Mercredi, un groupe ‘d’indignés’ a mené une action de protestation devant et au rez-de-chaussée du siège de Dexia. La police est rapidement intervenue pour empêcher leur entreprise et évacuer le bâtiment après les avoir assis au sol et menotté. L’une des manifestantes a été victime coups porté par un policier en civil alors qu’elle était assise par terre. Blessée, elle a été emmenée à l’hôpital. La vidéo, filmée par un témoin, a rapidement été postée sur YouTube, et vendredi, le policier identifié sur les images a été brièvement interpellé et suspendu de ses fonctions. Un PV pour coups et blessures volontaires a été dressé à son encontre et il a été mis à disposition du parquet.

Mercredi matin avait lieu au tribunal de grande instance de Paris l’audience en référé du recours déposé par le ministère de l’intérieur contre le site Copwatch Nord-Paris IDF, accusé de porter atteinte à l’honneur et à la sécurité des fonctionnaires de police. Le ministre Claude Guéant a cité à comparaître les principaux FAI (Free, Orange, SFR, Bouygues Télécom, Numericable, et Darty) pour qu’il leur soit ordonné de bloquer l’accès au site, ou plus exactement à une liste de pages strictement limitée.

Le juge des référés a décidé ce vendredi de prononcer le blocage de l’ensemble de CopWatch, et pas seulement des URL citées par le ministère. Il a ainsi entendu les arguments des FAI qui expliquaient ne pas pouvoir faire de filtrage sélectif, mais prononcé dès lors une mesure plus sévère que nécessaire. Les opérateurs, qui seront indemnisés par le ministère, devront très probablement bloquer par DNS ou par adresse IP. Reste que depuis la citation à comparaître, les copies dupliquées de CopyWatch se sont multipliées, et qu’il sera impossible de les bloquer à leur tour. L’effet Streisand a joué à plein.

copwatch-assignation.png

Les sept personnes interpellées mardi à Bordeaux lors d’une opération menée dans les milieux kurdes proches du PKK seront déférées ce samedi devant un juge antiterroriste à Paris. Les services de police avaient perquisitionné mardi 11 les locaux de l’association franco-kurde à Bordeaux ainsi que quatre maisons dont les occupants appartiendraient au PKK. La police accuse les sept personnes âgées de 20 à 50 ans placées en garde à vue d’avoir prélevé l’impôt levé par le PKK. En février 2008 trois membres présumés du PKK avaient déjà été arrêtés à Bordeaux.

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Tel qu’en lui même, accueillant des positionnements politiques différents, le Secours Rouge n’avait pas à se prononcer sur le mouvement des « indignés ». A titre individuel ou dans le cadre de leurs autres engagements politiques, certains des membres du SR ont gardé une distance critique, d’autres se sont impliqués, en participant notamment à l’occupation du « carré Moscou ».
Avec l’arrivée des « indignés », le SR a veillé à remplir son rôle anti-répression en produisant et en faisant traduire un guide juridique pour préparer les marcheurs étrangers à la réalité répressive belge. De la même manière, nous avons participé à l’atelier sur le thème de la répression. Et c’est là que cela s’est gâté…

Dans la perspective de la manifestation du 15 octobre, un représentant des marcheurs de Madrid a refusé l’idée de limiter les photographes à l’intérieur de la manifestation. Il a justifié cela de trois manières: 1° les images assurent la popularité du mouvement, 2° elles montrent la transparence du mouvement, 3° elles permettent à la police d’identifier les « casseurs ». Ce troisième point était revendiqué et assumé. Pire encore, il était question « comme en Espagne » de se préparer à isoler/dénoncer les « casseurs » en faisant un cercle autour d’eux pour les signaler à la police.

Le dernier texte posté sur Indymedia nous éclaire sur la base politique de cette logique collabo: «L’idée étant de dépasser la question de la mentalité supposée anti-police pour une compréhension effective du droit de chacun, policier et citoyen compris. Éviter dans la mesure du possible les situations critiques. (…) Les policiers sont un ordre, les manifestants un autre, il faut installer un espace intermédiaire. »

Nous pensons que les policiers sont/représentent/défendent un monde, et que nous sommes/représentons/défendons un autre, que ces mondes sont inconciliables, et que l’espace occupé par l’un est forcément un espace conquis sur l’autre. Il ne s’agit pas d’une « mentalité anti-policière », il s’agit d’une analyse politique du rôle de la police dans une société: perpétuer l’ordre existant. Nous refusons de travailler avec des délateurs et ces policiers bénévoles, et nous nous retirons de l’atelier « legal team ».

Toutefois, nous savons qu’au-delà du noyau madrilène-collabo (et de quelques-uns de ces supporters belges), un grand nombre des personnes attachées au mouvement des « indignés », et qui refusent la violence politique, rejettent l’idée de dénoncer les « casseurs ». Et nous voulons croire qu’ils seront en majorité à la manifestation du 15 octobre. Que ceux-là sachent (et les « casseurs »  aussi…) que notre sortie de l’atelier « legal team » des « indignés » ne nous empêchera pas d’être présents pour soutenir tout militant confronté à la répression.

Le Secours Rouge,
Bruxelles, 13 octobre

C’est le deuxième jour que la direction de la Fonderie du Poitou Aluminium (FDPA), à Ingrandes (Vienne), affrète un car pour amener les non-grévistes sur leur lieu de travail, après les avoir fait pointer à l’extérieur du site auprès d’un huissier. Le car a pénétré dans la cour de l’usine à 9h19 ce jeudi, sous les huées et les sifflements de quelque 250 grévistes, postés à l’entrée. Il n’y avait qu’une vingtaine de personnes dans le car, des cadres, des techniciens et des ouvriers qui ne sont plus grévistes parce qu’ils n’en ont pas les moyens. La grève est entrée, lundi 10 octobre, dans sa sixième semaine, contre le « plan de compétitivité » qui prévoit, notamment une baisse de près de 25 % des salaires. FDPA, dont 85 % des commandes proviennent de Renault, fabrique des culasses pour les moteurs de voitures.

fonderie_poitou.jpg

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Dans le cadre de l’enquête ouverte suite à la contre-manifestation anti-nazie de Dresde et du 1er mai à Berlin cette année, les autorités ont perquisitionné un lieu d’habitat collectif situé dans le quartier du Kreuzberg à Berlin. Hier, à six heures du matin, un contingent de la police anitcriminelle assisté par des hommes de la police locale ont pris d’assaut l’immeuble, visiblement à la recherche, entre autre, de pull à capuche noir. Trois personnes ont été interpellées, interrogées, puis relâchées. C’est une nouvelle fois en vertu de l’article 129a de la loi antiterroriste qui porte sur la ‘constitution d’organisations terroristes’ que les autorités sont intervenues

Hier soir à 23h, une bombe a explosé à l’extérieur des bureaux de la ‘City of Culture’, au centre de Derry. Un avertissement composé de mots codés reconnus aurait été donné vers 22h, une heure avant l’explosion. Les forces de sécurité ont annoncé ce matin que l’attaque portait clairement la marque de la R.IRA, qui avait déjà endommagé la porte du même bâtiment avec une bombe artisanal en janvier dernier. Hier soir, l’explosion n’a fait aucun blessé et les dégâts matériels sont insignifiants. Après avoir reçu l’alerte, la police avait fait évacuer le quartier et appelé les démineurs de l’armée, mais la bombe a explosé avant leur arrivée. Jusqu’à présent, la R.IRA n’a pas revendiqué l’action.

Dossier(s): Archives Europe Tags:

Ce mercredi 12 octobre, le Secours Rouge vous invite à venir assister à la projection du documentaire ‘Les raisons de la colère’. Celui-ci traite des désordres civils et de leur recrudescence en ce début de 21ème siècle. Des journalistes sont allés à la rencontre de jeunes qui ont pris part à ces révoltes afin d’entendre leur discours et de les laisser partager leurs aspirations et leurs réflexions. Rendez-vous au Dolle Mol, rue des Eperonniers ce 12 octobre à 20h30.

Affiche Cinéclub

Affiche Cinéclub

Suite à l’accord signé le 7 octobre dernier entre la France et la Turquie qui prévoit ‘l’engagement des deux pays dans une coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme’, la police française a perquisitionné ce mardi les locaux de l’association franco-kurde et plusieurs habitations à Bordeaux. Halit Secen, le président de l’association kurde, ainsi qu’au moins trois autres personnes, ont été arrêtées. Selon des témoins, l’une d’entre elle aurait été battue par la police avant d’être emmenée. Depuis le début de l’année, au moins 46 kurdes ont été arrêtés en France pour des motifs politiques.

Dossier(s): Archives France Tags: ,