Karim Ben Aïssa, un gardien de la paix de la commune de Molenbeek fait l’objet d’une procédure de licenciement pour avoir publié sur sa page Facebook des articles questionnant les politiques gouvernementales liées à la gestion du Coronavirus (port généralisé du masque, lockdown, etc). Karim Ben Aïssa est membre du PTB, délégué syndical et président de la section locale de la CGSP. Cette dernière s’est réunie hier matin devant la maison communale de Molenbeek pour le  soutenir.

La CGSP s'est réunie devant la maison communale de Molenbeek pour soutenir Karim Ben Aïssa

La CGSP s’est réunie devant la maison communale de Molenbeek pour soutenir Karim Ben Aïssa

Des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Parlement bulgare dans la capitale Sofia mercredi 3 septembre pour protester contre la corruption et demander la démission du Premier ministre Boïko Borissov. Il s’agit de l’une des plus importantes manifestations depuis le début du mouvement de contestation, début juillet. Les tensions se sont exacerbées en fin de soirée et des échauffourées ont eu lieu entre quelques manifestants et les forces de l’ordre. Face aux jets de pétards et cocktails Molotov, la police a fait usage de canons à eau et déployé un périmètre de sécurité devant le Parlement. La police a indiqué avoir procédé à une soixantaine d’arrestations.

Devant le parlement à Sofia

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Licenciement d’un conseiller Pôle Emploi et d’un gréviste de la SNCF en juillet, déplacement d’office d’un inspecteur du travail et révocation d’un gréviste de la RATP en août, conseils de discipline de grévistes de l’Éducation nationale ou de la Poste à la rentrée, jusqu’à des mises à pied voire des licenciements dans la Santé en pleine épidémie… depuis quelques mois, la répression anti-syndicale va fort en France. Face à cette offensive patronale et gouvernementale, une dizaine de comités de soutien ont décidé de s’unir et d’appeler à un meeting interprofessionnel contre la répression. Il s’agit des comités et campagnes de soutien de : Anthony Smith (responsable syndical à l’inspection du travail), Alexandre El Gamal (RATP), Éric Bezou (SNCF), Yann Gaudin (Pôle Emploi), Les 3 de Melle (Éducation), Les infirmiers du Rouvray (Hôpital), Anissa Amini (EHPAD), Vincent Fournier (La Poste), Gaël Quirante (La Poste), Roga et Victor (Université).

Ce meeting se tiendra mercredi 16 septembre à 19H30 à Paris, à l’Annexe de la Bourse du Travail de Paris (salle Hénaff), 29 bd du Temple, Paris 3e (métro République).
Au vu des restrictions de capacité de la salle dues au contexte sanitaire, une retransmission en live est prévue sur Facebook.

La grève à l’hôpital de Rouvray, près de Rouen

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Unai Etxebarria, un gardien du club Granada CF avait porté, durant un match, un T-shirt soutenant les huit jeunes originaires d’Altsasu au Pays Basque. Ces derniers avaient été condamnés à des peines de prison allant de 2 à 13 ans de prison suite à une rixe impliquant deux membres de la Guardia Civil en octobre 2016 (voir notre article). Cette marque de soutien avait déclenché une campagne de l’extrême-droite à laquelle le club avait réagi en ouvrant une procédure disciplinaire contre Unai Etxebarria. Cette procédure a mené, il y a quelque jour, à son licenciement. En réaction, 200 personnes se sont réunies, dimanche à l’appel du collectif Gu Ere Bai! en soutien à Unai Etxebarria dans sa ville natale de Getxo, au nord de Bilbao.

Unai Etxebarria avec le T-shirt soutenant les huit jeunes originaires d’Altsasu

Un ingénieur du Centre national d’études spatiales (Cnes) a été licencié après s’être vu reprocher par la DGSI des contacts avec « l’ultragauche » en 2010 et 2017. Cet ingénieur a été embauché en CDD en décembre 2017 chez un sous-traitant du Cnes et a obtenu dans la foulée l’autorisation d’accéder à la zone à régime restrictif (ZRR), où sont traitées des données sensibles. Il a ensuite signé un CDI en avril 2019, et c’est à ce moment qu’une enquête administrative a été menée, comme la loi le prévoit, pour vérifier que son « comportement […] n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées ». Un avis défavorable a été rendu. Le salarié s’est d’abord vu refuser l’accès à la zone à régime restrictif du Cnes après une alerte de la DGSI, avant d’être licencié. La note blanche de la DGSI qui l’avait condamné, mentionnait seulement qu’il « est connu de la DGSI pour être apparu en 2010 et 2017 en relation avec la mouvance de l’ultragauche radicale ». La DGSI traque ainsi la gauche révolutionnaire jusque dans la communauté scientifique.

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Lundi 31 août au matin, la police de Hambourg a mené plusieurs perquisitions chez des membres du Roter Aufbau Hamburg. Des membres des unités spéciales (Spezialeinsatzkommando, SEK) étaient présents et sortaient les gens du lit avec leurs fusils mitrailleurs. En outre, le magasin de gauche « Lüttje Lüüd » a été perquisitionné. Tous les appareils informatiques et les notes ont été saisies, ainsi que des vêtements individuels. L’article 129 du code pénal permet des méthodes d’enquêtes basée sur l’espionnage. Cette article mène rarement à une mise en accusation, et il semble que l’espionnage du Roter Aufbau soit le but réel de cette enquête. Ces perquisitions interviennent dans le cadre d’une enquête dans lequel le groupe est accusé de formation d’une organisation criminelle. On dénombre au total 28 perquisitions ayant impliqué 200 policiers. Par ailleurs 22 personnes sont visées par l’enquête. Une manifestation, rassemblant 500 personnes, s’est déroulée le soir même pour protester contre ces raids policiers.
Perquisitions contre des militant·es de Roter Aufbau à Hambourg

Perquisitions contre des militant·es de Roter Aufbau à Hambourg

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Une soixantaine de proches de détenus ont manifesté ce samedi 29 août devant la prison de Saint-Gilles pour demander à pouvoir à nouveau avoir des contacts physiques avec les membres de leur famille ou leurs amis. Ces contacts sont interdits en raison des mesures visant à lutter contre la propagation du coronavirus. Les visites ne sont autorisées que derrière un plexiglas, et les visiteurs doivent crier pour nous faire entendre. Les proches de détenus demandent un retour à des visites « normales » ainsi que la possibilité de contacts physiques sur présentation d’un certificat médical prouvant que le visiteur est négatif.  Il a été proposé à plusieurs reprises que les détenus soient placés en quarantaine après une visite avec contact physique, mais aucune réaction n’a suivi ni du ministère de la Justice ni des autorités pénitentiaires. Rien ne bouge pour les prisonniers et leurs visiteurs alors que les gardiens continuent de faire des allers-retours entre leur domicile et la prison, touchent les détenus sans gants et entrent dans les cellules. De plus, de nombreux gardiens ne portent pas de masque.

Devant la prison de St-Gilles

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Les tensions s’intensifient dans le nord-ouest de la Bosnie après que les autorités locales aient lancé une répression généralisée contre des milliers de migrants bloqués dans la région. La police a mis en place des barrages routiers pour empêcher l’arrivée d’un plus grand nombre de nouveaux arrivants à destination de l’Europe. Les autorités de la région de Krajina en Bosnie, qui borde la Croatie, membre de l’Union européenne, ont envoyé des forces spéciales de la police mercredi 26 août au soir dans un camp de migrants géré par l’ONU près de la ville de Bihac, pour réprimé une manifestation déclenchée le passage à tabac d’un migrant par la police. Les agents ont tiré plusieurs coups de semonce en l’air. Plusieurs manifestants ont été blessés. Un milliers de migrants vivent dans ce camp.

Le camp de Bihac

 

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Hier, mardi 25 août, plusieurs vitres de l’ambassade de Biélorussie à Parie ont été brisées, et des bouteilles de peintures ont été lancées contre la façade. Le communiqué indique qu’il s’agit d’un action solidaire des manifestants en lutte en Biélorussie et qui sont confronté à la répression. Le communiqué appelle aussi à la libération des anarchistes Alexander Frantskevich, Akihiro Khanada et Nikita Yemelyano emprisonnés par le régime de Loukachenko (voir notre article).
Lire le communiqué

L'ambassade de Biélorussie à Paris

L’ambassade de Biélorussie à Paris

La Cour d’Appel de Londres devait se prononcer sur la plainte du militant pour les droits civiques Ed Bridges, qui reproche à la police galloise d’utiliser depuis 2017 une technologie de reconnaissance faciale selon lui discriminatoire et contraire aux lois sur la protection de la vie privée. Il s’était vu scanner le visage à Cardiff à deux reprises (lorsqu’il faisait ses courses de Noël en 2017 puis lors d’une manifestation en 2018) par la technologie de reconnaissance faciale automatique AFR Locate (voir notre article).

Après avoir été débouté plusieurs fois, le plaignant a obtenu gain de cause le 11 août, les juges estimant que l’utilisation de la reconnaissance faciale n’était pas suffisamment encadrée, sans remettre en cause en soi le recours à la technologie. «Trop (de choses) sont laissées à l’appréciation de chaque officier de police», ont considéré les juges, soulignant qu’il n’existait pas d’indications claires sur les endroits où cette technologie pouvait être utilisée et sur qui pouvait être mis sur la «liste de surveillance». Ils ont reproché à la police galloise de ne pas avoir fait tout son possible pour vérifier que le logiciel ne présentait pas de biais racistes ou sexistes, et de ne pas avoir correctement évalué l’impact de cette technologie sur la protection des données. La police galloise a elle fait savoir qu’elle ne ferait pas appel.

En médaillon: Ed Bridges