Samedi, quatre personnes qui étaient poursuivies pour ‘dévastation’ et ‘vandalisme’ lors du G8 de Gênes en juillet 2001 ont été reconnues coupables, condamnées à des peines de six à quinze ans de prison et immédiatement incarcérées. Leurs six co-accusés ont également été condamnés, mais l’une d’entre elle a été laissée en liberté car mère d’un très jeune enfant tandis que les cinq autres peuvent encore introduire des recours quant aux peines prononcées samedi. Celles-ci ont été un peu allégées par la Cour de Cassation par rapport aux condamnations prononcées par la Cour d’appel en 2009, mais sont néanmoins sans commune mesure avec les peines prononcées contre les fonctionnaires de police reconnus coupables de ‘coups et blessures’ et de ‘perquisitions arbitraires’ lors de l’évacuation d’un local qui servait de dortoir aux manifestants. En outre, la mort d’un manifestant de 23 ans tué par un carabinier avait quant à elle été classée sans suite par la justice italienne en mai 2003.

Ces derniers jours, le gouvernement espagnol a annoncé de nouvelles réductions budgétaires. C’est pour dénoncer ces nouvelles mesures d’austérité que plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées hier soir dans le centre de Madrid, encadrée par un énorme contingent des forces de l’ordre. Entourés par une vingtaine de fourgons policiers, les ‘indignés’ ont tenté de se rendre du siège du Parti populaire où ils s’étaient donné rendez-vous au siège du Parti socialiste. Les policiers anti-émeute les en a empêché en chargeant le cortège à coups de matraque. Celui-ci s’est alors rendu devant le Parlement. La police a chargé les quelques groupes de personnes qui tentaient de franchir les barrages à proximité du bâtiment. Au moins cinq personnes ont été interpellées.

Interpellation à Madrid

Interpellation à Madrid

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Comme chaque année, les organisations réactionnaires protestantes défilent sous les fenêtres des ghettos catholiques pour commémorer la défaite de ceux-ci à la bataille de la Boyne, en 1690, qui entraîna des siècle de domination coloniale britannique, de misères et d’appartheid communautariste. Comme chaque année, les républicains tentent de s’opposer à ces marches et se heurtent à la police qui les protègent.

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Deux jeunes antifas comparaissaient hier devant le tribunal correctionnel de Limoges pour avoir giflé un homme qui portait deux insignes nazis. Dans la salle, de nombreuses associations ont fait le déplacement pour soutenir Mathieu et Alban, prévenus des faits de violence en réunion pour avoir giflé un homme qui arborait sur son tee-shirt deux insignes nazis : la « wolfangel » (le crochet des loups présent sur les uniformes des SS et de la Das Reich qui a perpétré le massacre d’Oradour) et la « totenkopf » (tête de mort emblème des gardes des camps de concentration et d’extermination de Dachau, Buchenwald, Mauthausen et Oranienbourg). Leur victime s’est révélée être… officier de police. Il s’est constitué partie civile et a réclamé 2.000 € de dommages et intérêts. Dans ses déclarations, il a assuré ne pas connaître la signification des insignes. Les antifas ont été condamnés à une peine d’un mois de prison avec sursis et a 600 € à payer solidairement à la victime.

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Le 30 juin dernier, la famille d’un prisonnier basque détenu à la prison de Villefranche-sur-Saône s’est vue refuser le parloir. Un de ses membres avait fait sonner trois fois le portique de sécurité, alors même qu’il n’avait sur lui aucun objet prohibé. La famille a dû rebrousser chemin et rentrer chez elle, à 800 kilomètres de Villefranche. Pour contester ce refus, le soir-même, le prisonnier et deux de ses co-détenus ont refusé de rentrer de la promenade. Mécontents, les gardiens ont frappé les trois prisonniers, leur ont craché au visage, les ont insultés et menacé d’extradition vers l’Espagne. Les violences ont été constatée par un médecin.

Alors que plusieurs centaines de mineurs, en grève depuis le mois de mai, sont arrivés hier à pied à Madrid depuis le nord de l’Espagne, des milliers de personnes se sont rassemblées aujourd’hui devant le ministère de l’Industrie pour dénoncer la réduction des aides publiques aux bassins miniers. Les forces de l’ordre avaient été déployées en nombre et des dizaines de camions de police étaient présents. Rapidement, des heurts ont éclaté entre les manifestants et les policiers. Ces derniers, casqués et protégés par leurs boucliers ont chargé la foule pour répliquer aux jets de projectiles. Au moins 23 personnes ont été blessées, entre outre par des balles en caoutchouc. Les autorités ont déclaré avoir interpellé trois personnes.

Heurts dans une manifestation à Madrid

Heurts dans une manifestation à Madrid

En 2006, 323 caméras étaient installées dans six gares belges. Fin 2011, on comptait 3117 caméras dans 95 gares, un chiffre qui a donc quasi décuplé en cinq ans. Depuis près de deux ans, les gares sont équipées d’un matériel plus performant, des caméras numériques haute définition dont les images sont conservées durant sept jours. Leur visualisation est centralisée au Security Operations Center (SOC) situé à Bruxelles-Midi et aux antennes du SOC. Les images recueillies peuvent également être fournie à la justice à la demande d’un juge d’instruction. En 2011, il y a eu 2500 demandes de ce type.

La Cour européenne des droits de l’Homme a sanctionné mardi l’Espagne pour avoir prolongé irrégulièrement la détention d’une militante de l’ETA condamnée pour des actes terroristes, et a demandé sa remise en liberté. Inés Del Rio Prada a été condamnée à plus de 3.000 ans de prison pour sa particpation à des actions d’ETA. En vertu d’une loi sur le cumul des peines de 1973, la durée de sa détention a été fixée à 30 ans à partir de février 1989, et elle était libérable le 2 juillet 2008 grâce à des remises de peine. Mais peu avant sa libération, l’Audience nationale, plus haute instance judiciaire espagnole, a prolongé sa détention jusqu’au 27 juin 2017 en se référant à une jurisprudence de 2006. Celle-ci, dite « doctrine Parot », stipule que les bénéfices et remises de peines doivent être appliqués sur chaque peine et non sur la limite de trente ans d?emprisonnement.

Dans son arrêt, la Cour « relève que la nouvelle interprétation du Tribunal suprême (…) a abouti à allonger rétroactivement la peine que la requérante devait purger de presque neuf ans, dans la mesure où les remises de peines pour travail dont elle aurait pu bénéficier sont devenues complètement inopérantes ». L’application rétroactive d’une loi « n’est admise que lorsque le changement législatif est favorable à l’accusé », a-t-elle souligné, estimant que l’Espagne avait violé l’article 7 de la Convention européenne des droits de l’Homme (« pas de peine sans loi »). La Cour a estimé que, depuis le 3 juillet 2008, la détention n’était pas « régulière ». L’Espagne doit en conséquence « assurer la remise en liberté de la requérante dans les plus brefs délais », a-t-elle conclu, accordant 30.000 euros à la prisonnières pour dommage moral. 77 détenus sont dans le même cas qu’Ines Del Rio Prada.

« Dans cet arrêt, la Cour rétablit en matière d’exécution des peines des critères légaux qui étaient bafoués par des mesures d’exception prises en matière de lutte contre le terrorisme avec un empilement de textes et des organes juridictionnels multiples -tribunal suprême, tribunal constitutionnel et/ou Audience nationale- qui pouvaient appliquer ces textes et rendre des décisions contradictoires », a déclaré l’avocat de la militante qui ne sortira pourtant pas rapidement de prison. Le gouvernement espagnol va rapidement demander le renvoi de l’affaire devant la Grande chambre, l’instance suprême de la CEDH et a annoncé qu’il introduirait un appel devant la cour de justice paneuropéenne.

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Vendredi 29 juin en matinée, de l’huile a été répandue sur la chaussée en plusieurs endroits avenue Albert et rue de la Jonction, à Forest, dans le but de perturber le fonctionnement de la prison. Trois banderoles ont été déployées par dessus les taches. On pouvait y lire, entre autres : « Matons = Bourreaux Nous voulons vivre! » et « Nos passions pour la liberté sont plus fortes que vos barreaux! ». Le nettoyage des lieux a nécessité plusieurs heures.

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Un tribunal du Pirée ayant accepté le transfert de Savvas Xiros dans l’Hôpital AHEPA de Salonique, ce transfert s’est effectué avant-hier. Xiros a été condamné cinq fois à la perpétuité (avec 25 ans supplémentaires) pour sa participation à l’organisation 17 Novembre. Il avait été traité longtemps à l’hôpital de prison, mais son état nécessitait de meilleurs équipenments et soins. Savvas Xiros avait été arrêté en juin 2002 au port du Pirée quand il a été sérieusement blessé par la bombe qu’il plaçait. il a perdu la vue totalement d’un oeil, partiellement de l’autre, et a perdu l’usage d’une main. Son état de santé général est très mauvais.

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