Mardi 15 février, des policiers fédéraux, des policiers de la police d’état, des policiers, de provocateurs et de francs tireurs violemment réprimé une manifestation des enseignants à Oaxaca. Cette manifestation protestait contre la venue dans la ville du président Felipe Calderon, après qu’une loi soit passée prévoyant une exemption d’impôt pour les familles plaçant leurs enfants dans l’enseignement privé. Il y a eu au moins 14 blessés dont deux par balle à la tête. Quatre membres des enseignants sont à l’hôpital (deux blessés par balle et deux à la suite de grenades lacrymogènes).
Répression de la manifestation des enseignants à Oaxaca
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés cet après-midi devant l’ambassade du Maroc à Bruxelles contre le régime, sa dictature et sa corruption, pour la justice et la liberté, pour la libération des prisonniers politiques et pour soutenir les manifestants du monde arabe. A l’issue du rassemblement, les manifestants ont d’ailleurs été rejoindre un autre rassemblement devant l’ambassade de Lybie. Une dizaine de monarchistes ont tenté de détourner la manifestation en brandissant des portraits du roi et en scandant « nous soutenons le roi dans ses réformes démocratiques », mais ils ont été expulsés du rassemblement. Ils se sont rassemblés, sous la protection de la police, devant l’ambassade qui les avait probablement envoyé semer la confusion, sous les huées et les quolibets. De nombreux courants politiques progressistes, démocratiques et révolutionnaires étaient présents, ainsi qu’une importante délégation amazigh. Le Secours rouge a distribué un tract exposant la situation des jeunes communistes emprisonnés, ainsi que celle des militants sahraouis des droits de l’homme qui comparaissent devant le tribunal militaire.
Le tract du Secours rouge (.pdf)
Loin de se calmer, les heurts se sont poursuivis dans plusieurs pays arabes, les régime autocratiques hésitant entre une sévère répression, qui a déjà fait plusieurs dizaines de morts dans l’ensemble des pays, et un début de négociations avec les représentants de l’opposition « officielle ».
Ce samedi après midi, la tension était très vive à Alger, théâtre d’une nouvelle manifestation de l’opposition. Des policiers algériens ont dispersé samedi après-midi dans le centre d’Alger un demi-millier de manifestants. A Manama, capitale du Bahrein, la police vient de relever l’armée après sa sanglante intervention du milieu de la semaine. dont le bilan s’élève à au moins 4 morts et plusieurs centaines de blesses.
En Lybie, la répression aurait fait 35 morts vendredi à Benghazi, selon des sources venant des hôpitaux et des témoins, ce qui porte à 84 selon son décompte le nombre de personnes tuées ces trois deniers jours dans le pays. Au Yemen, où l’armée a tiré sur le foule, sept personnes ont été tuées dans le pays depuis le début des manifestations.
Manifestation au Yemen