Dans un communiqué au quotidien The Guardian, la Real IRA a reconnu être responsable des attaques contre deux banques en Irlande du Nord ainsi que de celle contre les bureaux de la ‘City of Culture’ à Derry la semaine dernière. L’organisation affirme qu’elle va continuer à viser les intérêts économiques, comme elle l’avait affirmé en septembre dernier, lorsqu’elle avait publié une déclaration affirmant que les banques et les banquiers pourraient être visés par diverses actions.

Aujourd’hui, un de ses représentants a déclaré au Guardian que les dernières attaques, ainsi que celles à venir, sont la réponse de l’organisation à la cupidité des banquiers et qu’elles visent à délivrer le message que bien que la lutte nationale irlandaise et la lutte des classes soient distinctes, elles ne sont pas séparées. Il a affirmé que les bureaux de la ‘City of Culture’ était une cible symbolique parce que la décision de les attribuer à la ville de Derry sous-tendait l’autorité britannique sur la ville. ‘De telles attaques font partie intégrante de notre stratégie qui consiste à viser l’infrastructure financière qui soutient le système colonial capitaliste du gouvernement britannique en Irlande. L’impulsion pour mettre à exécution ce genre d’attaque est directement liée à la pression des communautés ouvrières en Irlande dans leur ensemble. Il est évident que notre objection à la ‘City of Culture’ est concentrée sur l’exploitation politique du nom et de la culture de Derry par les britanniques’.

Militant de la Real IRA

Militant de la Real IRA

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Teresa Treacy est une femme de 65 ans qui a été mise en prison le 12 septembre suite à une accusation de la compagnie d’électricité ESB. Teresa Treacy qui tient une ferme à Tullamore dans le comté d’Offaly, avait refusé l’accès de ses terres à ESB, afin de protéger l’environnement et les arbres dont elle s’occupe depuis des années. ESB veut construire une ligne électrique de 110 kV de Cushaling à Thornsbury. Depuis 2006, Mme Treacy a fait connaître ses objections à l’ESB et leur demandé que les lignes électriques soient construites sous terre. Mais l’ESB, craignant qu’un précédent ne soit ainsi créé, a négocié des compensations avec les autres propriétaires, et à l’en été 2011, Teresa Treacy était la dernière à refuser l’accès à l’ESB. Mme Treacy restera en prison jusqu’au moment où elle « purgera son refus d’appliquer les décisions de justice » en acceptant de s’y soumettre.

Le procès de huit anarchistes membres présumés de « Lutte révolutionnaire », a finalement commencé hier devant la cour d’appel criminelle spéciale installée dans l’enceinte de la prison de Korydallos près d’Athènes. Devant initialement commencer le 5 octobre, le procès avait été reporté afin de permettre à un de ces accusé, Costas Katsenos, qui s’était rendu au début du mois aux autorités, de préparer sa comparution.

Costas Katsenos est le seul de huit accusés actuellement en détention provisoire, les trois principaux accusés (ceux qui revendiquent leur appartenance à « Lutte Révolutionnaire ») -Nikos Maziotis, sa femme Panayota Roupa, et Konstantinos Gournas-, ayant été placés tout récemment en liberté conditionnelle à l’expiration des 18 mois de leur période de détention provisoire. Tous les accusés ont refusé de déposer devant la cour spéciale, composée de trois juges. Nikos Maziotis a lu un texte devant la cour, qui soulignait que le procès était politique et qu’il fallait juger les politiciens, les banquiers et le capital, qui sont à l’origine du braquage social. « Lutte Révolutionnaire » est une organisation politique plus actuelle que jamais, a lancé Nikos Maziotis. Les accusés risquent de lourdes peines allant jusqu’à la prison à vie. Le procès doit reprendre le 1er novembre et devrait durer au moins jusqu’à la fin décembre.

Une quinzaine de personnes se sont rassemblée ce mardi après-midi devant l’ambassade de Grèce à Bruxelles pour manifester leur solidarité avec les inculpés de « lutte Révolutionnaire ».

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Depuis près d’un mois, la population de l’île de Mayotte dénonce la vie chère par de multiples grèves générales et autres manifestations. Aujourd’hui, des dizaines de jeunes de Dzoumogné, dans le nord de l’île, ont bloqué la circulation en érigeant des barrages avec des troncs d’arbres sur diverses routes de la ville. Des affrontements se sont déclenchés lorsque les gendarmes sont arrivés pour lever ces barrages. Les 150 gendarmes ont répliqué aux jets de galets et de cocktails molotov par des jets de gaz lacrymogènes.

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Les travailleurs du site H&M Logistics à Ghlin étaient entrés en grève mardi suite au refus de la direction d’entendre leurs revendications (augmentation du pouvoir d’achat et diminution des emplois précaires). La direction avait considéré illégales les mesures de blocage des travailleurs à l’entrée de l’entreprise. Huit huissiers de justice avaient été mandatés mardi par la direction pour signifier une astreinte des 5.000 euros par voiture empêchant l’entrée et la sortie des camions sur le site. Mercredi matin vers 6 heures, à nouveau, les huissiers se sont présentés à l’entrée. Ils ont constaté que la circulation des camions entrants et sortants.

La grève vient d’être reconsuite. Les ouvriers distribuaient aujourd’hui des tracts au rond-point de Ghlin. Ils se rendront ensuite à la gare de Mons et au complexe commercial des Grands Prés, à Mons.

Après plusieurs reports, le 24 octobre a été décidé comme jour d’ouverture du procès à Athènes de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » (« Επαναστατικός Αγώνας », « Epanastatikós Agónas »). Le procès (qui pourrait connaître un nouveau report) aura lieu dans la salle du tribunal de la prison de Koridallos, dans la banlieue d’Athènes. Huit personnes qui sont accusées d’avoir participé aux activités de l’organisation : les six anarchistes arrêtés le 9 avril 2010, mais aussi l’épouse de Costas Gournas et un militant en cavale.

Tract de la manifestation pour « Lutte Révolutionnaire »

En décembre 2010, Nikos Maziotis, Polia Roupa et Costas Gournas ont lancé un appel international à la solidarité dans la perspective de leur procès. Pour répondre à cet appel, le Secours Rouge International a organisé plusieurs initiatives en Europe, car la solidarité avec les anarchistes de « Lutte révolutionnaire » doit être, au-delà de toute divergence stratégique ou idéologique, un point de convergence pour tout le mouvement révolutionnaire en lutte contre l’oppression, contre l’exploitation, pour la libération des peuples par les peuples. Rassemblement ce mardi 25 octobre, à 17H30, devant l’ambassade de Grèce, 10 rue des Petits Carmes (entre le Sablon et la Porte de Namur).

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La surveillance prend des formes de plus en plus variées grâce aux avancées technologiques. Autant elle se diversifie, autant elle prend également de plus en plus d’ampleur. Le territoire français compte 673.000 caméras de surveillance. Et la police envisage d’améliorer le dispositif grâce à un fichier qui classerait les images via un système de reconnaissance faciale. Le logiciel pourra comparer le visage du suspect filmé avec les faciès répertoriés et proposera une liste de suspects potentiels par ordre de ressemblance. Pour ce qui est des écoutes téléphoniques, elles ont augmenté de 18% entre 2009 et 2010. L’année dernière, la Commission nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNIS – gendarme des écoutes) a validé plus de 6000 ‘interceptions de sécurité’ (mises sous surveillance à la demande du gouvernement de lignes mobiles, filaires ou internet). Par ailleurs, les policiers qui, lorsqu’ils ont obtenu la commission rogatoire dans le cadre d’une enquête judiciaire, n’ont plus qu’un code à entrer sur leur table d’écoute pour espionner les conversations de la personne visée, ont procédé à 43.000 écoutes en 2010. Cela constitue une augmentation de 65% en quatre ans. Enfin, il existe aujourd’hui en France 58 fichiers policiers (contre 37 en 2007), dont plus d’un quart n’ont pas d’existence légale. Les autorités françaises planchent actuellement sur un projet de loi visant à créer une carte d’identité biométrique où seront stockées toutes les données du détenteur – état civil, empreintes digitales,…

Lundi, nous vous annoncions que la direction de l’usine chimique d’Ineos à Feluy avait fait appel à la police afin de réquisitionner des ouvriers en grève. 46 d’entre eux avaient été forcé de reprendre le travail, sous prétexte – selon la direction – que la sécurité n’était pas assurée sur le site. Les syndicats avaient immédiatement répliqué en annonçant que l’usine avait été sécurisée vendredi, avant le début de la grève. Dès lundi midi, ces derniers avaient introduit un recours devant le Conseil d’Etat pour faire casser l’ordre de réquisition. Mardi soir, se prononçant sur la forme (ordre pas assez motivé) et non sur le fond, le Conseil d’Etat l’a annulé. Vers 23 heures, les 46 ouvriers sont donc sortis de l’usine. La grève se poursuit, et le piquet empêche toute entrée sur le site. Les syndicats, qui maintiennent qu’aucun problème sécuritaire n’est à craindre ont rappelé que parmi les cadres techniques de la direction figuraient des personnes formées capables d’assurer la sécurité du site, et qu’ils n’avaient donc qu’à le faire.

En août 2009 s’est ouvert à Vilnius le procès de Michael Campbell, 39 ans, originaire du comté de Louth en Irlande du Nord et soupçonné d’être membre de la Real-IRA. Il était accusé d’avoir tenté d’acheter des armes, dont des grenades, des fusils, des détonateurs et des explosifs en vue de les ramené dans son pays. Au cours du procès, des images et des conversations enregistrées clandestinement ont été produites devant le juge. Parmi celles-ci, un entretien téléphonique au cours duquel il aurait été en train de planifier une action à l’explosif à Londres. Campbell avait été arrêté à Vilnius en janvier 2008 dans le cadre d’une vaste opération menée conjointement par les autorités lituaniennes et irlandaises. Aujourd’hui, il a été reconnu coupable de soutien à une organisation terroriste, de possession illégales d’armes et de tentative de contrebande. Il écope d’une peine de douze ans fermes.

Michael Campbell

Michael Campbell

Suite aux violents affrontements qui se sont déroulés à Rome samedi dernier en marge de la manifestation des ‘indignés’, les autorités italiennes ont décidé de prendre des mesures radicales. Lundi et mardi, la police a effectué des descentes dans les centres sociaux de plusieurs villes du pays qu’elles soupçonnent d’héberger des sympathisants anarchistes et extrémistes. Un étudiant, accusé d’être le manifestant figurant sur des images largement diffusées par la presse et sur lesquelles il lance un extincteur vers les forces de l’ordre, a été arrêté mardi.

Le soir-même, le ministre de l’intérieur Roberto Maroni est allé plus loin suite à une proposition d’un ancien magistrat: remettre en vigueur une loi datant des années ’70 adoptée alors que l’Italie était confrontée à diverses forces révolutionnaires et de guérilla urbaine. Cette loi autorisait les forces de sécurité à utiliser leurs armes à feu si nécessaire, et interdisait le port de casques et de masques dans les rassemblements. D’autres mesures également à l’étude. Les principales seraient l’extension des lois créées à l’encontre des supporters de foot aux manifestations publiques, l’utilisation de teintures colorées dans les tuyaux d’arrosage à haute pression utilisés contre les manifestants et les procédures judiciaires accélérées pour les personnes interpellées en manifestation.