Pour la Journée Internationale contre les brutalités policières, 500 personnes, dont une délégation de notre Secours Rouge, ont manifesté jeudi soir dans les rues de Bruxelles et de Molenbeek. Un important dispositif policier était déployés tout au long du trajet dans les rues voisines de la manifestation. La manifestation était organisée par les Jeunes Organisés Combattifs (ex-Jeunesse Ouvrière Chrétienne) dans le cadre de leur campagne « stop-répression ».

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En grève depuis quatre semaines, les salariés de l’usine Arcelor Mittal de Florange, où deux hauts-fourneaux sont à l’arrêt depuis plusieurs mois et dont ils réclament le redémarrage ont manifesté ce midi à Paris. Partis en car ce matin de Lorraine, les 200 métallos se sont rendus devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy où ils ont été violemment accueillis par un important cordon policier. Les quatre cars avaient déjà été escortés par les CRS depuis le péage autoroutier de Marne-la-Vallée. Lorsqu’ils sont descendus des véhicules et ont tenté de s’approcher du siège de campagne, les métallos ont été aspergés de gaz lacrymogènes par la gendarmerie mobile et refoulés par la force. De loin, au milieu des feux de Bengale et des pétards, ils ont poursuivis leur rassemblement aux cris de ‘merci Sarko, travailler plus pour gazer plus’ et ‘l’acier lorrain vivra’. Cet après-midi, ils devaient se rendre à la Tour Eiffel pour y déployer une banderole.

Répression d'une manifestation de métallos

Répression d’une manifestation de métallos

La DCRI est née en juin 2008 de la fusion fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Ce qui s’est traduit en pratique par une absorption d’une partie des RG par la DST. Les 3100 policiers du DCRI ont à leur charge la lutte contre l’espionnage étranger, la « répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’État », la « surveillance des communications », la surveillance des individus et groupes radicaux.

Plusieurs dizaines de policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret. En cause, le recrutement massif de jeunes commissaires sortis d’école à des postes élevés. La nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services a provoqué la colère des officiers pour qui le choix d’un commissaire débutant plutôt que celui d’un commandant (le grade le plus élevé chez les officiers) témoigne du manque de considération que la direction leur porte.
Le conflit entre officiers et commissaires — un classique du monde policier — a été relancé par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps, une revendication des officiers rejetée par les commissaires. Le malaise vient aussi de la personnalité contestée de Bernard Squarcini. Déjà mis en examen, en octobre 2011 dans l’affaire de l’espionnage des journalistes du Monde, Squarcini a récemment été mis en cause dans le livre L’Espion du président.

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Plusieurs centaines de Réunionnais en lutte se sont rassemblés au boulodrome Ravine Blanche ce dimanche 11 mars pour un pique-nique solidaire. Concerts, expositions et surtout des prises de paroles se sont succédé. Pour terminer, une action s’est déroulée devant la prison de Saint-Pierre pour montrer leur solidarité avec les Réunionnais interpellés pendant les émeutes. Du 21 au 25 février 2012, 12 communes de La Réunion ont connu des émeutes contre l’apartheid social qui fait que plus de la moitié des Réunionnais vivent sous le seuil de la pauvreté. Plus de 250 personnes ont été interpellées. Une trentaine de Réunionnais ont été condamnés à de la prison ferme.

Cinq des sept personnes arrêtées dans la région de Reims, dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste, financement du terrorisme et tentative d’extorsion » au bénéfice du PKK ont été mises en examen. Un mandat de dépôt a été décidé pour l’une d’elles, tandis que les quatre autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Deux ont été libérées à la fin de leur garde à vue. Dans un dossier similaire de financement du PKK, quatre personnes avaient été mises en examen et trois d’entre elles placées en détention provisoire en février.

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C’était le 23 février, lors d’une perquisition chez un forgeron qui aurait fabriqué le crochet qui avait servit lors de la fameuse opération de sabotage. Les enquêteurs de la SDAT avait alors oublié un dossier confidentiel chez le suspect. Les documents sont ‘sans interêts’ selon les autorités ‘compétentes’. Les documents comprenaient pourtant -en plus des repérages, photos, rapports,…- une dizaine de numéros de téléphone d’agents anti-terroristes, les numéros ont été changés et aucune charge n’est retenue contre les suspects. Ce n’est pas la première fois qu’une énorme gaffe brise la grande motivation de la Direction Anti-Terroriste en concernant l’affaire Tarnac, dernière en date : l’irrecevabilité de la plupart des éléments inculpants les premiers suspects à cause de l’illégalité de leur mise en place (écoute clandestine, traçage GPS non-autorissé,…).

Dans un communiqué la Ligue des Droits de l’Homme annonce avoir déposé un recours en annulation devant la Cour Constitutionnelle. La LDH dénonce le fait que cette loi est contraire à la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). La Ligue dit déposer ce recours au nom des justiciables pour leur droit à être défendu correctement. La Loi Salduz, selon ses promoteurs devait permettre aux personnes arrêtées de bénéficier de la présence de leur avocat dés la première audition. Il n’en est rien dans les faits : l’avocat n’a pas accès au dossier et ne peut intervenir d’aucune manière.

Pour répondre aux demandes des services de police et de pompiers souhaitent utiliser les données mobiles, par exemple pour transmettre des photos de suspects ou pour solliciter une vidéo enregistrée par une caméra de surveillance, « Astrid », l’opérateur du réseau radio pour les services de secours et de sécurité en Belgique, va faire appel aux réseaux 3G commerciaux pour les données mobiles. Pour ce faire, Astrid va opter pour une construction MVNO. L’adjudication sera lancée dans les prochains jours. Astrid espère pouvoir proposer les données mobiles à grande vitesse au début de l’année prochaine à la police, aux pompiers et aux autres services de secours. L’actuel réseau Tetra d’Astrid, conçu pour les applications vocales, et n’autorise pas des vitesses élevées pour les données.

Le cahier des charges sera publié prochainement. Il contiendra une protection bout à bout par cryptage et VPN mobile pour garantir la fiabilité, l’activation de nouveaux appareils, l’intervention 24 heures sur 24 ou envoi d’avertissements en cas de problème sur le réseau, etc. Astrid exige aussi du partenaire MVNO des cartes SIM ‘trans-réseaux’ pour pouvoir basculer d’un réseau mobile à l’autre. Si le réseau Proximus n’offre pas de couverture à un endroit donné par exemple, le réseau de Mobistar ou celui de Base devrait pouvoir être automatiquement utilisé et inversement. L’objectif est de rendre opérationnel le ‘data only’ MVNO au cours du premier trimestre de 2013. Rien ne changera au niveau du réseau vocal sur base de la technologie Tetra.

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