En mars, le gouvernement par intérim a approuvé un décret-loi criminalisant les protestations, grèves et sit-in troublant l’activité économique. La loi prévoit de graves sanctions à ceux qui appellent ou incitent à des sit-in, jusqu’à un an de prison et un demi-million de livres égyptiennes (60.000 €).
Mercredi 10 juin, des travailleurs égyptiens ont pris la rue pour réclamer de meilleurs conditions de travail, bravant la loi anti-grève. Les employés de Nasr Car (compagnie automobile d’État) ont demandé à leur direction de réhabiliter les travailleurs forcés à prendre leur retraite anticipée, les diplômés de l’université Al-Azhar ont commencé leur premier jour de grève de la faim, réclamant du travail dans l’université, les fermiers exploitants protestaient contre le gouvernement de les avoir spoliés de leurs terres, et les employés du nouvellement formé ministère de la Culture demandent des contrats de travail stables et des conditions décentes.
Le Premier ministre du gouvernement intérimaire a annoncé après le début de cette grève mettre en application la loi anti-grève. Peu après, police et forces anti-émeutes ont utilisé la force pour disperser la foule et ont arrêté au moins sept fermiers.
Un détachement de la CRPF comptant 45 paramilitaires, allant inspecter la construction de nouvelles baraquements et mener un exercice de contre-guérilla, a été pris en embuscade à Bhejji par un groupe d’environ 100 guérilleros maoïstes. Trois paramilitaires ont été tués sur place et trois autres blessées dans l’échange de coups de feu. Le PCI(M) a envoyé un communiqué exigeant la fin des opérations anti-maoïstes dans le Chhattisgarh et des exécutions extra-judiciaires opérées par les forces de sécurité.
L’embuscade avait été méticuleusement planifiée puisque, tandis qu’un groupe engageait le convoi de la CRPF, une autre s’était positionné plus loin, sur la route allant à la caserne, pour tendre une embuscade à d’éventuels renforts. Les trois blessés ont été amené par air à l’hôpital gouvernemental de Jagdalpur, ils sont dans un état critique. Cette embuscade se produit un jour après que la guérilla aient fait sauter un IED dans le le même district de Dantewada (Etat du Chhattisgarh), tuant 10 paramilitaires et deux jours après une embuscade semblable à Narayanpur, qui a fait tué 5 membres des forces de sécurité.
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Une centaine de personnes s’étaient rassemblées à 15 heures au Carré de Moscou à Saint-Gilles pour se rendre en cortège vers la Place Flagey, où le camp des ‘indignés’ a été évacué hier matin. Encadrées par la police de Saint-Gilles, elles ont été bloquées au moment de leur arrivée sur la commune d’Ixelles par une trentaine de policiers munis de boucliers et de matraques. Après un sit-in d’une vingtaine de minutes, et la prise de relais des forces de police ixelloises, elles ont poursuivi leur avancée vers la Place. A leur arrivée vers 16h30, une centaine de personnes ont été enfermées dans un ‘kessel’. Très rapidement, une centaine d’autres personnes arrivées en renfort sont parvenues à encercler les policiers et à les contraindre à déserrer leur étau. Cela ne s’est toutefois pas fait sans mal, plusieurs personnes ont reçu des coups de matraques. Deux personnes ont également été brièvement interpellées. Le cortège, fort de plus de 300 personnes, s’est redirigé vers le Carré de Moscou, escorté par un lourd contingent de la police d’Ixelles. Arrivé à Saint-Gilles, trois policiers de la commune ont accompagné la foule jusqu’au Carré de Moscou. A 19h30, plus de 350 personnes se sont retrouvées au campement, encadrées par trois combis de la police communale.
Répression de la manifestation des indignés