Les partenariats locaux de prévention (PLP) ont déjà conquis la plupart des provinces en Flandre et se répandent plus doucement en Wallonie. Il s’agit, dans un quartier déterminé, pour des citoyens de collaborer avec la police pour repérer et signaler les « agissements suspects ». La Belgique compte actuellement 671 PLP. Si le chiffre est en nette augmentation depuis la dernière circulaire de 2010 (en 2011 on en comptait 474), l’immense majorité des PLP se situent en Flandre.

Les PLP viennent du monde anglo-saxon. Nés à la fin des années 90 en Belgique sous le nom de réseaux d’information de quartier (RIQ), ces partenariats entre voisins rassemblent plusieurs dizaines de milliers de personnes en Belgique. La loi sur les milices privées de 1934 encadre ces associations : un PLP ne pas, par exemple organiser ou réaliser des patrouilles.

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Jeudi 26 février le procès pénal de l’anarchiste biélorusse Mikalai Dzyadok a eu lieu à la prison de Mahilyou. Dzyadok était accusé de 16 violations des règles de la prison, comme le port de vêtements de sport au lieu de l’uniforme de la prison, de dormir après que le signal de réveil, ne pas dormir après la fermeture, de parler aux prisonniers des autres cellules, etc. Le procureur a demandé au tribunal de sanctionner Mikalai Dzyadok par une années dans une colonie pénitentiaire à sécurité maximale, une mesure extrêmement rare. La tribunal a finalement condamné Mikalai Dzyadok à un an supplémentaire en prison.

Mikalai Dziadok a reconnu les faits, mais que ces faits mineurs débouchent sur un tel procès ne peut s’expliquer que par la volonté des services de sécurité de faire pression sur lui pour lui faire signer un document de repentir. Mikalai Dziadok avait été reconnu coupable le 27 mai 2011 d’attaques contre une casino, contre le siège de la Fédération des syndicats et d’avoir participé à une manifestation anti-militariste près de l’état-major général. Il avait été condamné à 4,5 années de détention. il devait être libéré le 3 mars prochain.

Mikalai Dzyadok

Mikalai Dzyadok

Les cellules autonomes ont incendié à Berlin deux voitures appartenant à la société de gardiennage. Le communiqué exprime un soutien aux prisonniers anarchistes Tamara Sol Farías Vergara, Monica Andrea Caballero et Francisco Javier Solar Dominguez, ainsi qu’avec les prisonniers de Lutte Révolutionnaire enfermés dans les prisons de sécurité maximale en Grèce.

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Huit communistes espagnols ont été arrêtés ce matin dans le cadre d’une opération menée par la police espagnole contre les volontaires qui venaient de rentrer du Donbass, l’est de l’Ukraine, après avoir intégré durant plusieurs mois, les brigades internationales communistes qui participent dans ce conflit. L’opération est en cours, et s’étend contre tout sympathisant et membre des nombreux comités de soutien avec le Donbass, très actifs en Espagne.

Les arrestations viennent d’avoir lieu à Gijon (Asturies), Madrid, Murcia, Extrémadure, Pays Basque et Barcelone. La majorité des personnes arrêtées appartiennent à la JC, au PCE, à Izquierda Unida (Gauche Unie) et au PCPE (Parti communiste des peuples d’Espagne). Ils sont accusés d’assassinat, d’utilisation d’armes de guerre et « agissements qui mettent en danger les intérêts espagnols ».

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Le 12 février, le tribunal a décidé que la grève de plusieurs milliers de mineurs de la Compagnie charbonnière de Jastrzebie (Jastrzebska Spolka Weglowa, JSW), au sud de la Pologne, est illégale. Le même jour, la ville a été traversée par une manifestation des femmes et des enfants des mineurs, en soutien à leurs proches en lutte. Cette grève qui dure depuis 16 jours. Envoyées contre les mineurs, des forces spéciales de la police ont tenté d’écraser la protestation avec une brutalité inouïe, utilisant sans aucun prétexte les canons anti-émeute de 37 mm à balles en caoutchouc, les canons à eau et les gaz lacrymogènes. Plus de 20 mineurs ont été blessés, certains gravement.

Dans le même temps, les procureurs ont ouvert les poursuites contre les organisateurs de la protestation, les menaçant de conséquences financières liées aux pertes de la compagnie touchée par la grève. Parmi les poursuivis, il y a le syndicaliste Krzysztof Labadz, un des dirigeants de la grève de la mine « Budryk », qui a duré 46 jours il y a sept ans. Les mineurs grévistes exigent le renvoi du PDG de la Compagnie dont la gestion a conduit la compagnie au bord du gouffre. Le gouvernement, qui possède plus de la moitié des actions de la compagnie, ne veut pas céder.

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Vendredi 20 février s’est tenue l’audience du procès en appel d’Alain Pojolat, accusé d’avoir appelé aux deux manifestations interdites en soutien au peuple de Gaza l’été dernier. Contrairement à l’audience de première instance, les juges et la représentante du parquet, visiblement mal à l’aise, ont tenu à écarter tout débat sur la légitimité des manifestations, s’en tenant strictement à tenter d’établir la responsabilité d’Alain Pojolat. Une tâche difficile dans la mesure où les attendus de la relaxe déjà prononcée écartaient toute participation directe dans l’appel à manifester.

Le ministère public a une nouvelle fois argumenté sur des propos tenus à la presse, dans Alain Pojolat estimait que des milliers de personnes indignées par l’ampleur des massacres à Gaza allaient se rendre à Barbès, que la manifestation soit interdite ou non. La représentante du parquet a exprimé son regret que l’ensemble des organisations qui avaient bravé l’interdiction n’aient pas fait l’objet de poursuites… L’avocat a demandé la confirmation de la relaxe, alors que la procureure s’en « remettait à la sagesse du tribunal »… Au même moment, se tenait un nouveau rassemblement de soutien place de la Fontaine Saint-­Michel, regroupant les organisations qui s’étaient déjà mobilisées le 22 octobre dernier. L’affaire à été mise en délibéré et le verdict sera rendu le 10 avril. Alain Pojolat avait déjà été condamné pour une manifestation de soutien à Georges Abdallah.

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Un rassemblement pour la libération de Georges Abdallah s’est tenu mercredi devant l’ambassade de France à Athènes à l’appel du Réseau de solidarité avec la résistance palestinienne.

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Plusieurs prisonniers grecs, dont Dimitris Koufondinas (organisation 17 Novembre), Nikos Maziotis (organisation Lutte Révolutionnaire), ainsi que ceux du Réseaux des Prisonniers militants ont rendus publics des déclarations de solidarité avec Georges.

Le message de Dimitris Koufondinas (.pdf)Le message de Nikos Maziotis (.pdf)Le message du Réseau des prisonniers militants (.pdf)

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Dans la nuit du samedi, le poste de police de la Waisenhausplatz, la prison régionale de Berne et sept voitures de police garées devant ont été attaqués avec de la peinture, des tags et des vitres brisées. Cette maison d’arrêt est connue aussi pour enfermer des migrants sans-papiers et sert de centre de rétention en vue d’expulsion. Les communiqué dénonce les violences du pouvoir d’Etat, notamment celles qui visent les étrangers. Cette maison d’arrêt est connue aussi pour enfermer des migrants sans-papiers et sert de centre de rétention en vue d’expulsion.

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Lundi à Nantes, trois des dix manifestants interpellés lors de la manifestation de samedi contre les violences policières ont été condamnés à des peines de prison ferme. Deux manifestants ont été condamnés en comparution immédiate à six mois de prison dont quatre avec sursis pour jets de projectile en direction des forces de l’ordre. Un troisième manifestant a été condamné également à six mois de prison, mais avec seulement trois mois de sursis. L’un d’entre eux, au casier judiciaire chargé, a été placé en détention, les deux autres ayant pu quitter libres le tribunal.

Mardi à Nantes, un zadiste de 19 ans était jugé en comparution immédiate. Il avait été interpellé avec un masque, des fusées de détresse et des fumigènes. Il était jugé pour « participation avec arme à un attroupement », « violences sans ITT » sur 3 policiers, détention d’armes (deux masques à gaz et des cartouches), et pour avoir « outragé » les policiers en les traitant d’assassins. Il a été condamné à un an de prison, assorti d’un sursis simple et de l’interdiction de paraître en Loire-Atlantique pendant trois ans.

A Toulouse, deux manifestants ont été condamnés chacun à six mois de prison ferme. L’un d’eux a reconnu avoir donné des coups de pied dans la vitrine. Un autre manifestant de 19 ans a également écopé de six mois ferme pour « violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, sans incapacité avec outrage ». S’y ajoute un mois ferme d’une précédente condamnation avec sursis pour des faits similaires. Portant cagoule et masque à gaz, il avait jeté toutes sortes de projectiles contre les forces de l’ordre qui a reconnu avoir traitées de « bâtards ». Un homme arrivé dans la manifestation par hasard et pris en flagrant délit de jet d’un caillou vers les CRS a été relaxé. La victime n’avait pas été identifiée et l’accusé est sous curatelle.

Lundi après-midi, le tribunal correctionnel de Toulouse jugeait quatre autres des quinze personnes arrêtées. Toutes étaient accusées de violence, jets de projectiles divers et rébellion contre les policiers lors de leur arrestation. Deux reconnaissaient les faits, deux non. Les quatre prévenus s’en sont sorti avec des peines de 70 à 200 heures de travaux d’intérêt général à effectuer dans les 18 mois à venir.

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