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Articles

Bruxelles : Soirée de soutien pour les « 7 contre Elbit »

Une soirée musicale de soutien est organisée le 6 mars à Bruxelles par le collectif ADES’if et le Hakab Gabber Collective afin de récolter des fonds pour la défense des militants appelés « 7 contre Elbit », impliqués dans la campagne contre l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems (voir notre article). La soirée hardcore-gabber antifasciste et antiraciste se tiendra au Point de Chut’ avec une entrée à prix libre destinée à la solidarité.

France : Une conférence antimilitariste interdite à l’université de Grenoble

Une conférence de présentation du livre antimilitariste « Maudite soit la guerre » du militant et journaliste Pierre Douillard‑Lefèvre a été interdite sur le campus de Université Grenoble Alpes pour « risque de trouble à l’ordre public ». Prévu par des collectifs étudiants opposés aux liens entre l’enseignement supérieur et l’industrie de l’armement, l’événement a été annulé par la présidence de l’université après une circulaire du ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste demandant de limiter les « meetings politiques » dans les établissements (voir notre article). Saisi en référé, le tribunal administratif de Grenoble a validé l’interdiction en invoquant le contexte sécuritaire et un risque de perturbation des activités universitaires. Les organisateurs dénoncent une atteinte à la liberté d’expression sur les campus et maintiennent la conférence hors de l’université.

Bruxelles : Quatre interpellations lors d’actions de Commune Colère contre Arizona

Quatre militants ont été interpellés jeudi 5 mars à Bruxelles lors d’actions menées par le collectif Commune Colère contre les politiques « antisociales et autoritaires » du gouvernement fédéral dit « Arizona ». Vers 14h, des militants ont ciblé plusieurs bâtiments publics, notamment le SPF Finances, où la police est intervenue après une tentative de collage d’affiches. Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles d’identité de manifestants et de journalistes, laissant repartir la plupart des personnes présentes sauf les quatre interpellés. Parallèlement, une vingtaine d’autres militants se sont brièvement rassemblés et introduits dans les bureaux du SPF Santé publique avant de manifester à l’extérieur sous surveillance policière. Des collages ont également visé le siège du parti de droite Les Engagés, tandis que le collectif a appelé à poursuivre la mobilisation dans le centre-ville.

Honduras : L’ONU dénonce exécutions, tortures et disparitions sous l’état d’urgence

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme accuse les forces de sécurité honduriennes d’avoir commis en 2025 plusieurs violations graves pendant l’état d’urgence instauré fin 2022 pour lutter contre les gangs. Selon l’ONU, au moins 24 plaintes ont été recensées, dont huit disparitions forcées, cinq cas de torture ou traitements cruels, trois exécutions extrajudiciaires, deux morts en détention et six arrestations arbitraires, impliquant notamment la police antigang et la police militaire. Le rapport souligne aussi 17 assassinats de défenseurs des droits humains en 2025, en hausse par rapport à 2024, dénonçant un climat d’impunité et des menaces persistantes contre ces militants. L’état d’urgence, qui autorisait arrestations et perquisitions sans mandat, n’a pas été prolongé après l’arrivée au pouvoir en janvier du président conservateur Nasry Asfura.

France : Le policier qui a tué Nahel Merzouk sera jugé pour « violences mortelles »

La cour d’appel de Versailles a décidé que le policier Florian M., qui a abattu le jeune Nahel Merzouk lors d’un contrôle routier à Nanterre le 27 juin 2023, sera jugé pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et non pour meurtre. Les juges ont estimé que l’intention homicide n’était pas établie, contrairement à l’analyse initiale des juges d’instruction qui avaient demandé un procès pour meurtre devant les assises. La mort de l’adolescent de 17 ans, filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux, avait déclenché une grande révolte populaire à travers la France. La famille de la victime dénonce une décision « scandaleuse ».

Espagne : Deux nouveaux prisonniers politiques se mobilisent pour María José Baños

Plusieurs prisonniers politiques de l’Etat espagnol ont lancé des jeûnes solidaires hebdomadaires pour soutenir et exiger la libération de María José Baños Andújar, prisonnière antifasciste des GRAPO gravement malade (voir notre article). On retrouve des prisonniers issus de différentes traditions et affiliations politiques : Victoria Gómez (prisonnière des GRAPO – Groupes de résistance antifasciste du premier octobre), Juan García (prisonnier du PCE (r) – Parti communiste d’Espagne reconstitué), Israel Torralba (prisonnier des GRAPO), Nacho Varela (prisonnier des GRAPO), Daniel Pastor (prisonnier communiste basque), Patxi Ruiz (prisonnier basque), Israel Clemente (prisonnier des GRAPO) et Fernando García Jodra (prisonnier basque). Récemment, le rappeur et militant emprisonné Pablo Hasél et le prisonnier basque Andoni Goikoetxea Gabirondo ont annoncé rejoindre la mobilisation. Parallèlement, le militant Marcos Martín Ponce a entamé une grève de la faim illimitée depuis le 23 février, demandant notamment le transfert de María José Baños à l’hôpital en ambulance, tandis que des soutiens appellent à amplifier la mobilisation internationale pour sa libération.

Brésil : Un militant anti-impérialiste libéré après plus d’un mois de détention

L’étudiant de l’Université fédérale du Pernambouc et militant Mateus Galdino, arrêté le 28 janvier 2026 lors d’une manifestation anti-impérialiste à Recife (voir notre article), a été libéré après plus d’un mois de détention préventive au centre pénitentiaire COTEL d’Abreu e Lima. Interpellé après la répression policière du rassemblement, il était accusé de tentative d’homicide, bien qu’il ait été arrêté loin du lieu des affrontements. Le parquet a finalement demandé la levée de sa détention en évoquant des incohérences dans les témoignages policiers et les preuves, tandis qu’une campagne de mobilisation étudiante et militante réclamait sa libération. Les soutiens du jeune activiste demandent désormais l’abandon des poursuites.

Union Européenne : Une liste de « pays tiers sûrs » pour accélérer les rejets d’asile

Le Parlement européen a adopté le 10 février une liste de « pays tiers sûrs », soutenue par la droite et l’extrême droite, afin d’accélérer le traitement (et souvent le rejet) des demandes d’asile provenant de ces États. Parmi les pays cités figurent notamment le Maroc, la Tunisie, l’Égypte et certains États voisins candidats à l’adhésion à l’Union Européenne (UE). Les demandes seront examinées via des procédures accélérées et, en cas de refus, les recours ne seront plus suspensifs, ce qui pourrait entraîner des expulsions avant la fin des procédures. La mesure pourrait aussi permettre de renvoyer des exilés vers des pays jugés « sûrs » où ils ont simplement transité, dans le cadre d’accords avec l’UE.

France : Sanctions disciplinaires contre des étudiants de CentraleSupélec

À la suite d’une action menée le 19 janvier 2026, au cours de laquelle ils ont interrompu une table ronde pour dénoncer les partenariats de leur école avec des entreprises de l’industrie de l’armement (telles que Dassault Aviation et Safran) complices du génocide à Gaza, six étudiants de CentraleSupélec font face à des procédures disciplinaires pour « atteinte à l’image » et « trouble au bon fonctionnement » de l’établissement. Le Comité Palestine Paris-Saclay, qui a multiplié les tentatives de dialogue restées sans réponse (pétitions, manifestations, courriels), dénonce une répression systémique de la solidarité envers la Palestine au sein des universités françaises et appelle au boycott des entreprises concernées ainsi qu’à l’abandon immédiat des poursuites contre les étudiants mobilisés.

France : Un détenu sanctionné pour avoir refusé un 5ᵉ codétenu dans sa cellule

À la maison d’arrêt de Nanterre, où le taux d’occupation atteint 213 %, un détenu a été sanctionné après avoir refusé l’arrivée d’un cinquième prisonnier dans une cellule de 16 m² déjà occupée par quatre personnes, alors qu’elle est initialement prévue pour deux. L’établissement compte 592 places pour 1 258 détenus. L’homme, qui s’était opposé à l’installation d’un nouveau codétenu sur un matelas au sol, a été placé au quartier disciplinaire puis condamné à quatorze jours de cellule disciplinaire.

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