la police (PSNI) par ses combattants à Fermanagh. Cette attaque s’est déroulée à 11 heures le mardi 12 janvier 2021. Un engin explosif factice avait été placé dans la zone pour attirer la police nord-irlandaise. Cette dernière a envoyé un hélicoptère inspecter la zone. Cet hélicoptère volant à basse altitude a été attaqué au fusil semi-automatique de grande puissance sur la route Drumcrin, au carrefour de Wattlebridge. Neuf coups de feu ont été tiré forçant le pilote à effectuer une manœuvre d’urgence pour évacuer les lieux.

Combattants de la Continuity IRA

Combattants de la Continuity IRA

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12H35. Fin d’alerte. C’était bien un coup de bluff/coup de force du propriétaire. Comme les occupants n’ont pas cédé à l’intimidation et n’ont ni laissé entrer les vigiles, ni quitté le bâtiment, le siège est levé: policiers et vigiles sont partis!

12H15. Situation inchangée: les vigiles ne laissent entrer personne. Les personnes solidaires se retrouvent devant le bâtiment (une quinzaine à ce moment).

11H15. Les vigiles prétendent qu’une procédure d’expulsion officielle est lancée, que les huissiers seraient en chemin, mais cela pourrait être un coup de bluff du propriétaire, les policiers ne semblant pas être au courant.

11H. Des vigiles de RUSSO Security encerclent la nouvelle occupation de la campagne de réquisition solidaire au 552 Ch. de Gand (l’ancien garage Opel). Un appel est lancé pour une présence solidaire rapide et massive. Présentation de l’occupation: voir ici

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Le gouvernement de centre-droit grec a aboli l’interdiction, vieille de plusieurs décennies, faite à la police d’entrer dans les universités. Les autorités ont justifié cette décision en arguant que cette interdiction avait été fréquemment exploitée pour l’organisation de manifestations violentes sur et à partir des campus. Cette interdiction reste considérée par de nombreux Grecs comme importante, parce qu’elle a permis de développer une résistance contre les régimes dictatoriaux. Dans le cadre des changements proposés, les conditions d’admission à l’université seront également modifiées et des limites seront fixées pour l’achèvement d’un cursus. Malgré l’interdiction de rassemblement imposée en raison de la pandémie, de nombreux manifestants ont protesté jeudi près du parlement, dans le centre d’Athènes. La police a réprimé la manifestation en utilisant matraques et gaz lacrymogènes.

Les affrontements de jeudi à Athènes

 

 

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Mercredi 13 janvier, quelques 2000 personnes avaient manifesté pour réclamer la justice pour Ibrahima décès après son arrestation par la police bruxelloise qui voulait l’empêcher de filmer une de leur intervention (voir notre article). Cette manifestation avait donné lieu à des affrontements avec la police à Schaerbeek (voir notre article). Voici le bilan de la répression :

La police annonçait 116 arrestations dont 112 arrestation administrative et 4 arrestations judiciaires. Parmi lesquels trois personnes (deux majeurs et un mineur) ont été arrêtées judiciairement. Ils sont accusé d’avoir participé à l’incendie du commissariat Place Liedts. Le labo et un expert incendie sont descendus sur les lieux, et les vêtements et les téléphones portables des prisonniers ont été saisis. La privation de liberté de ces trois personnes a été confirmée par le parquet et différents devoirs d’enquête sont en cours. Un mineur a par ailleurs été mis à la disposition du parquet. Il est accusé de « rébellion ». Par ailleurs, une task force rassemblant les six zones de police bruxelloises, la police fédérale et le parquet de Bruxelles va être mise en place, afin d’identifier d’autres manifestant·es.

On dénombre également de nombreux blessés chez les manifestant·es. Parmi eux, au moins un blessé grave qui avait reçu des coups de matraque à l’arrière du crâne et reste à ce jour encore hospitalisé. Les policiers en civil (parfois sans brassard) ont également fait un usage important de leur FN 303, notamment à courte distance. Enfin les personnes arrêtées ont été entassées à 30 dans une même cellule au mépris des règles sanitaires. Certaines ont été retenues durant 9 heures sans pouvoir aller aux toilettes. Plus d’infos ici.

Rassemblement pour Ibrahima décédé après avoir été arrêté par la police

Quelques 2000 personnes ont répondu à l’appel

Un rassemblement était prévu aujourd’hui à 15h devant le commissariat de Police situé Rue de Brabant (à côté de la Gare du Nord), pour réclamer la justice pour Ibrahima (voir notre article). Ce dernier est décédé à l’hôpital, après une arrestation à place du Nord, qu’il avait subie pour avoir filmé une intervention policière. Quelques 2000 personnes ont répondu à l’appel au rassemblement. Pour rappel, notre ligne téléphonique de Legal Team est ouverte de façon permanente. Nous sommes joignables au +32 456 20 06 42 (plus d’infos ici). Voici un fil info en direct des événements :

20h : Fin du direct.

19h30 : Des manifestant·es nassé·es se font embarquer dans un bus place Liedts.

19h10-19h30 : La police continue d’effectuer des patrouilles dans le quartier mais la manifestation semble terminée.

18h45 : Le policier en civil armé de son FN 303 semble tirer à répétition sur un manifestant qui s’enfuit.

Le policier en civil armé de son FN 404 tire à répétition sur un manifestant qui s'enfuit.

Le policier en civil armé de son FN 303 tire à répétition sur un manifestant qui s’enfuit.

18h30 : Un convoi de véhicule (une voiture de commandement suivi de 2,3 combis) vient de passer rue Rubens vers place Colignon semble-t-il. Quelques policiers à cheval y sont également présents.

18h25 : Les policiers en civil mènent la marche rue Renkin suivit par une ligne de police anti-émeute et une autopompe.

18h20 : La police en civil charge depuis rue Gallait N°3. Elle est désormais plus en avant à l’intersection avec rue Rubens. Des feux sur la rue retardent légèrement sa progression.

18h10 : Des jets de feux d’artifices contre un dispositif policiers ont eu lieu au 85 rue de Brabant. Un combis semble être en feux.

18h : La police a le contrôle total de La Place Liedts.

17h55 :  De violentes arrestations avec coups de matraques télescopiques sont en cours.

De violentes arrestations avec coups de matraques télescopiques sont en cours.

De violentes arrestations avec coups de matraques télescopiques sont en cours.

17h55 : Un moins un SUV de police banalisé noir est présent. Une Mercedes berline noir/foncée est également présente. Il s’agirait de la voiture du roi !

17h50 : Des policiers en civil sans brassard mais matraque sortie et casqués se déplacent Place Liedts. Des policiers en uniforme de la brigade canine (avec berges allemands) sont également présents.

17h50 : Des policiers en civil reprennent le contrôle du périmètre. Ils réquisitionnent des extincteurs des véhicules environnants. Deux tirs de flashball ont été effectués. Les policiers en civils disposent en effet d’au moins un FN303 avec pointeur laser.

17h45 : Un feu s’est déclenché dans le commissariat.

17h40 : Un commissariat se fait attaqué et reçoit des jets d’engins incendiaires Place Liedts.

Le commissariat attaqué Place Liedts

Le commissariat attaqué Place Liedts

17h40 : La police a légèrement avancé dans la rue du Brabant.

17h30 : La police bloque maintenant la rue du Brabant au hauteur de rue de Quatrecht. Elle utilise des autopompes pour repousser les manifestant·es. Des enquêteurs sont présents avec des caméras pour filmer les manifestant·es. Notons que les autopompes disposent également de caméras.

17h25 : D’autres affrontements se déroulent près du tunnel rue de Quatrecht. Les autopompe entrent en action et la police avance.

17h15 : D’autres déploiements policiers sont également disposés dans les rues. Attentions aux contrôles !

17h10 : On signale au moins un jet de cocktail molotov.

17h05 : Des renforts arrivent par le tunnel (policiers anti-émeutes et combis fédéraux).

16h55 :  Une seconde autopompe est présente. Le caillassage continue.

16h50 : Les affrontements commencent. Les manifestant·es callaissent la police. La police utilise son autopompe mais reste pour l’instant statique.

16h50 : Des actions directes commencent. La situation semble s’échauffer.

16h40 : Quelques lancements sporadiques d’objets sur la police.

16h30 : D’autres groupes de manifestant·es sont également dispersés dans les petites rues proche de la Rue de Brabant. Des affrontements ont lieu. Il y aurait eu des charges policières.

16h25 : Quelques objets sont lancés sur la police.

16h10 : La police anti-émeute intervient pour repousser les manifestant·es. Deux lignes de police et au moins une autopompe est présente pour bloquer la rue du Brabant juste avant le tunnel.

16h : On signale la présence d’agents fédéraux dans la gare.

15h55 : Les manifestant·es sont présent·es dans le tunnel. Ils chantent « Police assassins ».

15h : Les personnes rassemblées chantent « Justice pour Ibrahima » et « Police partout justice nulle part ».

Rassemblement pour Ibrahima tué par la police

Rassemblement pour Ibrahima tué par la police

Une convention nationale a été signée le 4 juillet 2019 entre Pôle emploi et la Gendarmerie dans le but d’aider cette dernière a recruter. À cette fin, la Gendarmerie organise notamment des séances d’informations dans les locaux de Pôle emploi auxquelles certain·es chômeurs sont invité·es, par leur conseiller, à participer. Une vidéo d’une de ces séances d’informations datant d’octobre 2019 est sortie. On peut y entendre des Gendarmes vanter les avantages matériels du métier et justifier les mutilations de Gilets Jaunes.

Cette convention nationale a été déclinée par plusieurs convention locale. Jeudi 3 décembre 2020, la Région de Gendarmerie et Pôle emploi Occitanie ont ainsi conclu deux conventions locale. La première portait sur la sécurité des locaux de l’agence. La seconde elle portait sur le recrutement de gendarmes parmi les chômeurs. Une autre convention locale a également été signée à La Réunion et la Gendarmerie en juillet 2019. Ces partenariats vise a répondre à la diminution du nombre de candidat·es postulant à la Gendarmerie. Alors qu’en 2009, 16 candidats se disputaient un poste au concours externe de sous-officier de la Gendarmerie, on ne comptait plus que 3,4 candidats pour un poste en 2017. En 2019, année exceptionnelle, la sélectivité était de 8 candidats pour un poste. Mais cette évolution s’expliquait uniquement par la réduction de plus de la moitié du nombre de postes à pourvoir pour un nombre presque équivalent de candidats. D’autres conventions ont également été signées entre Pôle emploi, la Gendarmerie et des entreprises de sécurité pour permettre aux Gendarmes de se reconvertir dans la sécurité privée.

Conventions entre la gendarmerie et Pôle emploi

Conventions entre la gendarmerie et Pôle emploi

Samedi 9 janvier à Toulouse, des centaines de personnes ont manifesté en hommage aux 3 militantes kurdes assassinée en janvier 2013 à Paris. À l’appel de la communauté kurde, cette initiative solidaire a débuté par un rassemblement devant la gare Matabiau où différentes organisations ont pris la parole, notamment le Secours Rouge Toulouse (voir ci-dessous). Ensuite, une manifestation a eu lieu jusqu’au métro François Verdier animée par de nombreux slogans de solidarité avec le mouvement kurde et contre les féminicides. Des rassemblements similaires ont eu lieu également à Paris, Bruxelles et différentes villes européennes.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer la mémoire de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez qui ont été lâchement assassinées par un agent turc dans les rues de Paris en janvier 2013. 8 ans plus tard, nous sommes toujours présents aux côtés de la communauté kurde pour exiger vérité et justice. 8 ans plus tard, nous sommes avec vous pour dénoncer la responsabilité du fasciste Erdogan et la complicité de l’impérialisme français dans ces horribles féminicides.
Aujourd’hui, célébrer la mémoire de Sakine, Fidan et Leyla c’est célébrer le combat des femmes kurdes qui se battent au Kurdistan pour l’émancipation des femmes et de leur peuple tout entier.
Aujourd’hui, célébrer leur mémoire c’est aussi se souvenir des milliers de femmes des YPJ qui se sont battues au Rojava contre Daesh hier et qui se battent aujourd’hui contre l’Etat fasciste turc et ses supplétifs djihadistes. En mémoire d’Arin Mirkan, Ivana Hoffmann, Ceren Güneş, Eylem Ataş ou encore Anna Campbell : des femmes kurdes, turques, allemandes, britanniques et de tant d’autres nationalités qui ont unies leurs forces pour combattre le fascisme.
Aujourd’hui, célébrer leur mémoire c’est dénoncer la répression organisée par l’État fasciste turc et les États européens contre ces combattantes quand elles retournent auprès des leurs après des mois de combat. C’est le cas d’Eddi une ancienne combattante italienne des YPJ qui est la cible d’un acharnement répressif en Italie car elle a osé combattre le fascisme les armes à la main.
Aujourd’hui, au nom du Secours Rouge Toulouse, nous vous saluons et saluons le combat de Sakine, Fidan et Leyla. Un combat qui se poursuit aujourd’hui en chacune et chacun d’entre nous : contre le fascisme, le patriarcat et l’impérialisme !
Sehid Namirin !
Jin, jiyan, azadî !

Dans la soirée du 9 janvier, Ibrahima, jeune Bruxellois de 23 ans, est décédé à l’hôpital, après une arrestation à place du Nord, près de la gare du Nord près de la Gare Du Nord. Les policiers ont prétendu qu’Ibrahima avait été interpellé pour non-respect du couvre-feu, et qu’il avait ensuite fait un malaise. Il avait en réalité été arrêté à 19h alors qu’il filmait une intervention de police avec son smartphone à la Gare du Nord. Il est décédé à 20h22 à l’hôpital Saint-Jean. Les médecins ont expliqué à la famille qu’il avait plusieurs hématomes sur le corps et qu’il était mort d’un arrêt cardiaque. Un appel à se rassembler le mercredi 13/01 à 15h devant le commissariat de Gare Du Nord a été lancé. Il s’agit du troisième jeune décédé par le fait de la police en Belgique depuis le début du confinement, le premier étant Adil et le second Akram (voir notre article). Les policier ayant tué Adil ont bénéficié d’un non-lieu (voir notre article).

Ibrahima tué par la police belge

La manifestation annuelle commémorative Luxemburg-Liebknecht a rassemblé 3.000 personnes à Berlin. La police a utilisé du gaz au poivre pour attaquer la manifestation et a arrêté au moins 15 personnes. La raison de l’intervention policière est la présence de drapeaux de la FDJ dans la manifestation. La Jeunesse allemande libre (Freie Deutsche Jugend, FDJ) était le mouvement de jeunesse officiel de la République démocratique allemande (RDA). Sa branche autonome en Allemagne de l’ouest a été interdite en 1951, pendant la guerre froide. Cette interdiction est toujours en cours! Le résultat de l’intervention policière est plusieurs manifestants blessés et l’impossibilité totale de respecter les distances de sécurité car la police a embouchonné la manifestation.

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L’unité « Force d’Appui Rapide » (FAR) va être créée d’ici l’été prochain. Elle sera composée de 200 CRS en alerte 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 et prêt à partir en 15 minutes depuis leur base en région parisienne (Essonne). Ces « super CRS » seront mobilisés en cas de « violence urbaine » et pourront intervenir partout en France. Cette force sera dotée de moyens spéciaux : un nouvel uniforme anti-feu et anti-acide, un casque plus léger, des monospaces et des 4×4 rapides pouvant franchir des barricades… Ces futurs « super-CRS » toucheraient aussi une prime spécifique.