En Belgique, les forces de l’ordre font de plus en plus usage de spray au poivre. Cet aérosol chimique contient des substances irritantes qui déploient leurs effets au niveau des yeux, de la peau et des voies respiratoires en quelques secondes. Dans certains cas, les victimes de ce spray peuvent garder des cicatrices ou développer des allergies. Le comité P vient de publier un rapport plus que critique sur l’usage que font les policiers du spray au poivre. Seuls 120 cas par an d’utilisation de spray au poivre sont rapportés par les autorités alors que leur nombre réel est plus important. Or, deux textes légaux indiquent que toute utilisation doit être signalée. En outre, lorsqu’ils sont signalés, la qualité des informations transmises est très souvent médiocre. Enfin, l’organe de contrôle pose deux questions importantes en se demandant dans quelle mesure l’usage du spray était légal et s’il était vraiment nécessaire et non excessif au regard du but poursuivi.

Policier utilisant du spray au poivre

Policier utilisant du spray au poivre

Les trois jeunes femmes ont été reconnues coupables de ‘hooliganisme’ par la présidente du tribunal Khamovnitcheski à 13h lorsqu’elle a commencé la lecture du jugement. Cette dernière a en grande partie repris les arguments du procureur, soulignant qu’il n’y avait pas eu de ‘repentir’ de la part des accusées, qui ont ‘violé l’ordre public’ et ‘offensé les sentiments des croyants’. Les avocats des Pussy Riot avaient demandé leur acquittement alors que le procureur avait requis trois ans de camp pour chacune des musiciennes. Un des avocats de la défense avait dénoncé ‘une commande politique venant d’en haut pour mettre en prison des opposantes politiques qui ont critiqué à leur manière l’alliance entre l’Eglise et un état autoritaire’. Reconnues coupables de hooliganisme, les trois femmes pourraient être condamnées à purger jusqu’à sept années de camp.

Les Pussy Riot

Les Pussy Riot

EDIT 17h: Les trois femmes ont été condamnées à deux annés de camp de travail.

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Comme dans de multiples villes du monde ce midi était organisé à Moscou un rassemblement en soutien aux trois membres du groupe Pussy Riot jugées pour avoir chanté une prière ‘anti-Poutine’ en février dernier dans une cathédrale moscovite. C’est d’ailleurs aujourd’hui que le tribunal rendra son verdict alors qu’elles sont poursuivies pour ‘hooliganisme’ et ‘incitation à la haine religieuse’ et que le procureur a requis des peines de trois ans de camp à leur encontre. Devant le tribunal ce midi, la police a interpellé Sergueï Oudalstov, leader du Front de Gauche et chef de file de l’opposition au président russe, et deux autres manifestants, l’un parce qu’il portait un masque, l’autre parce qu’il brandissait une pancarte. Oudalstov aurait lui été arrêté alors qu’il tentait de franchir une barrière devant le tribunal. Tous trois ont été emmenés dans un car de police.

Arrestation à Moscou

Arrestation à Moscou

Depuis l’effondrement du régime nazi, l’armée allemande n’avait plus la possibilité d’utiliser des moyens militaires sur le territoire national. L’objectif des autorités, qui s’explique par la crainte héritée des abus du passé, était de scinder clairement les opérations de défense nationale de l’armée et les opérations de sécurité intérieure menées par la police. Ce vendredi, la Cour constitutionnelle allemande a modifié cette disposition. En effet, elle autorise dorénavant l’armée allemande à intervenir sur le territoire national contre d’éventuelles menaces terroristes.

C’est aujourd’hui que le verdict dans l’affaire des Pussy Riot doit être rendu. C’est à cette occasion qu’une journée internationale de soutien aux trois musiciennes est organisée, avec des manifestations dans de nombreuses villes à travers le monde. Un rassemblement aura lieu ce vendredi à 12h30 (moment auquel devrait se prononcer le tribunal) devant la Mission Européenne de la Russie – 25, avenue des Arts à 1000 Bruxelles. Un autre rassemblement est prévu au même endroit à 19h alors quele verdict devrait alors être connu. Un rassemblement est également organisé à 20h devant le 38, Quai Notre-Dame, le long de l’Escaut, à Tournai.

Voir la vidéo de la dernière audience du procès avec la déclaration des Pussy Riot

EDIT: 14h: Une centaine de personnes s’étaient rassemblées ce midi à Bruxelles.

Manifestation pour les Pussy Riot à Bruxelles

Manifestation pour les Pussy Riot à Bruxelles

Le ministre français de l’Intérieur a annoncé ce jeudi la création de 500 postes de policiers et de gendarmes dès l’an prochain. Cette annonce intervient quelques jours après les violences urbaines à Amiens. Les violences ont éclaté lundi soir dans les quartiers nord d’Amiens, suite à des tensions apparues la veille lors d’un contrôle de police. Des jeunes ont incendié plusieurs établissements publics dont une école maternelle et un centre sportif. Seize policiers ont été blessés lors de ces émeutes. Hier mercredi, la police a interpellé cinq hommes pour incitation à la rébellion armée, incendie volontaire de poubelles, ou des infractions connexes.

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L’Equateur accorde l’asile diplomatique au fondateur de Wikileaks, Julian Assange, qui est réfugié dans son ambassade à Londres depuis le 19 juin. Le chef de la diplomatie équatorienne a annoncé ce jeudi la décision de son pays après avoir longuement détaillé les risques auxquels Assange était exposé en cas d’extradition vers la Suède, où il est accusé de viol. Le gouvernement équatorien considère que cela “alimente les craintes de Julian Assange d‘être victime d’une persécution politique. » Londres s’est dit déçu par la décision de Quito et a assuré qu’il extraderait tout de même Assange vers la Suède. Il avait menacé auparavant d’utiliser une loi l’autorisant à lever le statut diplomatique de l’ambassade.

Lundi, les bureaux du parti néo-nazi Aube Dorée dans le centre d’Athènes ont été incendiés avec deux bidons d’essence de petite taille. Le parti, qui compte dans ses rangs de nombreux policiers et dispose depuis peu de représentants au parlement grec lutte ouvertement contre les migrants, les sans-papiers, les militants de gauche, anarchistes,… Il est d’ailleurs soupçonné d’être à l’origine de la vague de violence et d’expulsions menée depuis plusieurs semaines en Grèce contre des résidents en situation irrégulière. Les autorités ont affirmé que le mode opératoire de l’action de ce 13 août évoque celui des dizaines d’actions exécutées ces derniers mois par la mouvance anarchiste.

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Les prisonniers politiques des GRAPO Enrike Kuadra Etxeandia (photo), Nacho Varela Gómez, et Marcos Martin Ponce sont entrés en grève de la faim en solidarité avec Iosu Uribetxeberria. Ce sont maintenant plus de 250 prisonniers politiqes en grève de la faim solidaire avec Iosu Uribetxeberria qui, son un état de santé étant particulièrement critique, revendique sa libération.

Enrike Kuadra Etxeandia

Enrike Kuadra Etxeandia

La société Alyzia, une filiale d’assistance en escale dans les aéroports (chargement des avions, sûreté, etc.) basée à Toulouse, fichait ses délégués syndicaux. Or le fait de mettre ou de conserver en mémoire, sans le consentement express des intéressés, l’appartenance syndicale d’une personne est puni en France de cinq ans de prison et de 300000 € d’amende. Un délégué CFTC, a déposé devant la CNIL des échanges de mails internes à la direction, mais aussi des tableaux évoquant des périodes de grève en 2011, une année particulièrement tendue dans l’entreprise avec des débrayages répétés, des licenciements contestés et des sanctions disciplinaires retoquées par le tribunal. Sur ces tableaux, quatre colonnes : nom, marquage syndical, contrat (CDI, CDD ou intérim) et état (gréviste, non gréviste). A la colonne marquage, on peut lire selon les cas CFTC, CGT, « sans objet » voire… « opportuniste ».

Le tribunal de prud’hommes de Bobigny a ordonné la réintégration par Alyzia de six salariés qui avaient été licenciés en 2011 pour « faute professionnelle » — la plupart avaient pris part aux précédents conflits sociaux. L’entreprise devra les indemniser pour la perte de salaire engendrée, sous peine d’astreinte. D’autres rendez-vous judiciaires sont prévus : dix autres salariés licenciés pour « retards injustifiés » dénoncent, eux aussi, un licenciement abusif.

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