Des heurts violents ont encore éclaté ce mardi entre les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et les forces de l’ordre qui ont entamé la destruction de lieux de vie ou de projets agricoles, parfois implantés de longue date sur le site. Dix gendarmes et une trentaine d’opposants ont été blessés, dont deux blessés graves hospitalisés.

Les heurts ont commencé vers 07H30, un peu plus d’une heure après la reprise des opérations. Les gendarmes ont lancé plusieurs grenades assourdissantes et tiré des gaz lacrymogènes. Les opposants ont répondu par des jets de projectiles, des cocktails Molotov et des tirs de fusées. Les gendarmes ont tiré avec des lanceurs de balle de défense. En début de soirée, des affrontements continuaient encore près de la D281, aux Fosses noires. L’objectif annoncé pour les forces de l’ordre est de 30 à 40 sites à démanteler. Avec les deux nouveaux lieux évacués ce mardi, le nombre total des sites évacués est de 16. Sur ces 16 sites, 15 ont été démolis, dont neuf aujourd’hui.

Poursuite des affrontements à la ZAD

Poursuite des affrontements à la ZAD

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La garde civile espagnole a arrêté, ce mardi, une membre des CDR pour terrorisme, sédition et rébellion. Il s’agit d’une femme accusée d’avoir saboté des péages et bloqué des routes. Par ailleurs, elle avait réalisé un manuel audio expliquant comment réaliser ce type d’actions.

En parallèle les Mossos (la police catalane) ont arrêté six autres membres des CDR qui avaient manifesté devant le parlement catalan le 30 janvier (le jour prévu pour l’investiture de Carles Puigdemont) pour attaque contre des agents dépositaires de l’autorité publique, troubles de l’ordre public et désobéissance.

Les CDR (comité de défense de la république) sont des assemblées de quartier formés initialement pour défendre la tenue d’un référendum d’autodétermination interdit du 1er octobre. Ils mènent depuis octobre des actions pour défendre l’indépendance de la Catalogne (voir notre article).

Police vs manifestants à Barcelone

Police vs manifestants à Barcelone

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Quelque 400 manifestants ont répondu à l’appel de la gauche révolutionnaire à manifester contre contre l’intervention turque à Afrin et contre les exportations d’armes suisses. Après avoir fait un aller-retour de la gare vers la Place fédérale, le défilé a été encerclé par la police à la hauteur de l’église du Saint-Esprit. Les manifestants, équipés notamment de torches et d’engins pyrotechniques, avaient commencé à sprayer des façades. Les forces de l’ordre ont fait usage de balles en caoutchouc et procédé à des interpellations. Au total, les policiers ont contrôlé 239 personnes: 63 femmes, 136 hommes et 40 mineurs. Celles qui ont été embarquées au poste ont pu quitter les locaux de la police après enregistrement de leurs données personnelles.

Le début de la manifestation

Le début de la manifestation

À l’université de Lille 2, la police a gazé et matraqué les étudiants et cheminots (dont des enfants) rassemblés devant la faculté pour dénoncer les mauvaises conditions d’examen (pourtant maintenus), le manque de moyens, la répression dans les facultés et la loi Vidal, ainsi que celle du statut des cheminots.

Intervention policière à Lille 2

Intervention policière à Lille 2

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La faculté Paris-Nanterre a été le théâtre d’un important déploiement policier, ce lundi midi, après l’occupation d’un de ses bâtiments par des étudiants. Mobilisée contre la loi Vidal qui instaure une sélection à l’entrée de l’université, une trentaine d’entre eux s’est introduite, à 7 heures du matin, dans le bâtiment E avant de s’y barricader puis d’en gagner le toit. Les policiers des CRS et CSI (compagnies de sécurisation et d’intervention) ont investi le bâtiment vers 15 heures et procédé à sept arrestations.

L'intervention des CRS à Nanterre

L’intervention des CRS à Nanterre

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La police du canton de Zurich vient d’officialiser la location à l’armée de « Duro » blindés. Ces véhicules servant au transport de troupe peuvent résister aux éclats de grenades et autres attaques d’engins incendiaires. Une mitrailleuse lourde peut être montée en tourelle sur le toit. Plusieurs autres cantons ont déjà manifesté leur intention d’équiper leur police de ces véhicules pour faire face à la menace « terroriste ». La police du canton de Genève possède déjà des véhicules de combat léger de type « Piranha ». Ces deux modèles de blindés légers sont construits par l’entreprise d’armement suisse MOWAG.

Véhicule Duro

Véhicule Duro

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Des affrontements ont éclaté tôt ce lundi matin lors d’une vaste opération d’expulsions des occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les gendarmes mobiles déployés en nombre sur place ont tiré des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades assourdissantes et ont essuyé des jets de projectiles. Les accès principaux de la route D281 qui, barrée de chicanes, était devenue le symbole de l’occupation, ont été bloqués dans la nuit. La D281 est, à l’heure qu’il est, sur toute sa longueur, sous le contrôle des forces de l’ordre et les carcasses de voiture ont été repoussées sur les bas-côtés. Cette opération de grande ampleur, prévue sur plusieurs jours, mobilise au total quelque 2.500 militaires (dont 200 sont équipés de caméras pectorales). L’attaque du seul « Lama faché » a mobilisé 60 véhicules et deux blindés. Le bâtiment est en feu et il y a eu plusieurs arrestations. Les gendarmes empêchent les journalistes d’accéder au site.

Mise à jour: Un rassemblement de solidarité a été appelé à Bruxelles ce soir 18h, Place du Jeu de Balle.

Les zadistes sous un bombardement de gaz lacrymogènes

Les zadistes sous un bombardement de gaz lacrymogènes

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Des militants kurdes ont réussi peu après midi à pénétrer dans le hall d’accueil du bâtiment de l’Agora, qui abrite les services généraux du Conseil de l’Europe et où travaillent 600 personnes, occasionnant au passage des détériorations. Le même groupe avait essayé vainement quelques instants auparavant de pénétrer dans le bâtiment principal situé à une cinquantaine de mètres de là, le Palais de l’Europe. Les imposantes grilles extérieures donnant accès au parvis de l’Agora, installées à la suite de précédentes intrusion de militants kurdes en 2011 et 2012, étaient ouvertes. Les militants réclament la libération d’Abdullah Öcalan. Les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger une trentaine de personnes faisant une chaîne humaine sur le parvis du bâtiment. Un homme qui avait pénétré à l’intérieur du bâtiment et qui aurait commis des dégradations a été placé en garde à vue.

L'occupation de l'Agora à Strasbourg (Archive)

L’occupation de l’Agora à Strasbourg (Archive)

La village de Fraguas, dans la Sierra de Guadalajara, était tout à fait abandonné et envahi par la végétation. depuis quatre ans, le Colectivo Fraguas, un groupe de jeunes entre 19 et 30 ans, a investi le village pour en faire un projet communautaire. Ils a commencé le repeuplement de la municipalité, reconstruit quelques maisons, canalisé le cours d’eau, cultivé la terre et installé des panneaux solaires. Leur projet se finance par la vente de leur production.

La Junta de Castilla-La Mancha a trainé devant les tribunaux six jeunes occupants du village. Ceux sont exposés à des peines de quatre ans de prison chacun et des amendes cumulées de 30.000 euros pour « infractions à l’organisation du territoire », « dommages » et « usurpation de la forêt publique ». Ces poursuites on provoqué une levée de bouclier et des positionnements solidaires, y compris des anciens habitants de Fraguas.

Les nouveaux habitants de Fraguas

Les nouveaux habitants de Fraguas

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Ce n’est pas la première fois que nous parlons des méthodes d’espionnage anti-syndicale de la filiale française d’IKEA (voir cet article et cet article). Le 11 janvier dernier, le parquet de Versailles a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel d’IKEA France et de 15 personnes, soupçonnés d’avoir mis en place un vaste système d’espionnage de salariés et de clients de l’enseigne. La filiale française du géant suédois est soupçonnée d’avoir fliqué des salariés et des clients en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou leurs comptes en banque.

Selon des information publiée hier par FranceInfo, une des cibles de la direction était Adel Amara, ancien employé du magasin IKEA de Franconville (Val-d’Oise) et délégué syndical Force Ouvrière au niveau européen. A ce titre, il s’était trouvé à la tête de la grève historique d’IKEA en 2010. C’était la première grève en 15 ans, les travailleurs étant engagés au SMIC et ne voyant pas leur salaire bouger malgré des années de services et malgré les bénéfices énormes engrangés par la société. Adel Amara aurait alors fait l’objet d’une enquête réalisée par une société privée pendant deux ans. Une fausse caissière chargée d’espionner le syndicaliste aurait ainsi été engagée au magasin de Franconville.

La grève de 2010 chez IKEA

La grève de 2010 chez IKEA

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