Mercredi 21 octobre 2020, devant l’ Ambassade d’Espagne à Paris, à l’appel du Collectif pour la Libération des prisonniers politiques catalans, avec l’ ANC France et le CDR Paris, un important rassemblement s’est tenu pour protester contre la répression qui continue à s’abattre sur les indépendantistes catalans.

Rassemblement contre la répression en Catalogne

Rassemblement contre la répression en Catalogne

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Abtin Parsa est un ancien prisonnier politique anarchiste d’Iran qui a été emprisonné pendant un an et demi (2014-2015), en Iran. Il a quitté l’Iran pour la Grèce en 2016, alors qu’il était surveillé par le régime iranien. Ayant reçu l’asile politique, en 2017, Abtin Parsa a rapidement rejoint le mouvement de résistance en Grèce [Voir erratum]. Il y a quelques mois, Abtin Parsa est parti vers les Pays-Bas pour y demander l’asile politique, ce qui lui a été refusé. Il risque maintenant l’extradition vers la Grèce, et donc vers l’Iran. Un appel à la solidarité avec Abtin Parsa a été lancé pour l’empêcher.

Erratum : Contrairement à ce qui était écrit précédemment dans l’article :

  • Abtin Parsa n’a jamais été accusé par l’État grec d’appartenir à l’Organisation Auto-Défense Révolutionnaire, et il n’a aucune connexion à cette organisation (une appartenance exclusivement revendiquée par Dimitris Chatzivasileiadis) ;
  • Abtin Parsa n’était pas « membre » du squat GARE, et ne le fréquentais pas lorsque celui-ci a été réprimé à trois reprises.
  • Abtin Parsa n’a ni été accusé d’avoir participé à la résistance armée, ni « d’activité terroriste ». Il a été accusé d’incitation au terrorisme pour des propos qu’il a tenu au sujet des interventions militaires contre les migrants à la frontière Grèce-Turquie, ainsi que d’avoir refusé de donner ses empreintes digitales. S’il a effectivement été accusé de port d’arme, il en a été acquitté ;
  • L’article contenait des informations vagues, inadéquates et mal-traduites, issues de la propagande médiatique grecque ;
  • Le lien vers la source, erronée, a été supprimé.
  • Une réponse à cet article a été faite sur Indymedia Athènes et peut-être lue ici.
Un militant anarchiste menacé d'extradition vers la Grèce

Un militant anarchiste menacé d’extradition vers la Grèce

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En Mai, début du déconfinement, un artiste et accompagné trois techniciens avaient réalisé une performance, sur la rue Neuve noire de monde. Cette performance, réalisée dans le but de dénoncer l’abandon du secteur culturel, avait rapidement été interrompue par la police. En juillet, les quatre activistes avaient reçus une amende de 250 euros chacun pour « interdiction de circuler » et avaient décidé de la contester avec l’aide d’une avocate. Leur contestation a été rejetée aujourd’hui et les quatre activistes doivent donc payer un total de 1000 euros.

1000 euros d'amendes pour un artiste qui avait dénoncé l'abandon du secteur culturel

1000 euros d’amendes pour un artiste qui avait dénoncé l’abandon du secteur culturel

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Une centaine de ressortissants guinéens ont manifesté jeudi 22 octobre de 12h15 à 14h00 environ à proximité de l’ambassade de Guinée située boulevard Auguste Reyers à Schaerbeek. La police a utilisé une autopompe pour disperser le rassemblement. Le groupe a préalablement manifesté vers 11h00 devant le Berlaymont, au 200 de la rue de la Loi, dans le quartier européen à Bruxelles. La police les avait alors repoussé avec du gaz lacrymogène. Plusieurs groupes de 30 à 40 personnes s’étaient déjà rassemblés mercredi après-midi, entre 13h00 et 16h30, devant l’ambassade de Guinée à Schaerbeek. La police de Bruxelles-Nord avait arrêté administrativement quatre personnes.

Ces manifestations spontanées à Bruxelles surviennent en marge de l’annonce des résultats partiels des élections présidentielles en Guinée. Celles-ci donnent vainqueur le président sortant Alpha Condé, 82 ans, qui brigue un troisième mandat. Au moins trois personnes ont été tuées dans des affrontements entre les forces de sécurité et des partisans de l’UFDG, principal parti de l’opposition, qui se dit victime d’une fraude.

Face-à-face entre jeunes et policiers à Conakry, le 21 octobre 2020

Face-à-face entre jeunes et policiers à Conakry, le 21 octobre 2020

Le mois dernier, nous vous avions parlé d’Andrew Maximov, un technologue de Biélorussie basé à Los Angeles, qui avait mis en ligne sur YouTube une vidéo qui montre comment la technologie de reconnaissance faciale peut être utilisée pour enlever numériquement les masques sur le visage des policiers (voir notre article), la vidéo a été visionnée plus d’un million de fois. Il a fait des émules. Aux USA, un nombre croissant de militants développent des outils de reconnaissance faciale qui permettent d’identifier les policiers qui cachent leur identité lors de la répression des manifestations. L’un des projets est l’initiative d’un programmeur autodidacte Christopher Howell. Howell a utilisé une plateforme fournie par Google, TensorFlow, qui aide les gens à construire des modèles d’apprentissage automatique. Howell a rassemblé des milliers d’images de policiers de Portland à partir d’articles de presse et de médias sociaux après avoir trouvé leurs noms sur les sites Web de la ville. Il a ciblé des policiers de Portland, dans l’Oregon, parce qu’ils ont été autorisés à couvrir leurs noms tout en réprimant les protestations, l’été dernier. Portland a interdit la reconnaissance faciale pour les agents de police et les entreprises, mais le projet d’Howell est autorisé parce que c’est un individu, et les projets de loi ne s’appliqueraient pas aux particuliers, selon un avocat de Portland.

A Hong Kong, c’est Colin Cheung qui avait développé un outil permettant d’identifier les policiers à l’aide de photos d’eux récupérées sur Internet. Alors que Hong Kong était en proie à des semaines de protestations, les autorités traquaient les leaders des manifestations en ligne et recherchent leurs téléphones. Après avoir publié une vidéo sur son projet sur Facebook, Cheung a été arrêté. Il a finalement abandonné le travail.
Un autre projet de ce genre était en cours ce mois en France, avant d’être arrêté. Paolo Cirio, un artiste et hacktiviste a publié en ligne les photos de 4 000 visages de policiers français pour une exposition intitulée « Capture », qu’il a décrite comme la première étape du développement d’une application de reconnaissance faciale. Il a rassemblé les visages de 1 000 photos qu’il avait recueillies sur Internet et auprès de photographes ayant participé à des manifestations en France. Mais Cirio a retiré les photos après que le ministre français de l’Intérieur ait menacé de poursuites judiciaires. Le site de Paolo Cirio renvoie désormais sur une pétition demandant l’interdiction de la reconnaissance faciale en Europe.

Le projet « Capture »

 

Lundi 19 octobre, une centaine de travailleuses et travailleurs de l’hôpital d’Érasme ont stoppé le travail afin de manifester leur colère et protester contre le manque de moyens et de personnel dans les hôpitaux. Le service de soins intensifs de l’hôpital est d’ores et déjà saturé. On attend quelques 1000 personnes en soins intensifs d’ici la fin du mois à l’échelle nationale.

Arrêt de travail du personnel de l'hôpital Érasme

Arrêt de travail du personnel de l’hôpital Érasme

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Le 19 octobre 2015, à l’occasion d’une grève générale interprofessionnelle contre les mesures d’austérité du Gouvernement Michel, des perturbations ont eu lieu sur l’autoroute E40, à hauteur du viaduc de Cheratte. Actuellement, 17 personnes sont poursuivies par la justice pour « entrave méchante à la circulation ». Les plaidoiries auront lieu ce 26 octobre au Palais de justice de Liège. La FGTB Liège-Huy-Waremme appelle les militants et sympathisants à réaffirmer symboliquement ce jour-là leur solidarité. Le rassemblement se terminera vers 9h30.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Biélorussie dimanche contre le président Alexandre Loukachenko. Contrairement aux rassemblements précédents, les manifestants ont choisi dimanche de ne pas défiler dans le centre de Minsk mais sur une artère du sud de la capitale, où sont situées de nombreuses usines. Ils ont scandé « Grève! » et des slogans anti-Loukachenko et anti-police. Plus de 200 manifestants ont été arrêtés, pour la quasi totalité à Minsk, et que la police a fait usage de tirs de balles en caoutchouc contre des protestataires qui leur jetaient des pierres. La police n’a toutefois pas fait usage dans la journée de tirs à balles réelles contre la foule, comme elle avait menacé de le faire, « si nécessaire », à partir de lundi. Depuis le début de la contestation, la répression a fait au moins 3 morts et des dizaines de blessés.

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Dimanche 18 octobre vers 21h, une manifestation contre le couvre-feu s’est déroulée dans le quartier des Halles à Paris. Les manifestant·es scandant des slogans anti couvre-feu tels que « Tout le monde déteste le couvre-feu », « Liberté » ou encore « Travaille, consomme et rentre chez toi ». Une manifestation similaire devrait se tenir un octobre. Le couvre-feu a débuté samedi 17 octobre et devrait durer 4 semaines. Seules les personnes avec des dérogations pourront sortir entre 21h et 6h. Les contrevenants sont passibles d’une amende de 135 euros.

Une manifestation brave le couvre-feu à Paris

Une manifestation brave le couvre-feu à Paris

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Une femme trans’ âgée de 38 ans est incarcérée à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses depuis plus de trois mois. Placée en détention provisoire, elle est poursuivie pour des faits de tentative d’homicide volontaire sur un homme qu’elle accuse de viol. Elle a été placée à l’isolement et elle est victime de transphobie de la part de l’administration pénitentiaire. Ses soutiens appellent à la solidarité pour l’aider à faire face à la situation. Une collecte de soutien a été mise en place ici et vous pouvez lui écrire en envoyant un mail à solidaritejennifer@riseup.net