Deux ans de prison avaient été requis le 24 novembre dernier contre les travailleurs de l’usine Goodyear de Amiens-Nord qui avaient séquestré leur DRH pendant 30h. Les peines ont été appliquées ce mardi: les 8 inculpés ont été condamnés à 24mois de prison (9 fermes et 15 de sursis).

Deux des inculpés ont également été inculpés pour « violence en réunion » mais n’ont pas écopé de peines supplémentaires. Les 6-7 janvier 2014, le DRH et le directeur de production de l’usine avaient été retenus par les ouvriers, quelques jours avant la fermeture de l’usine qui comptait 1.143 travailleurs.

Le DRH à sa libération

Le DRH à sa libération

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La Confédération des Immigrés Opprimés d’Europe (AvEG-Kon) et l’Union des Femmes Socialistes (SKB) tiendront une permanence de soutien à la résistance du peuple kurde contre l’agression turque.

Ces permanences auront lieu les 13-14-15 janvier de 10h à 16h à la Place du Luxembourg, à Bruxelles.

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Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier soir, samedi à Bilbao et à Bayonne, des deux côtés de la frontière franco-espagnole. Elles réclamaient « la fin de la dispersion » de plus de 400 détenus liés à ETA et leur rapprochement du Pays basque. A Bilbao, la ville la plus importante de la communauté autonome du Pays basque en Espagne, les manifestants étaient plus de 70.000. Dans le même temps, ils étaient près de 10.000 à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques.

Sur la banderole de tête du défilé à Bilbao, était écrit en basque et en castillan : « droits de l’homme, résolution et paix. Prisonniers basques au Pays basque ». Les familles de prisonniers ouvraient le défilé où a résonné le slogan « les détenus basques à la maison ». Plus de 400 prisonniers basques membres ou proches d’ETA sont dispersés dans 73 prisons en France comme en Espagne.

La manifestation de Bayonne

La manifestation de Bayonne

Plus de 10.000 personnes, en majorité kurdes, ont manifesté samedi à Paris pour réclamer justice trois ans jour pour jour après l’assassinat de Sakine Cansiz, 54 ans, une des fondatrices du PKK, Fidan Dogan, 28 ans, et Leyla Saylemez, 24 ans dans la capitale française et dénoncer les crimes du régime turc contre les Kurdes. La manifestation a eu lieu entre la gare du Nord et la place de la Bastille. A la fin de la manifestation, une très violente rixe a éclaté entre plusieurs manifestants et provocateur. Pour dégager celui-ci qui commençait à se faire rosser, des policiers sont intervenus et l’un d’eux a tirer à deux reprises en l’air pour éloigner les manifestants et exfiltrer le provocateur. Il n’y a pas eu d’interpellation.

La manifestation kurde à Paris

La manifestation kurde à Paris

Le film « Les trois histoires du Secours Rouge » projeté lors de l’exposition qui a eu lieu le mois dernier à Bruxelles est à présent en ligne sur Youtube, en anglais sous-titré français. Vous pouvez activer/désactiver les sous-titres à l’aide du bouton prévu par Youtube dans le coin inférieur droit de la vidéo.

Bon visionnage !

Exposition: Histoire du Secours Rouge

Exposition: Histoire du Secours Rouge

L’anarchiste Ilya Romanov avait été arrêté au petit matin du 26 octobre 2013 dans la ville de Nijni-Novgorod après l’explosion prématurée d’un engin artisanal qui a lui a coûté l’amputation de son poing gauche. Le procès qui avait commencé le 16 juin 2015 devant le tribunal local de Nijni-Novgorod, s’est poursuivi devant les juges du Tribunal Militaire, parce que la cible de cette attaque manqué était un bureau militaire. Le 6 août, après une vingtaine d’audiences, il était condamné à 10 ans de travaux forcés.

Ce verdict du procès d’appel vient de tomber: la peine a été réduite d’un an.
Les révolutionnaires russes ont commencé une campagne de récolte de fonds pour lui faire fabriquer une prothèse pour le bras. Il y a une option bon marché (en plastique) et une chère (bionique).

Ilya Romanov

Ilya Romanov

Samedi, une manifestation sur le périphérique nantais a réuni 20.000 personnes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre l’expulsion de 11 familles et quatre fermes qui devrait être entérinée ce mercredi 13 janvier par le tribunal de grande instance de Nantes.

Dans la soirée, plusieurs centaines de manifestants ont refusé de quitter le pont de Cheviré qu’ils bloquaient avec des tracteurs. 500 gendarmes et policiers les ont évacué à coups de gaz lacrymogènes. Les manifestants ont lancé des pierres et des cocktails Molotov. Fermé une grande partie de la journée de samedi et toute la nuit, le pont de Cheviré a finalement été rouvert à la circulation ce dimanche matin.

Sur le pont de Cheviné

Sur le pont de Cheviné


Notre-Dame-des-Landes : les manifestants délogés de la rocade nantaise

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Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement assassinées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan à Paris. De nombreux éléments de l’enquête, notamment un enregistrement sonore et un document écrit publiés sur internet un an après le crime, font apparaître que le meurtrier présumé, Ömer Güney, a agi pour le compte des services secrets turcs (MIT). Depuis le début de l’enquête, on observe la volonté des autorités turques et françaises d’étouffer l’affaire. En Turquie, une enquête a été ouverte au lendemain du crime mais, malgré une commission rogatoire internationale, aucune information n’a été partagée avec la justice française. Côté français, le gouvernement a refusé de lever le secret-défense sur les renseignements qui auraient pu permettre l’avancement dans l’enquête judiciaire.

La Coordination Nationale Solidarité Kurdistan et le Conseil démocratique Kurde en France, pour ne laisserons pas le meurtre de Sakine, Rojbîn et Leyla sombrer dans l’oubli, organise une manifestation pour demander à la France de déclassifier tous les renseignements pouvant permettre de faire la lumière sur ces crimes ; de tout mettre en œuvre pour en identifier, interpeller, juger les auteurs et les commanditaires ; de demander des comptes à la Turquie pour ces crimes.

Manifestation demain samedi 9 janvier 2016, à Paris, Gare du Nord, 10h

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Un rassemblement a eu lieu ce mercredi devant la résidence de l’ambassadeur de France à Bruxelles pour exiger la vérité et la justice sur l’assassinat de Fidan, Sakine et Leyla, trois militantes kurdes à Paris il y a juste un ans.

En raison des massacres incessant au Kurdistan, et particulièrement de l’assassinat par la contre-guérilla de trois militantes politiques connues dans le district de Silopi : Seve Demir, Fatma Uyar et Pakize Nayir, les manifestants ont improvisés un cortège et se sont rendus devant l’ambassade de Turquie. Les rassemblements des Kurdes et de la gauche révolutionnaire turque sont presque quotidiens ces derniers jours, il y a eu des manifestations à Liège, au siège de RTL-TVi etc.

Les militantes assassinées à Silopi

Les militantes assassinées à Silopi


Le rassemblement à Bruxelles

Le rassemblement à Bruxelles

Une action de grève paralyse pendant deux jours une grande partie du réseau ferroviaire. De nombreux métiers du rail sont représentés, qui luttent contre la diminution de la dotation de 3 milliards sur les 5 prochaines années et la réduction de 7000 emplois prévus par le groupe SNCB. A Bruxelles, des piquets de gréves ont bloqué le centre de signalisation à la gare du midi et les ateliers de Forest. Des groupes de grévistes (et de militants venus les soutenir) ont tenté, parfois avec succès, de bloquer à quai les trains qui transitaient par la gare à partir de 22h. Quelques (légers) incidents ont éclatés lors du blocage des trains. La police était présente en force, ainsi que les vigiles de la SNCB. Un huissier est venu pour constater les blocages (mais n’a pu prendre aucune identité) ainsi qu’un employé d’INFRABEL qui photographiait les grévistes.

A la gare du midi

A la gare du midi

EDIT: 11H00
Le piquet devant le dépôt atelier de Forest a été levé ce mercredi matin à la suite d’un constat d’huissier. Jusqu’à 07h, 7 trains sur 10 roulaient en Flandre et moins de 1 sur 10 en Wallonie.

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