Le ministre de la justice a annoncé la création d’un nouveau service spécial dont la fonction sera le ‘profilage’ de tous les détenus des prisons belges. A l’heure actuelle, la police, le parquet et l’administration disposent chacun de leurs dossiers respectifs, mais il n’existe aucun document commun. Le nouveau service se chargera de rassembler un maximum d’information sur l’histoire de chaque prisonnier afin d’établir un profil précis qui sera utilisé par tous les départements judiciaires. Ce profil tiendra compte des risques d’évasion, mais dressera aussi un compte-rendu du passé médical, des relations,… du détenu. Le dispositif devrait être mis en place en 2012.

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La camarade Andi, membre du secrétariat international du Secours Rouge International et militante de l’organisation Revolutionärer Aufbau, passait en procès hier et avant-hier. Elle est accusée d’avoir participé à une série d’actions pyrotechniques et incendiaires contre des cibles policières et diplomatiques. Alors même que le représentant de la sûreté de l’Etat reconnaissait que, malgré un espionnage très serré, aucune preuve n’avait pu être réunie, le procureur a demandé quatre ans et demi de prison ferme sur une base politique: celle de la contre-révolution préventive. Il a déclaré en audience que Revolutionärer Aufbau comptait de plus en plus de jeunes, que ceux-ci étaient de plus en plus radicaux, et qu’il fallait leur envoyer un « message » pour les dissuader de poursuivre dans cette voie…

Une centaine de militants avaient fait le déplacement dans la petite ville tessinoise de Bellizona où siège le tribunal fédéral, assurant une présence dans la salle, de petites actions et manifestations sauvages dans la ville. Quelques bousculades ont eu lieu avec les robocops cantonaux. Des délégations du Secours Rouge International étaient venu d’Allemagne, d’Italie et de Belgique.

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Plus d’une centaine de personnes, dont une délégation de notre Secours Rouge, s’était réunie hier matin au rond point Louise pour se diriger vers le palais de justice. Une salle bondée a pu entendre le réquisitoire du procureur du roi qui a demandé l’acquittement pur et simple pour les faits concernant la deuxième affaire. Précédemment, nous avions constaté qu’un membre de la police avait pris des photos des sympathisants avec son GSM dans la salle. Il s’est avéré hier que cette même personne est partie civile…

La plaidoirie de Maître Deswaef, avocat de la défense, a mis en avant le contexte politique des faits. Il a également dénoncé la construction orchestrée du dossier et la collusion entre la police et la partie civile. Il a mis en avant de nombreux exemples, dont des témoignages policiers contredits par les témoins et les vidéos,… Cette plaidoirie s’est soldée par une salve d’applaudissements. Le verdict sera prononcé le 28 octobre.

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En avril 2008, débutait sur le campus universitaire de l’ULB, une lutte de personnes « sans-papiers ». Un Comité d’Actions et de Soutien (CAS) aux sans-papiers s’est constitué autour de ces occupations pour porter avec elles une lutte politique qui durera plus de deux ans. Diverses actions menées par le CAS contre la politique migratoire orchestrée par les différents gouvernements belges et européens prennent place au sein d’une ligne politique qui se constitue autour de trois objectifs stratégiques : régularisation de tous les sans-papiers, arrêt des rafles et expulsions, destruction des centres fermés (camps pour étrangers).
De semaines en semaines, tout un dispositif répressif et de contrôle qui va prendre en engrenage les militants du CAS : présence policière systématique aux abords du Campus (facilitée par la collaboration du service de sécurité de l’ULB), lignes téléphoniques mises sur écoute, mailing list placée sous surveillance ainsi qu’une juridiciarisation des arrestations en fin de manifestations.

Huit inculpés du Comité d’Actions et de Soutien aux « sans-papiers » (CAS) restent poursuivis, et c’est ce. Ce 29 septembre 2011 se jouera la dernière partie de cette mauvaise farce qui aura duré, en tout, plus de trente mois. Rassemblement de solidarité ce jeudi 29 septembre à 8h30 au carrefour Louise.

Faruk Ereren est un opposant politique turc de longue date et dirigeant du DHKP. En 1990, il est obligé de fuir la répression turque et de s’exiler en Allemagne, où il vit dans la clandestinité jusqu’à son arrestation en avril 2007 pour appartenance à une organisation terroriste. Il est immédiatement soumis à un isolement strict, et ce malgré son état de santé défaillant en raison des multiples séances de tortures qu’il a subi lorsqu’il était incarcéré en Turquie dans les années 90. Hier, après un procès long de 20 mois où il est accusé d’avoir commandité une action de guérilla urbaine menée dans le quartier de Kiziltoprak à Istanbul en 1993 dans laquelle deux policiers ont été tués, il a été condamné à une peine de prison à perpétuité par la cour régionale de Düsseldorf.

Les autorités ont interpellé ce lundi trois hommes qu’elles suspectent d’appartenir à l’IRA et d’avoir préparé des attaques à la bombe dans la ville de Londonderry. Tous trois, âgés entre 46 et 56 ans, ont immédiatement été placés en détention et interrogés dans un centre proche de Belfast. La police a déclaré avoir découvert un engin suspect le long d’une route à proximité de la ville ainsi qu’un autre à côté de la gare de Newry.

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Le maire de Mandelieue-La-Napoule (Alpes-Maritime) a fait cette semaine une proposition pour augmenter l’efficacité du centre de surveillance urbaine (CSU) de sa commune. En effet, seules 49 personnes ont été interpellées grâce à la vidéo-surveillance au cours de l’année écoulée, chiffre qu’il juge beaucoup trop bas. Quatorze agents travaillent au CSU et visionnent quotidiennement les images de 80 caméras placées sur la voie publique. Pour les inciter à être plus efficaces, le maire a fait une proposition: que tout agent de sécurité de la voie publique qui aura détecté un délinquant ou un criminel et qui aura entraîné une enquête de la gendarmerie qualifiant les faits de crime et délits reçoive une prime d’un euro par personne arrêtée.

La police anti-émeute a dispersé ce dimanche devant le Parlement grec à Athènes une manifestation contre les mesures d’austérité. Deux mille manifestants s’étaient rassemblés pour dire leur refus de la rigueur et leur colère contre la classe politique. Des manifestants ont commencé à lancer des bouteilles sur les forces de l’ordre qui ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes. On ne fait pas état de blessés.

Jeudi dernier, une grève de 24 heures organisée pour dénoncer les dernières mesures d’austérité annoncées par le gouvernement a paralysé les transports dans la capitale. Parmi les récentes mesures annoncées pour obtenir le versement d’une nouvelle tranche d’aide de huit milliards d’euros prévu le mois prochain, le gouvernement de George Papandréou a annoncé une baisse des retraites, une prorogation d’une hausse de la taxe immobilière et des réductions de traitement pour des milliers de fonctionnaires. Trente mille salariés de la fonction publique doivent en outre être mis en disponibilité, ce qui se traduira par une baisse de 60% de leur salaire. Ils disposent d’un an pour trouver un nouvel emploi au sein du secteur public sous peine de licenciement.

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L’affaire avait débuté jeudi peu après 18h00 lorsque les agents ont poursuivi un homme dont le comportement leur paraissait suspect jusque dans le centre social de la Reithalle où il a pu être arrêté. Mais les deux policiers ont soudain été assaillis par un groupe de jeunes qui les a empêchés de quitter les lieux. Les deux agents ont été molestés par un groupe de 30 à 40 personnes. Légèrement blessés, les deux fonctionnaires ont réussi à prendre la fuite grâce à l’arrivée des renforts. Un homme soupçonné d’avoir frappé les policiers a été arrêté. Entre 40 et 50 personnes, la plupart masquées, ont attaqué une voiture de police peu avant minuit.

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Quatre pays, dont la Belgique, ont indiqué hier qu’ils étaient opposés au projet de directive européenne visant à élargir les droits des personnes arrêtées en Europe. Selon eux, celle-ci irait trop loin et coûterait trop cher. Cette directive prévoit notamment de garantir l’accès à un avocat dès le premier interrogatoire, le principe d’aide juridique, le droit pour toute personne arrêtée à l’étranger de pouvoir saisir son ambassade, de recevoir des visites,…