Une vingtaine de personnes a investi la préfecture de Haute-Garonne à Toulouse pour exiger la libération de Levent Capa, réfugié politique incarcéré en Suisse et menacé d’expulsion dans les prochaines heures. Levent risque une lourde peine de prison dans son pays d’origine, la Turquie, où il est accusé d’avoir été membre d’une organisation révolutionnaire. La police est intervenu et a arrêté les occupants qui ont depuis été libérés. L’occupation de la préfecture aura duré une demi heure, temps pendant lequel le tract pour la libération de Levent à pu être faxé au consulat de Suisse à Paris.

A l’occasion du Festival Intersquat qui se déroule en Suisse du 27 juillet au 5 août, des groupes venus de Lausanne et Berne sont arrivés en fin de soirée de vendredi à Fribourg et se sont regroupés aux Grands Places. Peu après minuit, ils se sont dirigés vers le boulevard de Pérolles pour pénétrer dans le cinéma désaffecté Le Corso. La police fribourgeoise est intervenue, arrêtant, parfois brutalement 35 hommes et 17 femmes. Ils ont ensuite été acheminés par vagues successives au Centre d’intervention de la police dans la banlieue de Fribourg. Après un contrôle, ils ont été relâchés après s’être vus notifier une interdiction de périmètre autour du cinéma.

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Hier soir, plus de 500 cyclistes s’étaient rassemblés dans le centre de Londres. Tous les derniers vendredi du mois depuis plus de quinze ans, comme dans plus de 300 autres villes à travers le monde, est organisée une randonnée à travers la capitale britannique afin de ‘récupérer l’espace public’. En 2008, la House of Lords a déclaré qu’il s’agissait d’une randonnée traditionnelle et non pas d’une manifestation, l’autorisant de facto sans autorisation policière. Pourtant, hier soir, un hélicoptère survolait le lieu de rendez-vous dès 18h30, plus d’une heure avant le départ, un fourgon de police était présent ainsi que de nombreux policiers à vélo. Lorsque le peloton a voulu traverser le London Bridge selon l’itinéraire habituel, il en a été empêché par un cordon policier. Rapidement, il s’est retrouvé encerclé dans un kettle, les forces de l’ordre arrivées en masse procédant à une cinquantaine d’interpellations en vertu de la section 12 du ‘Public Order Act’ pour désobéissance. Toutes les personnes interpellées ont été emmenées en bus dans un commissariat du centre-ville et placées en détention provisoire. Selon plusieurs témoins restés sur place, les policiers auraient justifié leur action en affirmant qu’ils avaient donné l’ordre aux cyclistes de rester au sud de la Tamise, ce qu’ils n’auraient pas fait. Mais tous ont affirmé ne jamais avoir rien entendu de tel. Certains détenus ont été libérés ce matin.

C’était hier soir que se déroulait la cérémonie officielle d’ouverture des Jeux Olympiques…

Arrestation de cyclistes à Londres

Arrestation de cyclistes à Londres


Arrestation de cyclistes à Londres

Arrestation de cyclistes à Londres

Les autorités françaises ont annoncé ce vendredi avoir livré aux autorités allemandes un homme turc accusé d’être membre du PKK. Sedat K., âgé de 21 ans, avait été arrêté le 10 juillet dernier près de Paris sur base d’un mandat allemand. Il a été renvoyé en Allemagne mercredi après être resté en détention provisoire en France depuis près d’un mois. L’Allemagne l’accuse d’avoir été un membre haut placé de l’organisation des jeunes du PKK en Allemagne et en Suisse entre octobre 2009 et mars 2011, et qu’une de ses responsabilités étaient la collecte de fonds pour le collectif.

Environ 650 détenus belges sont actuellement incarcérés à la prison de Tilburg au Pays-Bas sur base d’un contrat de location établi entre les autorités belges et néerlandaises. Ce contrat, conclu le 1er février 2010, portait sur une période de trois ans. Mi-avril, Annemie Turtelboom avait annoncé sont intention de le prolonger pour une année supplémentaire, ce que le secrétaire d’Etat à la Sécurité et à la Justice néerlandais, Fred Teeven, a accepté hier soir. Les conditions précises de la location jusqu’au 31 décembre 2013 doivent encore être établies.

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Levent Capa a été libéré en 2011, après 11 ans de prison pour ses activités dans Devrimci Sol (Gauche Révolutionnaire), il se rend en Europe, redoutant un second procès et une lourde peine. Lors d’un premier contrôle de police en Suisse, il est contraint de donner ses empreintes. Dans la foulée, il dépose une demande d’asile. Puis, il s’en va en France où il séjourne quelques mois. Il se montre actif notamment au collectif des mal logés, dans les assemblées contre les expulsions, et au bâtiment occupé de la rue des Pyrénées.

En juin, Levent apprend par les autorités françaises qu’il a un laissez-passer pour la Suisse. En effet, le fichier d’empreintes digitales Eurodac indique qu’il est entré dans l’espace Schengen par la Suisse. Aussi dans le cadre du règlement Dublin 2, il est contraint d’y retourner. Il a également une convocation des autorités suisses. Avant de partir, il se rend au consulat suisse à Paris pour savoir s’il risque d’être expulsé vers la Turquie une fois arrivé en Suisse. Le consulat le rassure: il pourra poursuivre sa demande d’asile, il recevra un hébergement et une allocation pour demandeur d’asile et il obtiendra le statut de réfugié politique dans les 2 mois du fait de ses activités politiques et de la gravité de la répression qu’il a subie et qu’il risque de subir à nouveau s’il retourne en Turquie.

Levent se rend en Suisse le 21 juillet. Le 23, il est arrêté et emprisonné. Nous savons aujourd’hui, que la demande d’asile a été rejetée et que le délai de recours est dépassé. Il a entamé une grève de la faim. Il est question d’une expulsion vers la Turquie demain 27 juillet, dans 2 jours. Toutes initiatives et aides sont les bienvenues. Contact : libertepourlevent@gmail.com

Quelques heures avant un rassemblement organisé ce jeudi à Moscou pour dénoncer la répression gouvernementale en marge de la manifestation anti-Poutine du 6 mai dernier, deux opposants ont été arrêtés. Des perquisitions ont également été effectuées à leurs domiciles. Nikolaï Karkazki et Alexei Polikhovitch sont soupçonnés d’avoir ‘participé à des troubles à l’ordre public’ au cours de cette manifestation au mois de mai au cours de laquelle des heurts avaient opposés police et manifestants. Depuis, quatorze personnes ont été inculpées de ‘troubles à l’ordre public’, ‘d’appels à des troubles à l’ordre public’ ou de ‘recours à la force contre des personnes dépositaires de l’autorité publique’. Douze sont actuellement en détention provisoire.

Arrestation d'un opposant à Moscou

Arrestation d’un opposant à Moscou

Les autorités communales de Fosses-la-Ville ont décidé d’interdire tout rassemblement de plus de trois personnes entre 22h et 8h du matin dans le centre-ville. Pour justifier une telle mesure, le bourgmestre a déclaré: ‘Dès qu’il fait beau, certains considèrent que la rue leur appartient’. L’arrêté, entré en vigueur cette semaine, restera d’application jusqu’à la fin du mois de septembre.

Alors que la Grande-Bretagne a déployé un énorme effectif pour un dispositif sécuritaire inédit autour des Jeux Olympiquesqui débutent ce vendredi, la France a annoncé qu’elle allait également, en concertation avec le Ministère de l’Intérieur britannique, mobiliser un contingent policier. Selon les autorités, celui-ci est destiné à répondre à l’afflux exceptionnel dans le nord de la France de personnes en transit se rendant aux JO (60 délégations et 445000 visiteurs). Ce sont pas moins de 2500 policiers et 2000 gendarmes qui seront mobilisés jusqu’au 12 août, avec des renforts disponibles à tous moments si nécessaire. Les mesures de sécurité concernent notamment les transports: gare de Calais et du Nord à Paris, Eurotunnel, ports de ferries (Caen-Ouistreham, Cherbourg, Dieppe, Le Havre, Roscoff, Saint-Malo,…).

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Mecit Gumus, un militant âgé de 58 ans, arrêté le 14 juillet 2011 en République d’Adygué, dans la Fédération de Russie, a été rendu aux autorités turques, le 11 juillet dernier, après avoir passé un an seul dans une cellule. Le 15 juin, il avait été transféré vers une prison Krasnodar. Mecit Gumus avait déjà passé 15 ans dans les prisons turques pour avoir milité pour la cause kurde, il avait demandé l’asile politique auprès des autorités russes. Alors qu’il faisait toujours l’objet de poursuite par le régime turc, la Russie a refusé d’accorder l’asile politique et a pris la décision d’extradition.