Le 18 février 2026, la Cour de Paris a examiné les dossiers de Zaid et Gino, deux militants antifascistes visés par des mandats d’arrêt européens émis respectivement par la Hongrie et l’Allemagne. La justice française avait déjà refusé une première demande d’extradition vers la Hongrie pour Gino en avril dernier (voir notre article). Concernant Gino, la Cour exige des compléments d’enquête auprès des autorités allemandes pour vérifier l’indépendance de la procédure vis-à-vis d’une éventuelle ingérence hongroise. Les délibérés et prochaines audiences ont été fixés au 18 mars 2026.

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Six hommes âgés de 20 à 26 ans ont été mis en examen pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs » après la mort du militant fasciste Quentin Deranque, à la suite d’un guet-apens organisé par des fascistes et d’affrontements avec des antifascistes le 12 février à Lyon (voir notre article). Une septième personne est poursuivie pour « complicité d’homicide volontaire » ainsi que pour les mêmes qualifications connexes. Six des suspects ont été placés en détention provisoire et le septième sous contrôle judiciaire, avec interdiction de manifester et de paraître à Lyon. Plusieurs reconnaissent leur présence sur les lieux et certains admettent avoir porté des coups, tout en contestant toute intention de tuer. Deux d’entre eux n’ont fait aucune déclaration. Les quatre autres personnes interpellées (3 femmes et 1 homme) ont été libérées jeudi après-midi. Elles ont été entendues pour « recel de malfaiteurs ».

Une marche d’hommage au militant néonazi est prévue le 21 février à Lyon, sous haute sécurité, le ministre de l’Intérieur n’ayant pas demandé son interdiction. Mardi 17 février, une minute de silence a également été rendue à l’Assemblée nationale, avec la validation de l’ensemble des groupes parlementaires de gauche. Depuis, plusieurs rassemblements de militants fascistes locaux ont été interdits, comme à Toulouse, où une quinzaine de nervis ont multiplié les agressions en marge de l’initiative interdite, entraînant le placement en garde à vue de quatre personnes qui dénonçaient leur présence. À Brest, des dizaines de contrôles d’identité ont eu lieu après l’interdiction d’une manifestation antifasciste par la préfecture. À Nantes, des contre-manifestants lors d’un hommage au militant ont été nassés, certains ont été arrêtés et frappés par la police.

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À Paris, le 17 février 2026, une manifestation a eu lieu place de Châtelet pour dénoncer la répression des socialistes et militants de l’ESP (Parti Socialiste des Opprimés) et différentes organisations en Turquie. Organisée par Young Struggle, ACTIT, ZORA, le Sosyalist Kadınlar Birliği ou encore AVEG-KON, l’action a rassemblé plusieurs organisations européennes et turques. Les participants ont appelé à la solidarité internationale et à la libération de tous les socialistes récemment emprisonnés dans le cadre d’une vaste opération politique contre la gauche révolutionnaire (voir notre article).

À Vienne, le 3 février, une autre mobilisation a été organisée en soutien à l’ESP et à différentes organisations révolutionnaires, soulignant l’importance de la solidarité internationale face à la répression politique et la criminalisation des luttes socialistes et féministes en Turquie et au Kurdistan. Les manifestants ont réclamé la libération immédiate des prisonniers et ont insisté sur l’unité des mouvements progressistes face aux attaques d’État.

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Face à la surincarcération carcérale, avec plus de 600 détenus dormant à même le sol (voir notre article), le ministre de la Défense Theo Francken n’exclut pas le recours temporaire à l’armée pour soutenir le personnel pénitentiaire. La directrice générale de l’administration pénitentiaire, Mathilde Steenbergen, avait alerté sur la situation critique. Francken promet de consulter la ministre de la Justice Annelies Verlinden, tout en soulignant que la Défense est déjà très sollicitée.

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À Paris, le 17 février 2026, Amandine G., policière, a été condamnée pour avoir filmé les violences commises par sa collègue Mathilde C. dans les sous-sols du tribunal judiciaire en juin 2022, mais a été dispensée de peine. Mathilde C., filmée en train de frapper un détenu, a vu les faits classés sans suite et a reçu un simple blâme pour d’autres violences. La collègue Sandra R., poursuivie pour recel, a été relaxée.

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Le 18 février 2026, les autorités grecques ont rejeté la demande d’asile de Yannis Vasilis Yaylalı et ordonné son renvoi en Turquie, malgré la reconnaissance de persécutions et de tortures subies par le passé. Athènes estime qu’il pourrait retourner sans danger immédiat à Bafra, sa ville natale, en dépit de poursuites en cours contre lui, notamment d’un mandat d’arrêt.

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Au Royaume-Uni, le gouvernement dirigé par Keir Starmer prévoit d’imposer un contrôle d’âge pour l’utilisation des VPN afin d’empêcher les mineurs de contourner les restrictions d’accès aux réseaux sociaux. Cette initiative prolonge l’Online Safety Act, adoptée en 2023, qui impose aux plateformes un devoir de vigilance renforcé : vérification d’âge pour les contenus pornographiques, réduction des contenus illégaux ou préjudiciables aux mineurs, et lourdes sanctions en cas de manquement. La mise en œuvre de cette loi est confiée à Ofcom, l’autorité indépendante de régulation des communications au Royaume-Uni. Ofcom supervise les télécommunications, l’audiovisuel, les services postaux et, depuis l’Online Safety Act, les grandes plateformes en ligne. Elle peut infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise et, en dernier recours, demander le blocage d’un service non conforme. Le nouveau projet de loi sur le bien-être des enfants et l’école pourrait aller plus loin en fixant un âge minimum légal pour les réseaux sociaux, en limitant certaines fonctionnalités jugées « addictives » et en restreignant l’accès aux VPN pour les moins de 16 ans. Des fournisseurs de VPN comme Mullvad estiment qu’un contrôle d’âge reviendrait en pratique à une vérification d’identité généralisée, avec des risques pour la vie privée et la protection des journalistes, lanceurs d’alerte ou militants.

En France, les agents de sûreté de la SNCF et de la RATP pourront porter des pistolets à impulsions électriques, dits Tasers, à titre expérimental pendant trois ans, selon un décret publié au Journal officiel. Environ 10 % des agents, soit 300 à 400 policiers ferroviaires, seront concernés dans un premier temps. Le port de cette arme dite « non létale » sera soumis à une autorisation préfectorale individuelle, après formation obligatoire et continue. Une évaluation du dispositif sera réalisée à l’issue de l’expérimentation. Bien que qualifié d’arme intermédiaire, le Taser a déjà été associé à des cas de blessures graves et de décès, ce qui suscite des inquiétudes quant aux conséquences d’un tel dispositif. Une évaluation est prévue à l’issue de l’expérimentation.

A l’occasion de la soirée co-organisée par le Secours Rouge Toulouse et l’AFA Tolosa le 14 janvier dernier, le militant antifasciste Zaid revient sur son parcours et le sens de son engagement révolutionnaire. Mercredi 18 février, les antifas Gino et Zaid comparaîtront devant la Cour d’Appel de Paris pour statuer sur les demandes d’extradition : la Hongrie réclame Zaid, tandis que l’Allemagne demande Gino, malgré le refus de la justice française d’appliquer le mandat d’arrêt hongrois l’an dernier (voir notre article).