La nouvelle de la mort vendredi dernier d’un manifestant (voir notre article) lors des violents affrontements entre gendarmes et grévistes de la Sucrerie Africaine de Côte d’Ivoire (SUCAF), a été démentie. L’homme n’est pas décédé mais se trouve à l’hôpital baptiste de Ferkessédougou dans un état critique. Il avait été blessé suite à un affrontement entre la gendarmerie et les manifestants qui exigeaient la libération de deux des leurs, interpellés lors d’un rassemblement.
Par ailleurs, quatre travailleurs de la SUCAF ont été arrêtés. Ils sont considérés comme les « meneurs » des manifestations de vendredi dernier. Les travailleurs de la SUCAF avaient manifesté violemment la semaine dernière pour dénoncer leurs conditions de vie au sein de la société et une réduction de leur salaires. Les travailleurs interpellés ont été déférés devant le parquet de Korhogo pour troubles à l’ordre public.
Raffinerie de la SUCAF
Au coeur du Moyen-Orient, les populations du Rojava se sont soulevées depuis deux ans contre les forces réactionnaires qui oppressent la région depuis des décennies. Le Rojava fait aussi face à la menace des impérialistes américains et de l’OTAN, ainsi que des régimes réactionnaires et fascistes du Moyen-Orient.
Le Bataillon International de Libération regroupe des combattants communistes, anarchistes et antifascistes venus défendre le Rojava dans l’esprit des Brigades Internationales dans l’Espagne de 1936. Une campagne a été lancée en Belgique, visant à leur apporter un soutien politique et matériel en finançant l’achat une centaine de pansements hémostatiques de nouvelle génération. 60% des blessés par balle meurent d’hémorragie en attendant d’être pris en charge : ces pansements, assez onéreux, stoppent l’hémorragie rapidement en précipitant la coagulation du sang dans la plaie.
L’OCML-VP a repris cette campagne en France et a déjà programmé un meeting en ce sens. Nous appelons les autres forces révolutionnaires, communistes, anarchistes et antifascistes de France et d’ailleurs à nous contacter et à s’investir eux aussi dans cette campagne.
Poster
Depuis le début de l’année, le MEET, Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais convoque des Assemblées générales pour soumettre une série de doléances à la présidence de l’Université (allocations et bourses non payés, manque de transport, frais de logement dans les cités sur le campus excessifs, etc.). Une première Assemblée générale tenue le 13 janvier 2016 avait déjà tourné à l’affrontement. L’association estudiantine aurait adressé un courrier aux autorités en charge de l’enseignement supérieur exprimant leurs revendications. Courrier qui serait resté lettre morte, d’où l’appel à manifester durant 48 heures lancé par le MEET jeudi passé.
Ce jour là, le campus universitaire de Lomé a été le théâtre d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre – la manifestation d’étudiants ayant été interdite par les autorités. Bilan provisoire de la journée : au moins cinq blessés du côté des étudiants, dont deux grièvement à la tête. Du coté des forces de l’ordre, trois policiers seraient blessés, et une voiture de gendarmerie a été incendiée.
Le véhicule de gendarmerie incendié sur le campus
Des militaires de la 8e division de l’armée gouvernementale ont capturé hier mardi quatre membres de l’ELN dans la zone rurale de Toledo (Norte de Santander). Les guérilleros appartiennent au Front « Efraín Pabón Pabón » de l’ELN. Ils étaient en possession d’un fusil d’assaut, d’un pistolet, de deux radios et étaient en uniforme de l’ELN (uniforme de campagne et foulard rouge et noir).
Les guérilleros après leur capture
Des centaines de Palestiniens habitant à Taybeh se sont insurgés contre la démolition par les Israéliens de constructions décrétées par eux « illégales ». Les affrontements ont commencé à l’entrée de la localité et les forces de sécurité a jeté sur les manifestants des grenades assourdissantes. Taybeh (1.300 habitants) est un petit village à une trentaine de kilomètres au nord de Jérusalem, non loin de Ramallah. C’est le dernier village entièrement chrétien de Palestine.
Taybeh
Un détachement de 12 militaires du 730e Groupe de combat était en patrouille quand il a rencontré un groupe de 15 combattants de la NPA dans la municipalité de Tôong (Batangas). Dans la fusillade qui s’ensuivit, un militaire a été mortellement blessé.
Combattantes de la NPA
Les manifestants, regroupés derrière une banderole proclamant «Pour en finir avec l’état d’urgence», ont scandé «état d’urgence, état policier, on nous empêchera pas de manifester», ou encore «Assignés à résistance contre l’état d’urgence», tandis qu’un hélicoptère les survolait. Sur une pancarte, on pouvait lire «La liberté se meurt en toute sécurité» ou bien «Davos: nos urgences sont vos déchéances», en référence au Forum économique mondial qui se déroule actuellement en Suisse. Certains manifestants ont collé sur les murs des affichettes représentant une caméra de surveillance et affirmant «l’Etat nous surveille, crevons lui les yeux». D’autres, au visage caché derrière un foulard, ont peint sur les murs d’autres appels à manifester, à l’aide de bombes de peinture.
Le PCF, Lutte ouvrière, le Parti de gauche, le Nouveau parti anticapitaliste ainsi que la Fédération anarchiste, le syndicat FO et le Mouvement pour la paix, avaient appelé à ce rassemblement contre l’état d’urgence instauré après les attentats du 13 novembre. Un projet de loi pour le prolonger de trois mois après le 26 février sera présenté le 3 février en Conseil des ministres. Partis d’un quartier situé à l’ouest de Rennes, les manifestants – qui défilaient également contre le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, la déchéance de nationalité et les interventions militaires en Syrie – se sont rendus jusqu’à la préfecture de Bretagne, en centre-ville, avant de repartir vers leur point de départ.
La manifestation de Rennes
Pour des raisons inconnues, les combats se sont raréfiés ces derniers jours au sud de la ville de Manbij, que les QSD visaient pourtant. Depuis une grosse quinzaine de jours, les frappes américaines ont pratiquement cessé sur cette place stratégique de l’Etat Islamique. Comme le rapportent des observateurs « On ne sait pas ce qu’il se passe, la seule chose qui est sûr c’est que la Turquie a beaucoup à voir là dedans ».
La prise de Manbij risque de géner au plus haut point l’état turc et l’Etat Islamique. Menaçant les premiers de la création d’un (deuxième) quasi-état kurde à sa frontière, menaçant les seconds de couper la route de leur principal fournisseur d’armes et de combattants, la Turquie.
En gros, la situation sur place.
Les quatre ouvriers Ford convoqués lundi dernier par le commissariat du 15e arrondissement de Paris ont appris ce lundi que leur rendez-vous était finalement annulé et la convocation reportée. Aucune nouvelle date n’est pour l’heure prévue. Cette annulation fait suite à une demande de leur avocate qui exige que l’audition se déroule à Bordeaux. Les quatre hommes – tous syndiqués dont le candidat à la présidentielle 2012 Philippe Poutou – doivent être entendus dans le cadre de deux plaintes déposées par la direction de Ford. Il leur est reproché des dégradations qu’ils auraient commises lors des Salons de l’automobile de 2012 et de 2014 où les ouvriers de l’usine girondine ont mené des actions coup de poings.
La manifestation au salon de l’auto