Les officiers de la police anti-terroriste grecque ont lancé un vaste plan de recherche pour retrouver Christodoulos Xeros, prisonnier condamné pour son appartenance à l’organisation 17 Novembre et qui n’est pas rentré de son dernier congé pénitentiaire. Par voie de communiqué, les autorités ont déclaré que l’homme avait établi des liens étroits avec les prisonniers de la Conspiration des Cellules de Feu (collectif anarchiste international actif en Grèce depuis 2008) à la prison de Korydallos et que des membres de ce collectif à l’extérieur pourraient lui avoir fourni une planque. Selon les sources citées par la police, les contacts entre Xeros et ces prisonniers visaient à faire revivre le mouvement révolutionnaire. Les autorités pensent que Xeros pourrait maintenant aider la Conspiration des Cellules de Feu à améliorer leurs connaissances et leurs techniques sur base de son expérience, tout particulièrement dans la fabrication d’explosifs.

Une marche de dizaines de milliers de personnes (la police en reconnaît plus de 100.000!) a parcouru les rues de Bilbao samedi à l’appel de la gauche indépendantistes basques, dans un défi lancé à Madrid après l’interdiction d’une mobilisation en soutien aux prisonniers d’ETA. Officiellement, le mot d’ordre était celui d’un défilé silencieux. Mais c’est aux cris de « Prisonniers basques à la maison » que les manifestants ont envahi les avenues de cette ville du nord de l’Espagne, éclatant en applaudissements au passage du cortège des familles de militants emprisonnés d’ETA, très émus, foulard blanc autour du cou.

Sous le mot d’ordre « Droits de l’homme, accord, paix », les partis de la gauche indépendantiste, deuxième force politique du Pays Basque, et les nationalistes conservateurs du PNV, à la tête du gouvernement régional, avaient convoqué ensemble cette marche. C’est la première fois depuis 1999 que le PNV se joignait à une manifestation des indépendantistes. Cette fois, l’interdiction par la justice espagnole, vendredi, de la manifestation prévue pour réclamer la fin de la dispersion des prisonniers d’ETA a précipité cette réponse commune des deux forces politiques, qui représentent plus de la moitié de l’électorat basque.

manifestation à Bilbao

manifestation à Bilbao

30.000 manifestants, selon les organisateurs de la Fédération des associations kurdes de France, ont défilé ce samedi à Paris pour demander la vérité et la justice sur l’assassinat il y a un an de trois militantes kurdes. Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez étaient retrouvées tuées par balles dans les locaux du Centre d’information kurde (CIK), près de la gare du Nord.

Un Turc prétendument sympathisant de la cause kurde, Ömer Güney, a été arrêté huit jours après l’assassinat des militantes, et mis en examen le 21 janvier 2013 pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste». Les Kurdes le dénoncent comme membre du parti fasciste turc des Loups Gris, parti notoirement lié aux services secrets turcs.

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Le lundi 6 janvier au petit matin, un poste de police du 12è arrondissement et une banque BRED située juste en face ont eu leurs vitres détruites. Le distributeur de billet a été mis hors service. Extrait du communiqué: « l’existence des flics, leur présence dans la rue, leur sale travail (pacification, rafles, défense des riches et de la propriété, arrestations, tabassages, assassinats…) nous sont insupportables. »

Dans la nuit du 7 au 8 janvier, les vitres des boutiques SNCF de trois arrondissements ont reçu de nombreux coups et ont été taguées en solidarité avec Nicco, Chiara, Mattia et Claudio accusé-e-s de terrorisme suite à une attaque incendiaire du chantier du TAV en Val Susa

Un utilitaire de la Marie de Paris a été incendié dans la nuit du 7 au 8 janvier dans le 19e arrondissement. Extrait du communiqué: « Face à la militarisation de nos vies, nous avons décidé d’attaquer un des principaux responsables du flicage ambiant, la mairie de Paris. »

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Marian Price, 59 ans, qui avait reconnu avoir fourni un téléphone portable à des membres de l’IRA Véritable (Real IRA), téléphone qui avait servi à reveniquer la mort de deux soldats britanniques dans une caserne en Irlande du Nord, peu avant leur déploiement en Afghanistan, a été condamnée mardi à une peine de 12 mois de prison fermes et de trois ans de sursis. En raison du temps passé en préventive, elle a été libérée. Marian Price qui avait été détenue sept ans, de 1973 à 1980, pour une attaque à la bombe contre un tribunal londonien, est en mauvaise santé. Au moment de son arrestation 2011, elle a été secrétaire du Mouvement pour la Souveraineté des 32 Comtés.

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La justice espagnole a décidé d’interdire la manifestation prévue demain samedi à Bilbao pour le rapprochement des prisonniers basques. Cette année l’organisation de ce rassemblement, pour la défense des droits des prisonniers basques, était lancé par la dynamique Tantaz tanta (« Goutte à goutte »). Le juge a estimé que derrière l’organisation de la marche de Bilbao se cache Herrira.

Il y a quelques mois, la justice avait ordonné la suspension des activités d’Herrira en raison de ses liens présumés avec ETA. Une rafle de la police contre des militants de Herrira, une fois de plus, avait précédée l’illégalisation de cette structure de soutien aux prisonniers politiques Depuis 2010, cette marche, qui a lieu chaque année à la même période. L’année dernière, elle avait rassemblé plus de 115 000 personnes. Avant 2010, ce genre de rassemblement était systématiquement interdit car organisé par les associations Askatasuna ou Gestoras proamnistía, interdits en Espagne depuis 2003 pour leurs liens présumés avec ETA. En ce qui concerne les militants et avocats basques arrêtés ce mercredi ils sont toujours en garde à vue à Madrid.

A Hambourg, la brosse à WC est devenue un symbole du mouvement de contestation suite à l’annonce de la fermeture du centre Rote Flora il y a quelques semaines. Des milliers de personnes avaient manifesté plusieurs jours consécutivement à la mi-décembre pour dénoncer cette décision des autorités. Depuis lors, le mouvement se poursuit, et samedi, la police locale a instauré des ‘zones de danger’ dans trois quartiers de la ville où elle peut dorénavant fouiller, interdire d’entrée et interpeller quiconque sans mandat. Mardi, un homme a été empêché de pénétrer dans une de ces zones et ensuite interpellé parce qu’il était en possession d’une brosse à WC. Dans la nuit de mercredi, plus de 400 personnes ont affronté les forces de l’ordre pour dénoncer ce qu’elles qualifient de ‘loi martiale’. Des pierres ont été lancées, des feux d’artifices ont été tiré et les policiers ont largement interpellé.

Répression à Hambourg

Répression à Hambourg

Suite au verdict prononcé mercredi en faveur de la police londonienne dans l’affaire du meurtre de Mark Duggan, les autorités craignent une nouvelle vague de protestation dans le quartier de Haringey. La police a été placée en état d’alerte, et des renforts peuvent être envoyés sur place à tout moment, dixit le porte-parole de la police. En marge de cette situation tendue, les autorités ont annoncé leur intention de lancer une expérience d’enregistrement des actions policières. Des officiers armés vont être équipés de caméras pour enregistrer leurs faits et gestes et ceux des personnes auxquelles elles ont affaire.

Policier doté d'une caméra

Policier doté d’une caméra

Mark Duggan, 29 ans, a été abattu par la police le 4 août 2011 alors qu’il se trouvait dans un taxi à Londres. Soupçonné d’être membre d’un gang et d’être armé au moment où la police est intervenue pour l’interpeller, l’homme a reçu une balle dans le bras et une autre dans l’abdomen. Ce meurtre avait déclenché une semaine d’émeutes dans le quartier londonien de Tottenham. Mercredi, la justice britannique a tranché: la police a agi ‘légalement’ en tirant sur Mark Duggan. Les jurés, qui pouvaient juger l’action ‘légale’, ‘illégale’ ou choisir une position moins tranchée, ont conclu que l’opération pour intercepter Mark Duggan avait été conduite d’une façon à minimiser le recours à la force et que l’officier croyait sincèrement et raisonnablement que Mark Duggan était toujours armé quand il lui a tiré dessus. L’arme supposée a été retrouvé à six mètres de la scène. La police, accusée de l’y avoir placée, continue de rejeter cette affirmation avec force. L’enquête balistique a pourtant démontré que la balle retrouvée dans la radio d’un agents était d’origine policière, alors que Duggan a longtemps été accusé d’avoir ouvert le feu. Un porte-parole de la police britannique a annoncé que suite à ce verdict, ‘une opération était en cours à Londres permettant d’envoyer des renforts à Harigey en cas de nécessité’. Une membre de la famille a réagi à cette décision en déclarant: ‘Nous allons nous battre jusqu’à notre dernier souffle pour que justice soit rendue à Mark, pour ses enfants et pour toutes ces morts en garde à vue… pas de justice, pas de paix!’

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En février 2010, deux policiers de Charleroi, interpellaient un illégal pour l’emmener dans un bois de Gosselies afin de l’éloigner temporairement du centre-ville. L’intéressé avait déposé plainte le lendemain, expliquant avoir subi des coups, avoir vécu un simulacre d’exécution et s’être fait voler son portefeuille ainsi que son gsm. Cela avait valu aux deux inspecteurs d’être incarcérés pour vol avec violence, coups, détention arbitraire et xénophobie. Un troisième policier avait immédiatement demandé à être entendu pour avouer deux autres éloignements, ce qui lui avait valu d’être inculpé à son tour pour détention arbitraire et xénophobie.

Leurs supérieurs, au courant de la pratique, avaient échappé aux poursuites en payant des transactions pénales. En première instance, les deux policiers avaient écopé de 12 mois de prison avec sursis, leur collègue bénéficiant quant à lui de la suspension du prononcé. La cour d’appel de Mons a réformé mercredi le jugement. Les deux policiers ont été acquittés du vol avec violence et des coups et obtiennent la suspension du prononcé pour la détention arbitraire.

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