Ce matin du mardi 25 août une banderole de solidarité avec Nikos Mazotis et Pola Roupa a été hissée en surplomb du skatepark de Bruxelles. Ces prisonniers anarchistes de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » ont été transférés en mars dernier dans les prisons de Domokos et de Thiva. Ils ont été transférés parce qu’ils menaient une lutte pour la protection des prisonniers contre le Covid-19. En avril dernier, Pola a participé à une révolte dans les prisons de Thiva lorsque des détenues pour protester contre la mort d’une prisonnière dont on avait refusé le transfert à l’hôpital, un fait courant dans les prisons grecques.

En septembre, Pola Roupa comparaîtra devant la cour d’appel pour le détournement de l’hélicoptère dans le cadre du plan d’évasion de prisonniers révolutionnaires, ainsi que pour l’expropriation de deux expropriations de banque pour financer la clandestinité. Toujours en novembre, commencera le procès d’appel pour l’attaque contre la Banque de Grèce et le siège du FMI à Athènes. Ces procès seront les derniers contre les membres de “Lutte Révolutionnaire”.

Action solidaire à Bruxelles

Le chef du renseignement militaire danois (Forsvarets Efterretningstjeneste, FE), Lars Findsen, a été suspendu de ses fonctions, a annoncé lundi 24 août le ministère de la Défense, après la publication d’un audit soupçonnant ses services de rétention d’informations ou encore de surveillance illégale. L’audit, conduit par l’organe de contrôle des services du FE, indique que ces derniers auraient «caché des informations essentielles et cruciales pour la supervision et fourni à l’Autorité des informations incorrectes» sur des questions relatives à la collecte et la divulgation d’informations entre 2014 et 2020. Le FE aurait également obtenu de manière «non autorisée» des informations sur des citoyens danois et «n’a pas suivi ni enquêté davantage sur des indications d’espionnage». Outre Lars Findsen, à la tête du renseignement militaire danois depuis 2015, deux hauts responsables sont suspendus de leur fonction dans cette affaire.

 

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Dimanche 23 août, des militants des Jeunesses Révolutionnaires de Saint-Étienne se sont rendus devant le consulat irlandais à Lyon pour distribuer des tracts et poser une banderole en soutien à la campagne #KEEPLIAMHOME qui vise à empêcher l’extradition de Liam Campbell. Il s’agit d’un ancien membre du conseil de l’IRA Véritable, qui a été emprisonné pendant 8 huit ans pour appartenance à cette organisation. En mai 2009, il a été arrêté à la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt européen à la demande des autorités lituaniennes, où il était recherché dans le cadre d’une enquête sur du trafic d’armes. Notons qu’il n’a jamais mis les pied dans ce pays (voir notre article).

Action devant le consulat irlandais à Lyon contre l'extradition de Liam Campbell

Action devant le consulat irlandais à Lyon contre l’extradition de Liam Campbell

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250 personnes ont manifesté hier à Saint-Gilles, contre les violences policières et notamment celles qui ont visé 3 femmes samedi 15 août sur le Parvis Saint-Gilles, (voir notre article) ainsi que pour la dissolution de la brigade Uneus qui faisait déjà régulièrement l’actualité pour ses interventions brutales et racistes, avant d’y ajouter des violences et insultes sexistes lors de l’intervention du 15 août. La manifestation est passée par le Parvis et par le commissariat de la brigade Uneus qui s’y situe avant de remonter vers la Maison Communale, puis la prison de Saint-Gilles et le domicile du bourgmestre Charles Piqué. Parmi les slogans : « Uneus au feu, Piqué au milieu », « Police fasciste, commune complice », « Fortes, fières, féministes, radicales et en colère », « Police fédérale, milice patriarcale », « Tout le monde déteste la police », « Piqué nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste déter’ pour bloquer le Parvis ». Pour plus d’info sur Uneus, voir notre dossier « Uneus et la Zone-Midi ».

Une personne a été arrêtée, auditionnée puis libérée dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à la caserne de gendarmerie de Meylan. Le 31 octobre 2017, l’enceinte du parking de la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, avait été cisaillé et quatre voitures des gendarmes avaient été incendiées (lire le communiqué ici). La personne a été arrêtée dans la rue à Gaillac (81) ce samedi 15 août. C’était une opération ciblée, suite à un mandat de recherche délivré en janvier 2020 par le parquet de Grenoble. Elle a été mise en garde à vue à Gaillac et auditionnée sur son appartenance supposée au milieu féministe et anarchiste, sur l’utilisation de son téléphone/ses déplacements (bornage téléphonique), sur ses fréquentations et notamment ses liens avec la personne mise en examen pour l’incendie à la caserne Jourdan à Limoges. La personne est ressortie libre moins de 24h après en ayant rien déclaré, sans garanties de représentation et peut-être des suites pour refus de prélèvement biologique, empreintes, photos.

L'incendie de Meylan

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Le PSNI (police de l’Irlande du Nord) et la Gardaí (police de la République d’Irlande) ont mené cette semaine une opération transfrontalière officiellement pour combattre les activités de la nouvelle IRA. Les policiers du PSNI ont procédé le 189 août à neuf arrestations dans le Nord, en vertu de la loi sur le terrorisme. Il s’agit de 7 hommes et 2 femmes, âgés de 26 à 50 ans, parmi lesquels huit membres du Parti Socialiste Républicain Révolutionnaire Irlandais, Saoradh. En République d’Irlande, la Garda a également effectué un certain nombre de perquisitions à l’appui de l’opération. Ces perquisitions ont été effectuées à Dublin, Laois, Cork et Kerry. Les détectives de l’unité d’enquête sur le terrorisme du PSNI ont obtenu du tribunal 72 heures supplémentaires de détention à partir de 5h00 du matin le jeudi 20 août pour interroger les personnes arrêtées et détenues au Musgrave Serious Crime Suite. Une nouvelle opération a enfin eu lieu ce vendredi 21 août: la PSNI a perquisitionné quatre locaux du Saoradh à Belfast, Dungannon, Newry et Derry.

La pPerquisition au local de Saoradh à Belfast

 

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Le matin du lundi 17 août 2020 le squat Terra Incognita a été expulsé par la police à Thessalonique. Les policiers ont envahi le bâtiment et durant plusieurs heures ils ont effectué des enquêtes, en confisquant du matériel. Quelques jours plus tard, le squat reste toujours ouvert. Depuis plus de 16 ans le squat Terra Incognita constitue à Thessalonique le point de lutte et de rencontre de centaines des militants-es de la base sociale. A travers plusieurs actions, interventions, débats, manifestations et affrontements contre les violences d’Etat, le squat se trouve toujours présent dans les luttes contre les intérêts du capitalisme monopoliste, contre le fascisme et le patriarcat, contre toutes les formes de discriminations et de spécisme. Les occupants appellent « les forces révolutionnaires qui luttent dans tous les coins de la terre de rejoindre leurs actions et leurs paroles avec les nôtres, afin de transformer le mois d’octobre, en mois de soutien et de solidarité non seulement à Terra Incognita mais à tous les espaces occupés, menaces par la répression d’Etat ».

Lire le texte de l’appel

Terra incognita

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Aux dernières heures de ce samedi 15 août, trois jeunes femmes, (Anna, Mandy et Inaa), qui se faisaient harceler par un homme aux alentours de la terrasse de la Brasserie Verschueren ont été prises à partie par des agents de la brigade spéciale Uneus. Ignorant pratiquement le harceleur, les policiers ont réagi violemment envers les trois jeunes filles, prétextant le non-port du masque, la commissaire prenant même l’une d’elle à la gorge pour la plaquer contre le mur. Les trois femmes ont été blessées, et des vidéos relevées sur Facebook laissent entendre les agents de la Brigade Uneus traiter les jeunes femmes « d’hystériques » ou menacer un passant qui filme la scène « de lui faire bouffer son truc ». Au Commissariat, les insultes se poursuivent de la part de la commissaire, « En même, temps avec des tenues comme ça, il ne faut pas s’étonner« . Bilan : lésions au coup et contusion à l’épaule pour Mandy et le poignet cassé pour Inaa. Deux autres jeunes hommes qui tentaient de filmer la scène ont été inquiétés : le premier s’est vu saisir et jeter son téléphone au sol (vidéo), le second a été poursuivi jusque chez lui puis ramené au commissariat où un policier lui a écrasé les parties intimes afin de le forcer à supprimer la vidéo, il n’a été libéré qu’au matin.

Quelques semaines seulement après la dernière interpellation communale à Saint-Gilles contre les violences de la Brigade Uneus, les tensions dans certains quartiers de Saint-Gilles sont très palpables.

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Des animations pour enfants en tenues anti-émeutes sont organisées par le gouvernement dans la ville de Mâcon. Des policiers sont, en effet, venus  y proposer des animations aux enfants, en leur mettant une tenue anti-émeutes, des boucliers et des matraques. La structure qui organise ce genre d’évènement s’appelle « RAID aventures », une association policière parrainée par le gouvernement. Sur son site, on peut lire que lors de « l’atelier « GTPI » (…) les policiers prennent le temps d’expliquer leur métier avec des démonstrations des gestes et techniques de protection et d’intervention, et des parcours d’obstacles en tenue de maintien de l’ordre ». Plus d’infos ici.

Des animations pour enfants simulant la répression des manifestant·es

Des animations pour enfants simulant la répression des manifestant·es

Ce jeudi 13 août à 23h, trois policiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC) du 20e arrondissement de Paris se sont présentés au Saint Sauveur et ont demandé à voir le responsable. Ils venaient faire signer un procès-verbal de notification. Après 15 ans d’existence et pour la deuxième fois en six mois, le Saint-Sauveur se voit donc imposer une nouvelle mesure de fermeture administrative d’une durée de deux semaines. Cette fermeture intervient après les neufs jours imposés en janvier dernier, après les presque trois mois de fermeture imposés parce que nécessaire par la crise sanitaire (voir notre article). Les prétendus motifs invoqués rendent responsable ce bar de tous ce qui se passe sur la place où il est situé. On leur reproche également d’avoir subi une attaque organisée par un groupe de fascistes armés de barres de fer, manches de pioche et gazeuses (voir notre article). Plus d’infos ici.

Le Saint-Sauveur

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