Des milliers de personnes ont manifesté dans le centre d’Athènes à l’occasion du 7e anniversaire de la mort d’un manifestant de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, tué par un policier en 2008. Quelque 5.000 policiers étaient mobilisés dans la capitale pour éviter au maximum les affrontements, les stations de métro du centre-ville restant fermées. De violents affrontements ont éclatés en soirée. Des manifestants ont projeté des bombes incendiaires sur les policiers et mis le feu à des poubelles et des véhicules. Les forces de l’ordre ont répliqué en tirant des gaz lacrymogènes. 10 personnes ont été arrêtées.

Affrontements à Athènes

Affrontements à Athènes

Le ministère français de l’intérieur a collecté dans une note interne, datée du 1er décembre, la liste des mesures sécuritaires souhaitées par la police et de la gendarmerie dans le cadre de l’état d’urgence : on y trouve l’internement des fichés S, les fouilles des véhicules et bagages sans consentement, les contrôle d’identité sans justification, l’interdiction de TOR etc. Cette note, établie par la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ), évoque aussi effet la possibilité d’« interdire les connexions wifi libres et partagées » durant l’état d’urgence et carrément de supprimer « les connexions wifi publiques », sous peine de sanctions pénales !

 Interdiction du wifi public ?

Interdiction du wifi public ?

Environ 150 personnes se sont rassemblées, samedi entre 14H00 et 15H30, devant le cabinet du ministre de l’Intérieur à Bruxelles, pour protester contre la recrudescence de contrôles policiers violents liés à un profilage ethnique. Plusieurs associations se sont rassemblées et ont pris la parole pour parler des violences policières. Le cas de Montasser AlDe’emeh a plus particulièrement été mis en avant. Alors qu’il était à Bruxelles pour une audition au Parlement bruxellois en tant que chercheur et spécialiste de la radicalisation djihadiste, il a été victime d’un contrôle policier violent mardi dernier.

Le rassemblement à Bruxelles

Le rassemblement à Bruxelles

Mise à jour

Marco Camenisch emprisonné en Italie et en Suisse depuis 1991 et dont la peine devrait se terminer au plus tard en 2018 a été transféré dans une « prison ouverte » (où des congés pénitentiaires peuvent être octroyés). Voici sa nouvelle adresse pour lui écrire:

Marco Camenisch
PF 1
CH – 9465 Salez
(Switzerland)

Pour connaître l’histoire de Marco, voire la petite vidéo réalisée par le Secours Rouge de Belgique.

Affiche du SRI pour Marco Camenisch

Affiche du SRI pour Marco Camenisch

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Le 28 octobre, la justice espagnole a prolongé de deux ans la détention de Monica et Francisco. Arrêté le 13 novembre 2013, ils n’ont toujours pas été jugés. Si la détention provisoire est normalement limitée à deux ans, le code pénal espagnol permet à l’état d’allonger ce délai pour des « raisons spéciales ». Monica et Francisco sont accusés de participation à une organisation terroriste, de destruction et de conspiration. Ils ont récemment été transférés dans une prison dans les Asturies.

Mónica Caballero Sepúlveda
Francisco Solar Domínguez
C.P Villabona-Asturias
Finca Tabladiello s/n
33422 Villabona-Llanera
(Asturias) España/Spain

Francisco et Monica

Francisco et Monica

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La société américaine Yahoo a été condamnée définitivement pour ne pas avoir collaboré avec la justice belge. L’affaire remonte à 2007. Le parquet de Termonde avait demandé à Yahoo des renseignements dans le cadre d’un cas de fraude en ligne, via une adresse e-mail Yahoo. La société a refusé de livrer l’adresse IP aux enquêteurs, estimant que la demande devait être formulée via une requête d’entraide judiciaire internationale. Yahoo estimait qu’il était soumis aux règles américaines.

Finalement, Yahoo a été condamné en 2009 par le tribunal de Termonde. Le dossier a ensuite atterri devant les cours d’appel de Gand, Bruxelles et Anvers, en raison d’appels interjetés tantôt par Yahoo tantôt par le ministère public, et d’arrêts cassés par la Cour de cassation. Cette dernière a finalement confirmé mardi l’arrêt rendu par la cour d’appel d’Anvers, qui a condamné Yahoo. Une entreprise « qui fournit des mails en Belgique, participe à la vie économique (du pays) et doit se conformer aux règles belges », a jugé la Cour de cassation. L’amende de 44.000 euros pour non-coopération est donc définitive.

Le siège de Yahoo

Le siège de Yahoo

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Vers minuit et jusqu’à 05h00 environ cette nuit, plusieurs groupes de migrants ont tenté à plusieurs reprises de bloquer la circulation sur la rocade portuaire afin de s’introduire dans les poids lourds se dirigeant vers le port de Calais. Les forces de l’ordre sont intervenues, ce qui a provoqué des affrontements avec jets de pierres et tirs de gaz lacrymogènes. La rocade portuaire a été fermée toute la nuit. Elle a rouvert vers 08h00. Au cours de la nuit, 10 policiers auraient été légèrement blessés et deux voitures de police dégradées, ainsi qu’une dizaine de poids lourds.

Incidents à Calais (images des incidents de la semaine passée)

Incidents à Calais (images des incidents de la semaine passée)

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Fin 2014, à quelques jours des fêtes de fin d’année, des employés de l’usine Solvay à La Rochelle avaient vu leur contrat de travail suspendu par la direction. Après un premier passage devant le conseil des prud’hommes, qui leur a donné raison sur la forme, à savoir que l’arrêt de l’atelier décidé par l’employeur était irrégulier, les 53 salariés avaient à nouveau rendez-vous ce mercredi matin devant les juges du travail. Ils demandaient cette fois que leur employeur soit jugé pour une violation du droit de grève. Le conseil rendra sa décision le 10 février.

Hier mercredi, devant le conseil des prud'hommes, à La Rochelle.

Hier mercredi, devant le conseil des prud’hommes, à La Rochelle.

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Le gouvernement français prépare une modification de la Constitution pour permettre l’instauration de l’état d’urgence pendant une durée maximale de six mois. Un avant-projet de loi en ce sens a été transmis cette semaine au Conseil d’Etat. Cette réforme constitutionnelle vise notamment à instaurer un « régime civil de crise » afin d’agir « contre le terrorisme de guerre ». L’état d’urgence permet aux autorités d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules, d’instituer des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé et d’interdire le séjour dans une zone géographique « à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». En vertu de ce régime, plus de 2.000 perquisitions ont été opérées depuis le 13 novembre sans l’aval d’un juge, et plus de 300 assignations à résidence prononcées.

L’exécutif veut aussi inscrire dans la Constitution la possibilité de déchoir de la nationalité française les binationaux condamnés pour acte de terrorisme. Une loi, très peu utilisée, permet déjà de déchoir de la nationalité un binational né Français, quand celui-ci « se comporte en fait comme le national d’un pays étranger ».

État d'urgence en France

État d’urgence en France

La justice espagnole a ouvert aujourd’hui le grand procès, plusieurs fois reporté, de 35 militants de la gauche indépendantistes basques – dont deux de nationalité françaises – accusés d’avoir perpétué entre 2005 et 2008 l’activité de Batasuna, un parti interdit par la justice espagnole mais légal en France. Les militantes basques françaises Aurore Martin, 36 ans, et Haizpea Abrisketa, 37 ans comparaissent libres devant l’Audience nationale – juridiction spécialisée dans les affaires de terrorisme – aux côtés de dirigeants historiques du mouvement Batasuna et de deux autres partis indépendantistes.

Avant l’audience, les 35 militants se sont présentés à la presse, en rang serré derrière une banderole où était écrit: « Plus de procès politiques ». Ce procès est en préparation depuis huit ans et doit s’achever en mars 2016. Jugés pour « participation à une organisation terroriste », les 35 militants doivent répondre d’activités politiques (signatures d’articles, conférences de presse, meetings…) menées après l’interdiction de l’organisation. Ils encourent jusqu’à dix ans de prison et l’interdiction d’exercer des mandats publics pendant au moins dix ans. En janvier, les audiences avaient été repoussées après l’interpellation d’avocats de la défense, également accusé de complicité avec ETA.

Les inculpés avant l'audience

Les inculpés avant l’audience