Kamal Ammari, un activiste du mouvement du 20 février, est mort à l’hôpital de Safi, une cette ville située à 350 kms au sud de Casablanca, où il agonisait après avoir été battu à mort par la police dimanche dernier, lors d’une manifestation. Une vidéo le montre agonisant, le visage enflé par les coups, couvert d’ecchymoses. Le parquet de Safi parle déjà de « crise cardiaque ». La famille a démenti.
Geronimo Pratt, ancien responsable des Panthères pour Los Angeles, emprisonné à tort pendant 27 ans aux États-Unis, est décédé à l’âge de 63 ans dans le petit village de Tanzanie où il vivait.
Elmer Geronimo Pratt avait été condamné à la détention à perpétuité en 1972 pour le meurtre d’une femme, dont le mari avait été grièvement blessé lors d’un cambriolage à main armée. Ciblé par le programme COINTELPRO du FBI, il avait toujours clamé son innocence. Le FBI savait à l’époque, grâce à des infiltrés et une surveillance téléphonique illégale, que Pratt ne se trouvait pas sur les lieux du crime mais à une réunion du BPP. Le témoignage du mari qui ne reconnaissait pas Pratt, avait été caché aux jurés. La condamnation avait été cassée en 1997 et en 2000, la ville de Los Angeles et le FBI avaient versé 4,5 millions de dollars de dommages et intérêts.
En novembre dernier, le tribunal de Pau avait accepté le mandat d’arrêt européen émis par l’Audience Nationale de Madrid à l’encontre d’Aurore Martin, militante de Batasuna (organisation autorisée en France mais interdite en Espagne pour ses liens présumés avec le groupe indépendantiste armé ETA). Au mois de décembre, la Cour de cassation avait rejeté son pourvoi en cassation, autorisant dès lors son transfert vers l’Espagne, qui lui reproche sa participation publique aux activités d’une organisation interdite. Le 21 décembre, Aurore Martin est entrée dans la clandestinité, affirmant qu’elle n’avait pas l’intention de se soumettre aux autorités espagnoles, ni de faciliter la tâche de la France à exécuter le mandat d’arrêt à son encontre, et surtout que la seule manière de poursuivre son travail au sein de Batasuna était de se cacher.
Hier, le militante basque a annoncé son intention de sortir de cette clandestinité. Depuis plusieurs mois, elle bénéficie d’un large soutien dans le monde politique et associatif au Pays Basque. De nombreuses actions ont eu lieu pour dénoncer et demander l’abrogation de cette législation liberticide dans le cas de militantisme politique. Aurore Martin a déclaré hier dans un communiqué: ‘Certes je serai probablement livrée à Madrid, mais nous avons créé les conditions de mettre un réel frein ou coup d’arrêt à la dérive répressive de l’Etat français.‘
Une importante journée de mobilisation contre le mandat d’arrêt européen aura lieu à Biarritz le 18 juin prochain.
Les autorités syriennes ont libéré des centaines de prisonniers politiques, dans le cadre de l’amnistie générale décrétée par le président Bachar al Assad après dix semaines de contestation de son pouvoir. La plupart des personnes relâchées sont des manifestants des banlieues de la capitale, Damas, de Banias, d’Homs et de Lattaquié, ainsi que de la ville de Deraa, berceau de la contestation situé dans le sud du pays. Plus de 10 000 personnes auraient été arrêtées depuis le début des manifestations, mi-mars.
Mais la répression des manifestations se poursuit dans le pays. Au moins onze civils auraient été tués par les forces de sécurité ce jeudi à Rastan, dans le centre du pays. Au moins 52 civils auraient été tués et 200 arrêtés dans cette ville de 60 000 habitants depuis le début de l’assaut lancé par l’armée dimanche.
Le 27 Mai, des anarchistes ont été condamnés pour de multiples actions politiques, parmi lesquelles l’attaque de l’ambassade de Russie à Minsk en Août 2010. Ihar Alinevich est accusé des attaques contre l’ambassade de Russie et la BelarusBank, contre le centre de détention provisoire de Minsk , contre un Casino et pour une manifestation illégale au quartier général de l’armée. Il a finalement été condamné à 8 ans de régime durci. Mikalaj Dziadok a été condamné pour les actions contre le Casino, le quartier général de l’armée et un syndicat jaune. Il a reçu 4 ans et demi de régime durci. Aliaksandr Frantskievich a été condamné pour les actions contre le syndicat jaune, le quartier général de l’armée et un commissariat à Soligorsk, ainsi pour que la dégradation du site internet de la ville de Novopolotsk. Il a reçu 3 ans de régime durci.
Maxim Vetkin a été condamné pour les actions contre la BelarusBank et l’ambassade de Russie. Il a collaboré avec les enquêteurs et a témoigné contre les autres. Il a reçu une peine de 4 ans dans une prison de « faible sécurité » à la demande du procureur et a été temporairement libéré. Yevgeni Silivonchik a été condamné à 1 an et demi de prison de « faible sécurité » pour l’attaque de Soligorsk. Il a, lui aussi, collaboré avec les enquêteurs et a témoigné contre les autres. Les condamnés devront verser environ 14 000 euros de dommages et intérêts aux institutions concernées. Alinevich, Dziadok et Frantskievich nient leur implication à l’exception de l’action au quartier général de l’armée. Ils pensent faire appel.
La nuit du 1er juin, une bombe a explosé prématurément devant la banque Santander, à Santiago du Chili. L’explosion anticipée de l’engin a gravement blessé un des deux anarchistes qui étaient en train de la poser. Luciano Pitronello Schuffeneger a été conduit à l’hopital : il a perdu les deux mains, il a des blessures très graves au visage avec perte de la vue, ainsi que des brûlures sur diverses parties du corps. La bombe consistait en un extincteur d’un kilo, rempli avec de la poudre noire et activé par un mécanisme d’horlogerie, relié à une mèche à combustion lente. Les policiers sont à la recherche de l’autre anarchiste qui a pu s’enfuir après l’explosion. Une première perquisition dans un domicile a eu lieu.
Une polémique est née en Angleterre après la confirmation qu’une unité secrète de 11 spécialistes britanniques formaient la Garde nationale de l’Arabie Saoudite – la force de sécurité d’élite déployée depuis le 13 mars au Bahrein pour y réprimer le mouvement de protestation – au maintien de l’ordre publiques, au déminage, mais aussi à l’utilisation de fusils de sniper. Les témoignages de la répression à Bahrein sont accablants allant de la torture à la condamnation à mort à huis clos de manifestants.
l’entrée de l’armée saoudienne au Bahrein