Aller au contenu principal
Catégorie

Actualités

Filtrer les articles — 23 175 résultats

Articles

France: Gilets jaunes Acte 49

Plusieurs groupes venus du Puy-de-Dôme mais aussi du Cantal ou de la Creuse, se sont rejoints en début d’après-midi place de Jaude, à Clermont-Ferrand, choisie comme « capitale nationale » pour ce 49e acte du mouvement. Cette journée était dédiée aux pompiers dont la manifestation, la semaine passée, s’était conclue par des affrontements avec les forces de l’ordre. Au moins un pompier avait été blessé à l’oeil. Un cordon de CRS leur a ensuite barré l’accès à la place de Jaude où la préfecture avait interdit toute manifestation. Neuf interpellations avaient eu lieu en milieu d’après-midi. À Toulouse, quelques centaines de gilets jaunes ont commencé à manifester vers 14H00. Les manifestants se sont arrêtés devant une caserne de pompiers en scandant « merci, merci » tout en applaudissant. Ils ont ensuite tenté de rejoindre le centre par un pont, bloqué par les forces de l’ordre qui ont lancé des gaz lacrymogènes sur la foule, l’obligeant à faire demi-tour. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Bordeaux, Lille et Lyon. Des Gilets jaunes ont aussi bloqué la frontière franco-espagnole en solidarité avec les Catalans.

Inde: Kobad Ghandy en liberté conditionnelle

Un tribunal de Surat a ordonné lundi 14 octobre la libération de Kobad Ghandy. Kobad Ghandy, âgé de 73 ans, est poursuivi pour « sédition » dans le cadre d’une affaire visant le Parti communiste maoïste et datant de neuf ans. Les conditions de libération sont l’obligation de se présenter aux audiences, l’interdiction de quitter le comté, et le versement d’une caution. Kobad Ghandy a été libéré et ré-arrêté plusieurs fois (voir notre article), il reste poursuivi dans plusieurs dossiers touchant tous l’insurrection maoïste.

Catalogne: Cinq jours et cinq nuits d’affrontements

Ce sont au total cinq jours et cinq nuits d’affrontements qui ont eu lieu à Barcelone, faisant au total près de 600 blessés. La police a utilisé balles de caoutchouc, gaz lacrymogènes et un canon à eau pour disperser les manifestants indépendantistes. Dans la seule nuit de vendredi à samedi, 182 personnes ont été blessées dans toute la Catalogne, dont 152 à Barcelone, le plus lourd bilan depuis le début des manifestations lundi, déclenchées par la condamnation à de lourdes peines de prison de neuf dirigeants indépendantistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017. L’Audience nationale, haut tribunal madrilène, a ouvert une enquête pour «terrorisme» sSuite aux mobilisations survenues à l’appel du « Tsunami démocratique », cette nouvelle plateforme qui communique via les réseaux sociaux et des applications de messagerie cryptée, et qui est notamment à l’origine du blocage de l’aéroport de Barcelone du lundi 14 octobre. Les sites web du « Tsunami Démocratique » ont été fermé par les autorités. Environ 300 personnes ont été interpellées en Catalogne depuis lundi.

Belgique : Rassemblement demain contre les violences policières à Bruxelles

Lundi 21 octobre à 17h30, un rassemblement contre les violences policières aura lieu Place de l’Albertine, à 1000 Bruxelles. Cette manifestation qui porte le nom « United against police violence » vise à répondre à la répression policière subie par les Gilets Jaunes le 26 mai et par les activistes d’Extinction Rebellion Belgium le 12 octobre (voir notre article). Les organisateurs dénoncent également les violences policières dont sont victimes quotidiennement plusieurs minorités.

Plus d’infos ici.

 

Chili: Proclamation de l’état d’urgence

« J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence », a déclaré le président chilien dans un message au palais gouvernemental. Santiago du Chili a été le théâtre de violents affrontements une bonne partie de la journée entre les forces de l’ordre et des manifestants, qui ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro. Les affrontements se sont multipliés à la tombée de la nuit et le bâtiment de la compagnie d’électricité Enel ainsi qu’une succursale de Banco Chile, tous deux dans le centre-ville, ont été incendiés.

Avant que les stations de métro ne soient bouclées, des appels à monter dans les trains sans billet avaient circulé, pour protester contre l’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier dernier. L’ensemble du réseau a été fermé en raison des émeutes et des destructions qui ont touché presque l’intégralité des 164 stations, où beaucoup de barrières et tourniquets ont été détruits. En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des scènes de bataille de rue plus vues depuis longtemps dans la capitale chilienne. Jeudi, 133 personnes avaient été arrêtées pour des dégradations dans les stations de métro, où les dommages se montent selon le gestionnaire à 400 à 500 millions de pesos (630.000 euros).

Palestine: 69 manifestants blessés à Gaza

Au moins 69 Palestiniens ont été blessés vendredi lors d’affrontements avec des soldats israéliens dans l’est de la bande de Gaza. Ces affrontements ont éclaté dans l’après-midi entre des milliers de manifestants palestiniens et de soldats israéliens lors des manifestations hebdomadaires anti-israéliennes, également connues sous le nom de « Grande marche du retour ». Des manifestants de Gaza ont brandi des drapeaux palestiniens, se sont approchés de la clôture des frontières avec Israël, ont scandé des slogans contre Israël et lancé des pierres et des grenades artisanales sur les soldats et leurs véhicules stationnés à la frontière. Depuis le début des manifestations hebdomadaires à la fin du mois de mars de l’année dernière, l’armée israélienne avait tué 312 manifestants et en avait blessé plus de 19 000 par des tirs à balles de guerre.

Catalogne: Affrontements et manifestation monstre suite à la condamnation des dirigeants indépendantistes

Avec pour mot d’ordre « Liberté », des colonnes parties mercredi de cinq villes de la région, ont convergé dans Barcelone pour une manifestation monstre totalisant plus d’un demi-million de séparatistes. Au cinquième jour des protestations contre les lourdes peines de 9 à 13 ans de prison infligées lundi à leurs dirigeants pour la tentative de sécession de 2017, les indépendantistes ont aussi organisé une grève générale dont les effets étaient manifestes dans la ville et dans cette riche région pesant un cinquième du PIB espagnol.

A Barcelone, la célèbre basilique de la Sagrada Familia a dû fermer ses portes tandis que l’opéra du Liceu a annulé sa représentation vendredi. La majeure partie des stands du marché de la Boqueria, très prisé par les touristes, et de nombreux commerces étaient fermés. 57 vols ont été annulés à l’aéroport, tandis que plusieurs routes ont été coupées, dont l’autoroute AP7 conduisant vers la France. Le constructeur automobile Seat a mis à l’arrêt son usine de Martorell près de Barcelone qui emploie plus de 6.500 personnes. Les événements ont aussi entraîné le report du « Clasico » du 26 octobre entre Barça et Real Madrid, une des rencontres les plus visionnées sur la planète.

Cette journée de mobilisation a été précédée par une nouvelle nuit de violences à Barcelone. Des centaines de jeunes ont érigé jeudi soir des barricades enflammées et jeté des cocktails molotov sur les forces de l’ordre. Mardi et mercredi, cette ville avait déjà vécu ces scènes de guérilla urbaine après de premiers heurts lundi au moment du blocus de l’aéroport par quelque 10.000 manifestants. Pllus de 110 personnes ont été interpellées depuis le début de la semaine dont 16 jeudi soir.

Irlande du Nord: Deux arrestations de membres présumés de l’INLA

Deux personnes – âgées de 19 et 57 ans – ont été arrêtées tôt dans la semaine en lien avec une enquête liée au tir d’une salve d’honneur au-dessus du cercueil de l’ancien prisonnier de l’INLA, Michael McElkerney en mai dernier à Belfast (voir notre article). La police a également saisi des téléphones portables, de la documentation et d’autres appareils électroniques lors de perquisitions. Les deux hommes ont été remis en liberté. La police a accusé l’INLA de multiplier les attaques dans le nord-ouest de l’Irlande du Nord au cours des dernières semaines. La publication d’une photo, prise mardi à Derry, montrant cinq membres de l’INLA portant des cagoules, dont quatre portant des armes, a fait un tollé.

Colombie : Un soldat déserte et rejoint l’ELN

Mercredi 16 octobre, Un soldat de l’armée colombienne a fait défection avec son fusil de dotation et du matériel de guerre dans le département d’Arauca, à la frontière avec le Venezuela, et a rejoint l’ELN. Le déserteur, identifié comme étant Luis Carlos Carrillo, apparaît dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle il déclare s’être engagé en 2018 dans le 18ème groupe de cavalerie mécanisée de l’armée, basée à Saravena dans la département d’Arauca.

Selon Carrillo, au cours de sa période au sein de l’armée colombienne, il n’a pas appris « quoi que ce soit de bon » mais avait découvert la corruption dans l’armée ainsi que les mauvais traitements infligés aux soldats par les officiers de haut rang. Dans la vidéo, il déclare que pendant son temps à l’armée des supérieurs lui avaient parlé de soutenir les groupes paramilitaires pour « défendre la patrie » mais qu’en réalité la patrie qu’il défendait était « la patrie des riches ».

Le soldat Carrillo déserte et rejoint l’ELN

France : Double attaque contre le consulat de Turquie à Nantes, trois arrestations

Dans la nuit de lundi à mardi 15 octobre, un engin incendiaire a été jeté sur le balcon du premier étage du consulat de Turquie à Nantes et des tags contre le chef d’Etat turc (« dictateur fasciste », « Erdogan assassin »), accompagnés d’un « A » cerclé, ont été tracés sur la façade.  Vers 1 h 50 du matin, un témoin a appelé les pompiers, constatant un début d’incendie au niveau du balcon. Les sapeurs-pompiers ont éteint les flammes. La nuit suivante, vers 2h du matin, ce même consulat a été attaqué par trois personnes qui ont été interpellées. Le bâtiment était sous surveillance policière depuis l’attaque de la nuit précédente. De la peinture verte a été aspergée sur les murs du consulat et de l’essence répandue le long des grilles.

 

Recherche avancée