La FGTB va déclencher une procédure en justice contre Arcellor Mittal. Un agent de sécurité à la solde du patronat du géant métallurgiste avait en effet espionné les faits et gestes des ouvriers et syndicalistes actifs à l’aide d’un stylo-caméra. Arcellor Mittal s’est défendu en prétendant une initiative individuelle de la part du vigile mis en cause, la direction prétend également interdire ce genre de pratiques à ses vigiles.

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Début février, le site internet du ministère grec de la Justice avait subi une attaque menée par le groupe ‘Greek Hacking Scene’ (G.H.S.), se réclamant du collectif Anonymous et menaçant de rendre inutilisables le site du ministère, mais aussi ceux des médias du pays, jusqu’à ce que la Grèce se retire de l’Accord commercial anticontrefaçon (ACTA). Depuis, le département du crime électronique de la police mène l’enquête, et dans ce cadre, un lycéen de 18 ans a été arrêté hier pour ‘introduction illégale dans des systèmes électroniques’. Des poursuites pénales ont été ouvertes à son encontre et il encourt une peine d’au moins un an de prison. La police a indiqué qu’elle était toujours à la recherche de deux autres adolescents de 16 et 17 ans en raison de leur participation présumée à cette attaque. Lors d’une perquisition aux domiciles des trois jeunes, elle a saisi douze disques durs et trois ordinateurs.

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Hier, plusieurs centaines de jeunes s’étaient rassemblés devant un collège de la ville de Valence pour dénoncer l’attitude du gouvernement régional. Suite au plan de rigueur adopté début janvier, celui-ci a effectué des coupes budgétaires dans divers secteurs, dont celui de l’éducation. Depuis plusieurs semaines, certains établissements scolaires sont privés de chauffage, les autorités n’ayant pas réglé les factures auprès des fournisseurs. Un cordon policier était disposé devant le collège, et les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour empêcher le rassemblement. Les policiers ont également fait usage de leurs matraques dans les rues voisines lorsque les jeunes se sont dispersés, certains étant traînés au sol. Les autorités ont procédé à une série d’arrestation, mais leur nombre n’a pas été communiqué.

Manifestation estudiantine à Valence

Manifestation estudiantine à Valence

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Ils étaient quatre à avoir été placés en détention préventive après que sept lieux de vie toulousains aient été perquisitionnés le 15 novembre dernier. Ces descentes avaient été menées par les forces de l’ordre suite une action contre les locaux de la Protection Judiciaire de la Jeunesse en juillet 2011 pour dénoncer l’incarcération des mineurs. Les quatre étaient accusés de participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens, de
 violence commise en réunion sans incapacité et de dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion. Fin janvier, un des inculpés avait été libéré, avant que deux autres ne le soient début février. Ce jeudi, la dernière personne toujours incarcérée a finalement été libérée. Tous quatre ont été placés sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer au commissariat de façon hebdomadaire, interdiction de contact entre eux et obligation de rendre compte de leurs déplacements.

‘Athens IndyMedia Center’ (AIMC), le site le plus fréquenté et utilisé par l’opposition révolutionnaire grecque a subit plusieurs attaques de la part des autorités depuis le 12 février. Des tentatives d’attaques DDOS (Attaque par Déni de Service, type d’attaque utilisée pour surcharger un site et le mettre hors-ligne pour quelques minutes ou quelques heures, popularisé par Anonymous) ont été effectuées sans succès, alors que la Faculté Polytechnique qui héberge le serveur-relai d’AIMC prétexte des coupures de courant pour couper régulièrement l’accès au site, explique Jolly Roger membre du collectif dans une interview. Des campagnes de solidarité internationale ont démarré, notamment en France et en Espagne.

Suite à la journée d’émeutes du 12 février, des dizaines de révolutionnaires grecs ont été arrétés, principalement le 18 février lors de perquisitions massives. Des rassemblements de solidarité ont eu lieu le même jour à travers la Grèce pour réclamer la libération de tous les prisonniers, notamment ceux arrétés les 12, 13 et 18 février. Il est actuellement très difficile de cerner l’ampleur de la répression qui a suivit et qui suit la journée du 12 février.

Sticker de solidarité avec IMC Athènes

Sticker de solidarité avec IMC Athènes

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Des dizaines de milliers de kurdes venus principalement d’Allemagne, France, Pays-Bas et de Belgique ont manifesté samedi 18 février à Strasbourg pour demander la libération du chef du PKK et dénoncer l’inaction de l’Union Européen face à la répression anti-kurde en Turquie. Il s’agit de l’une des plus grandes manifestations de ces dernières années. Des drapeaux à l’effigie du leader kurde Abdullah Öcalan, emprisonné sur l’Ile d’Imrali depuis 13 ans sous totale isolation, et des drapeaux du PKK étaient brandis, ainsi que des pancartes avec des inscriptions telles que « Non au complot international contre Ocalan », « Liberté pour Ocalan, paix au Kurdistan ». Des femmes en tenue noire en signe de protestation et des jeunes en tenue guérilla du PKK étaient présents dans les cortèges.

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Les enquêteurs chargés des dossiers de « terrorisme » ne pourront pas priver les personnes mises en cause du choix de leur avocat. C’est ainsi qu’a tranché vendredi le Conseil constitutionnel français, en censurant une disposition qui permettait de limiter le nombre de conseils habilités à intervenir en garde à vue auprès de leurs clients dans ces dossiers.

Depuis toujours, le gouvernement cherche à préserver une zone dérogatoire pour préserver le travail des enquêteurs sur les affaires les plus sensibles, comme le crime organisé et le terrorisme. Lorsque, poussé par le Conseil constitutionnel et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, le gouvernement a bien dû se résoudre à permettre aux avocats d’assister leurs clients dans les commissariats, le législateur souhaitait quand même conserver un régime spécial pour les dossiers les plus lourds, en dressant une liste des avocats admis dans ces affaires.

Mais la Cour de cassation a refusé que perdure une dérogation systématique pour certaines affaires, quelle que soit leur nature. Les magistrats peuvent donc retarder l’arrivée de l’avocat auprès d’un gardé à vue au commissariat, mais à condition de justifier strictement de «circonstances exceptionnelles»-si bien que dans les faits, on compte peu de demandes de report. Le deuxième correctif est tombé vendredi, à travers la question prioritaire de constitutionnalité tranchée par le Conseil constitutionnel, qui a mis fin à l’espoir que caressaient les juges d’instruction de voir publier le décret qui devait organiser, à partir d’avril prochain, la constitution de listes d’avocats autorisés à assister éventuellement les gardés à vue dans les affaires de terrorisme, à la place du conseil attitré du mis en cause.

Le procès de 12 communistes soupçonnés d’appartenance au (nouveau) Parti communiste italien [(n)PCI] a débuté la semaine dernière à Bologne. ils sont accusés en vertu de l’article 270 bis du Code pénal italien, qui prohibe «les associations qui se proposent d’accomplir des actes de violence dans un but terroriste ou de subversion de l’ordre démocratique». Ce procès fait suite à la décision de la Cour suprême, qui a annulé la décision d’un tribunal inférieur d’abandonner l’affaire faute de preuves suffisantes. Il s’agit de la huitième procédure entreprise contre le (n)PCI au cours des dernières années. Jusqu’à date, toutes se sont soldées par une victoire de la défense. Parmi les accusés, certains sont en fait membres du Parti des comités d’appui à la résistance – pour le communisme et de l’Association pour la solidarité prolétarienne, mais l’accusation allègue que ces groupes « font partie » du (n)PCI.

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L’administration pénitentiaire française a publié ce vendredi ses statistiques mensuelles. Au 1er février, on comptait en France 65.699 détenus, parmi lesquels 16.463 en attente de jugement et 723 mineurs. Tous ces chiffres constituent de nouveaux ‘records’. Le nombre total de personnes incarcérées représente une hausse de 6,4% sur un an, de 1,4% sur un mois. Le nombre de mineurs en prison est lui en hausse de 1,5%. Le taux d’occupation explose lui aussi. La France disposant de 57.213 places disponibles, celui-ci s’élève à 114,8%.

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Aurora Cayetano Navarro est la première femme de l’histoire de l’Etat espagnol a avoir passé 30 ans de sa vie en prison. Née dans une famille ouvrière de Vigo le 19 février 1957, elle a commencé à travailler à 14 ans dans une conserverie. Suite à la grève générale de 1972, elle entre dans l’organisation clandestine OMLG (l’Organisation de Marxistes Léninistes Galiciens), puis, en 1975, dans le PCE(r). En décembre 1976, elle est arrêté par la police de Franco. A sa sortie de prison, elle intègre les GRAPO et participe à la guérilla antifasciste. Arrêtée en 1978, elle est brutalement torturé par la Brigade Polico-sociale. Elle sera détenue pendant 20 ans dans 15 prisons différentes et parrticipera à de nombreuses luttes, y compris de très dures grèves de la faim.

Elle est libérée en 1998 et reprend son activité politique. Elle intègre en 2000 le travail clandestin du PCE (r). Elle est arrêtée le 18 juillet 2002 à Madrid et condamnée en fonction de la « doctrine Garzon » selon laquelle toutes les forces antifascistes révolutionnaires doivent être considérée comme GRAPO (comme toutes la gauche nationaliste basque doit être considérée comme ETA). Aurora est condamnée à 12 ans de prison pour terrorisme alors que, de l’aveu même du tribunal, il n’y avait pas dans ce dossier même un coup de pied dans le tibia d’un policier. Comme tous les prisonniers politiques, elle est détenue loin des siens, à plus de 1000 kilomètres de ses parents. Aurora a une fille, Celestina. Sa soeur Carmiña est aussi une prisonnière révolutionnaire qui a purgé plus de 16 ans entre 1983 et 1999 et qui est à nouveau détenue depuis 2006.

Aurora Cayetano Navarro

Aurora Cayetano Navarro

Pour lui écrire:
Prisión de Villena-Alicante II
CN 330 km. 66, 03400 VILLENA (Alicante)