À l’approche du sommet de l’OTAN des 7 et 8 juillet à Ankara, les autorités turques ont mené une nouvelle série d’opérations visant des organisations révolutionnaires, syndicales et anti-impérialistes à Istanbul. Des membres de la Plateforme révolutionnaire indépendante de classe (BDSP), de DEV TEKSTİL, de DGB, de l’Association de l’unité des travailleurs (İşçilerin Birliği Derneği) et de Mücadele Birliği ont été arrêtés lors de perquisitions à domicile et dans des locaux associatifs. Parmi les personnes interpellées figurent Murat Yıldırım, İpek Bozkurt, Ulaş Uslu, Yaren Sarısaltık, Ümit Erben, Baran Can Ayaz, Nimet Erben, Hakan Koç, Ayşenur Semiz, Onur Çağdaş Ekinci, ainsi qu’Okan Karaçam, représentant de DEV TEKSTİL à Istanbul. L’avocate İdil Yeşil a également été arrêtée selon le Bureau juridique du peuple (Halkın Hukuk Bürosu). Les locaux de l’Association de l’unité des travailleurs à Sefaköy et de l’Association de l’unité des travailleurs de Sarıgazi ont également été perquisitionnés.
Karima, militante engagée en soutien au peuple palestinien, sera jugée le 19 juin à Nîmes, dans le sud de la France. Ses soutiens dénoncent une criminalisation croissante du mouvement de solidarité avec la Palestine. Plusieurs organisations et militants appellent à un rassemblement de soutien devant le tribunal dès 8H30, exigeant la relaxe de la militante.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
La Cour de cassation a annulé la décision de la cour d’appel de Versailles qui avait requalifié les faits reprochés au policier ayant tué Nahel Merzouk en 2023 en « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La plus haute juridiction judiciaire estime que la cour d’appel n’a pas suffisamment justifié l’abandon de la qualification de meurtre, notamment au regard des circonstances du tir : usage volontaire d’une arme à feu à courte distance et visant une zone vitale.
L’affaire est renvoyée devant la cour d’appel de Versailles, qui devra réexaminer la qualification pénale retenue contre le policier. Cette décision relance la possibilité d’un procès pour meurtre devant une cour d’assises, saluée par la famille de Nahel et ses soutiens comme une avancée majeure dans la recherche de la vérité judiciaire. Le non-lieu accordé au second policier présent lors de l’intervention a en revanche été confirmé.
Le Comité Justice et Liberté pour Kanaky lance un appel à la solidarité en faveur de Jepa, jeune Kanak déporté en France après le soulèvement de mai 2024. Libéré en novembre 2025, il avait réuni avec l’aide de sa famille les fonds nécessaires pour financer son retour en Kanaky le 6 juin 2026. Cependant, au moment de l’embarquement, la police aux frontières lui a refusé l’accès à son vol en raison de l’invalidation de son ancien passeport, remplacé à son insu par un document d’urgence délivré lors de sa déportation. Son billet, d’une valeur de plus de 1 000 euros, a ainsi été perdu. Après avoir obtenu en urgence un nouveau document de voyage, Jepa doit désormais financer un nouveau billet retour, estimé à plus de 1 300 euros. Une cagnotte a été ouverte afin de permettre à Jepa de rentrer rapidement au pays.
Durant les audiences du tribunal de Stuttgart, les cinq militant·es internationaux connu·es sous le nom des “Ulm 5”, jugé·es pour avoir perturbé les activités du site d’Elbit Systems à Ulm, ont livré leurs témoignages en expliquant agir pour des raisons humanitaires et politiques contre la production d’armements destinés à Israël. Ils et elles affirment vouloir « interrompre le flux d’armes vers l’armée israélienne » et dénoncent la responsabilité de l’Allemagne dans le génocide en Palestine.
Plusieurs déclarations ont insisté sur la dimension politique de leur action directe. L’un des accusé·es, Daniel Tatlow-Devally, affirme avoir agi pour « stopper le soutien matériel aux crimes commis à Gaza » et pour dénoncer « le scandaleux soutien du gouvernement allemand à la guerre contre Gaza et sa participation à en tirer profit ». Un·e autre accusé·e affirme que les méthodes légales ont échoué malgré des mobilisations répétées. Vi Kovarbasic insiste pour sa part sur l’urgence morale de l’action face à la destruction en cours, expliquant qu’il s’agissait « d’empêcher la construction d’un drone de plus, dans l’espoir qu’une vie de moins puisse être sauvée ».
Les prévenu·es dénoncent également les conditions du procès et la politique judiciaire allemande, qu’ils et elles estiment marquée par des atteintes aux droits de la défense et un manque de neutralité. Les audiences se poursuivent à Stuttgart dans les prochaines semaines.
Des militants se sont rassemblés devant les tribunaux de Rome et de Turin en soutien à Alfredo Cospito, militant anarchiste détenu sous le régime d’isolement renforcé du 41 bis, dont la prolongation de deux années supplémentaires a été décidée en avril. Cette initiative était organisée à l’occasion de l’examen de l’appel déposé par son avocat, dont la décision sera connue dans quelques jours. Les participants ont dénoncé un dispositif de torture et un symbole de la répression politique exercée par l’État italien contre les prisonniers révolutionnaires et les détenus refusant de collaborer avec les autorités, comme les BR-PCC (Brigades rouges – Parti communiste combattant).
Les manifestants ont également exprimé leur solidarité avec d’autres prisonniers soumis au 41 bis ou à des régimes de haute sécurité, ainsi qu’avec des militants poursuivis en raison de leur engagement politique, notamment plusieurs prisonniers palestiniens. Dans un communiqué, les sections de Rome, Milan et Turin du Secours Rouge International ont rappelé que « leur vie défend l’idée révolutionnaire ; ils et elles soutiennent la possibilité et la nécessité de la révolution dans l’intérêt de tous les mouvements de classe, du prolétariat et des peuples opprimés. Au-delà des différences, il ne s’agit pas de prendre parti pour les prisonniers anarchistes et/ou communistes : nous devons reconnaître qu’ils et elles sont des combattants, une partie vivante et vibrante de la tendance à la libération sociale des chaînes de cet immonde système d’exploitation ».
Des proches de détenus et des collectifs anticarcéraux dénoncent des pratiques humiliantes à la prison des Baumettes, à Marseille. Ils évoquent des fouilles intrusives lors des parloirs, des contrôles ciblant particulièrement certaines catégories de visiteurs, ainsi que des conditions d’accueil dégradantes pour les familles, parfois contraintes d’attendre des heures avant les visites. Les témoignages font également état d’une forte dégradation des conditions de détention lors des périodes de chaleur, notamment en raison de coupures d’électricité quotidiennes affectant ventilateurs et réfrigérateurs.
Les collectifs dénoncent par ailleurs le retour rapide de la surpopulation carcérale malgré l’ouverture récente des Baumettes III. Ils rappellent également le décès récent d’un détenu et appellent à un rassemblement devant l’établissement le 28 juin à 14H pour dénoncer les violences institutionnelles et exprimer leur solidarité avec les personnes détenues et leurs proches.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Les autorités israéliennes ont annoncé le décès d’Imad Rajeh Sarhan, 47 ans, prisonnier palestinien originaire de Haïfa, détenu depuis 2001 et condamné à la perpétuité. Selon l’administration pénitentiaire, il serait mort à la prison de Gilboa à la suite d’une crise cardiaque. Les organisations palestiniennes de défense des prisonniers contestent cette version et dénoncent une politique de négligence médicale systématique alors qu’il souffrait depuis des années de graves problèmes de santé, aggravés par les séquelles de tortures subies lors de son interrogatoire et l’isolement prolongé. Le décès d’Imad Sarhan porte à 90 le nombre de prisonniers palestiniens morts en détention depuis le début du génocide à Gaza en octobre 2023 et à 327 depuis 1967.
À la veille du sommet du G7 d’Évian, une importante manifestation No G7 a réuni entre 20 000 et 60 000 personnes dans les rues de Genève. Le cortège, marqué par une large participation d’organisations féministes, internationalistes ou encore écologistes, a été confronté à un important dispositif policier. Plusieurs organisations du Secours Rouge International étaient présentes au sein d’un bloc révolutionnaire et anti-impérialiste.
Des affrontements ont éclaté entre des groupes de manifestants et les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Plusieurs barricades ont été dressées à différents points du parcours. Une voiture Tesla a été incendiée et plusieurs vitrines de banques ont également été endommagées. Nassées toute la soirée jusqu’à l’aube, près de 200 personnes encore présentes sur les quais ont été évacuées par la police vers 6H du matin après des contrôles d’identité. Les autorités ont annoncé plusieurs interpellations, ainsi que 28 placements en rétention.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.