Lundi 21 septembre, 7 personnes sont convoquées au commissariat, dont 5 pour une garde à vue, pour des faits supposés avoir été commis lors d’une initiative antifasciste en février dernier contre le Rassemblement National durant les élections municipales à Toulouse. De nombreuses organisations, dont le Secours Rouge Toulouse, appellent à un rassemblement de soutien lundi 21 septembre à 12h devant le commissariat central (métro Canal du midi).

L’événement Facebook

Mardi 15 septembre, 7 personnes ont été arrêtées à Toulouse et sont accusées d’avoir réalisé de nombreux tags, pochoirs et collé des affiches contre le capitalisme et le système pénal. Arrêtées et placées en garde à vue pendant 48H, elles ont été condamnées vendredi 18 septembre à deux mois de prison ferme avec maintien en détention à la maison d’arrêt de Seysses. Les chefs d’inculpation invoqués sont : dégradation aggravée en réunion, identité imaginaire et refus de signalétique et d’ADN. Une autre personne a également été interpellée à l’issue du procès pour « outrage à magistrat ».

une des affiches placardées

Le Dr Issam Hijjawi Bassalat et des prisonniers républicains irlandais ont entamé une grève de la faim le 16 septembre pour protester contre l’isolement du Dr Hijjawi Bassalat par les autorités pénitentiaires. Le Dr Hijjawi Bassalat, qui est un éminent représentant de la communauté palestinienne en Écosse, a été arrêté avec neuf républicains irlandais dans une opération qui a mobilisé le MI5 britannique, la Gardaí irlandaise, la police écossaise, la police métropolitaine de Londres et plus de 500 agents du service de police d’Irlande du Nord (PSNI). Cette «Opération Arbacia» visait officiellement la New IRA.

Le Dr Issam Hijjawi Bassalat, âgé de 62 ans, a entamé sa grève de la faim le 16 septembre, alors qu’il était de nouveau contraint à l’isolement dans le module de Foyle House dans la prison de Maghaberry dans le nord de l’Irlande. Les prisonniers républicains irlandais ont immédiatement entamé une grève de la faim de solidarité pour soutenir Issam. Plus tôt dans la journée, la libération sous caution d’Issam a été refusée. Il va maintenant saisir la Haute Cour pour attendre son procès en liberté. Le Dr Issam Hijjawi Bassalat a plusieurs problèmes de santé et a subi une IRM cette semaine. Foyle House est une prison dangereuse, touchée par le Covid-19.

Le Dr Hijjawi Bassalat

Le réquisitoire a été prononcé au tribunal de Bolzano, fortifié pour l’occasion, contre les 63 anarchistes accusés d’avoir affronté les forces de police au col du Brenner, le 7 mai 2016, lors d’une manifestation contre le « mur anti-migrants » décrété par l’Autriche (voir notre article). Le procès, qui s’achemine donc vers sa conclusion, se déroule selon une procédure abrégée (acceptée par les accusés). Le procureur a requis de la prison ferme pour les 63 prévenus. Les chefs d’accusation les plus graves sont ceux de dévastation et de pillage. Les demandes d’emprisonnement vont de quelques mois à un maximum de dix ans. D’autres auditions suivront, réservées à la défense et aux débats, avant d’arriver au prononcé de la sentence dans les semaines à venir.

Les affrontements au col du Brenner

Le conflit social chez ABinBev se durcit à Liège. Des huissiers se sont présentés au domicile de travailleurs en grève pour signifier les astreintes. En l’absence des travailleurs, ce sont parfois les familles qui ont été confrontées aux huissiers. Pour rappel, les travailleurs ont débrayé à la suite de la détection d’un foyer de Covid au sein d’un département logistique. 10 travailleurs sont infectés. Pour l’avocat de la FGTB « c’est inédit de s’en prendre directement à des travailleurs qui manifestent leur désapprobation et qui affirment leurs revendications dans le cadre d’un conflit social; c’est tout-à-fait nouveau, ça démontre le mépris de la direction par rapport aux revendications des travailleurs et c’est particulièrement inquiétant ». La procédure est pourtant légale : la mission de l’huissier est de signifier la décision du tribunal aux personnes citées. Mais la plupart du temps, l’huissier se rend sur le site de grève pour remettre l’assignation en mains propres. Ce n’était pas le cas ici. Il est question d’astreintes de 2.500 euros par fait constaté. Une tentative de conciliation mardi s’est soldée par un échec.

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Mehmet Yalcin est originaire de la ville de Varto, au Kurdistan nord. Il avait été incarcéré en 2005 en Turquie, puis libéré en attente de son procès instruit pour fait de « propagande en faveur d’une organisation terroriste ». Des procès qui se terminent immanquablement par de lourdes condamnations. C’est pourquoi Mehmet Yalcin, à ce moment-là, a choisi la voie de l’exil et arrive en France, à Bordeaux, en 2006 avec son épouse et ses trois enfants. Malgré ses demandes d’asile, il n’a eu de cesse de subir le harcèlement des autorités françaises et plus particulièrement de la préfecture de la Gironde. Alors qu’il devait être expulsé le 28 août dernier et se trouvait dans un centre de rétention, à Bordeaux, le tribunal administratif de cette ville ordonne sa libération, considérant que Mehmet ayant fait une nouvelle demande d’asile, son maintien en rétention était illégal. La préfecture devait alors lui délivrer une attestation de demande d’asile lui donnant le droit de rester sur le territoire jusqu’à ce que la Cour nationale des droits d’asile (CNDA) rende son avis. En lieu et place, il reçoit une assignation à résidence. Une décision préfectorale là encore cassée par le tribunal administratif.

Depuis le 13 août, Mehmet Yalcin se trouvait donc chez lui, attendant la fin de la procédure du CNDA. Jusqu’à ce que ce mardi 15 septembre, à 6 heures du matin, une vingtaine de policiers ne viennent l’appréhender. La raison officielle était un entretien administratif. En réalité, une fois au commissariat de l’aéroport de Mérignac et un interrogatoire sur sa situation administrative et son droit de séjour, il a été transféré, en voiture, jusqu’au centre de rétention du Mesnil-Amelot, près de l’aéroport de Roissy, en région parisienne. Aucune procédure n’a été respectée et personne n’avait plus la trace de Mehmet Yalcin: ni ses défenseurs, ni les organisations qui s’occupent des demandeurs d’asile et encore moins sa famille. Il a été expulsé par un vol vers Istanbul où la police d’Erdogan l’attendait.

Mehmet Yalcin

 

Le 26 septembre, lors de son prochain Conseil, la Zone de police Midi va voter son budget 2020, alors qu’elle devrait voter son budget 2021. Le Conseil de police est composé de 26 conseillers communaux (14 d’Anderlecht, 6 de St-Gilles et 6 de Forest).  Cet énorme retard s’explique par une mésentente au sein de la zone entre le politique et la direction, ainsi que par une désorganisation profonde. Régulièrement secouées par des scandales et notamment par les violences de sa brigade UNEUS, la zone traine un lourd héritage de gestion financière désastreuse (voir notre dossier).

Logo de la police zone midi

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Jeudi 17 septembre, une journée de grève et de mobilisation a lieu partout en France contre la précarité et les licenciements. À Toulouse, une manifestation intersyndicale est prévue dès 10H au départ de la place Arnaud Bernard. Par ailleurs, une rencontre de travailleurs syndiqués et non-syndiqués de l’aéronautique est organisée l’après-midi dès 14H à la Bourse du travail (place Saint-Sernin) pour préparer la riposte face aux annonces de restructurations et de licenciements dans le secteur.

À l’appel de la communauté kurde de Toulouse, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées pour exiger la libération d’Abdullah Ocalan et celle de tou·te·s les prisonniers politiques de Turquie. À cette occasion, le Secours Rouge Toulouse a rappelé sa solidarité avec le mouvement kurde et a affirmé son soutien à l’Ezilenlerin Sosyalist Partisi qui fait face à la répression de l’Etat fasciste turc (voir notre article).

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Minsk pour protester contre le président Alexandre Loukachenko, dimanche 13 septembre. L’opposition fait descendre chaque week-end plus de 100.000 personnes dans les rues de la capitale, depuis la présidentielle du 9 août. Elle a une nouvelle fois fait face dimanche à un déploiement massif des forces de sécurité, équipées de blindés et de canons à eau, notamment devant la présidence, l’un des lieux du rassemblement.  Dès les premiers moments du défilé, intitulé « Marche des héros » en référence aux victimes de la répression, la police a annoncé avoir procédé à l’arrestation d’« environ 250 personnes ». Le week-end précédent, plus de 600 personnes avaient été arrêtées en marge d’un rassemblement à Minsk et dans d’autres villes. Plusieurs dizaines de femmes, participant à une marche féminine, ont par ailleurs été brutalement arrêtées samedi 12 septembre.

Répression ce dimanche à Minsk

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