Selon les projections du SPF Justice, 4.500 personnes devraient passer par la surveillance électronique en 2013, alors qu’elles n’étaient que 3.053 en 2011. Alors que l’attente d’un bracelet pouvait durer plus de 6 mois auparavant, le délai est désormais de 3 semaines en moyenne. 14 nouveaux véhicules ont été affectés à l’équipe mobile chargée de placer, enlever et réparer les appareils de surveillance électronique, 46 assistants de justice supplémentaires ont été engagés, l’enquête sociale obligatoire a été supprimée et le système de mise à disposition des bracelets a été simplifié. Le programme informatique de la « control room » du SPF Justice pouvait gérer 200 bracelets en circulation par jour. Un nouveau logiciel a été installé en juillet et permet de gérer 1.500 dossiers simultanément. Il est relié aux GPS intégrés aux voitures de l’équipe mobile, gérant leur planning d’interventions en temps réel.

Le bracelet de cheville classique côtoie également à présent un nouveau système de reconnaissance vocale, utilisé pour les peines de 6-8 mois. Le « détenu » doit rester chez lui, et répondre dans les deux minutes à tout appel de contrôle arrivant sur l’appareil qui lui a été attribué. Ce système, appelé « Voice », ainsi que la résorption des listes d’attente pour les bracelets électroniques font en sorte que les peines de 6 mois à 3 ans sont désormais effectivement exécutées, contrairement aux habitudes antérieures. Dans le futur, un bracelet électronique spécifique, avec GPS intégré, pourrait également être utilisé pour les détentions préventives, et la surveillance électronique pourrait devenir une peine autonome, un réel choix dans l’éventail des possibilités du juge d’instruction. Une députée Open Vld a déposé une proposition de loi allant dans ce sens. Le 15 août dernier, 1.567 personnes étaient surveillées électroniquement en Belgique, dont 173 via le système « Voice », opérationnel depuis quelques mois.

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La façade du siège de la société Van Omme & De Groot à Rotterdam a été maculée de peinture. Cette société est impliquée dans la construction du nouveau Centre de détention pour sans-papiers jouxtant l’aéroport de Rotterdam, a été vandalisée. L’action a été revendiquée sous le mot d’ordre: « GEEN MENS IS ILLEGAAL ». Le camp « No Border » se tenait au début du mois dans cette ville.

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Les travailleurs du Centre Hospitalier-Universitaire Gabriel Touré, à Bamako, ont entamé une mouvement de protestation pour toucher leurs ristournes et indemnités. Le directeur général de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre pour déloger les syndicats lors d’un sit-in dans la cour de l’établissement. Plusieurs syndicalistes ont été arrêtés et emprisonnés.

Centre Hospitalier-Universitaire Gabriel Touré

Centre Hospitalier-Universitaire Gabriel Touré

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Un détachement de la 52e compagnie de reconnaissance de l’armée gouvernmentale (affecté à la 5e Division d »‘infanterie), s’est heurté mardi à une colonne de la NPA dans le village de Balagan, à San Mariano (Isabela). Un soldat a été tué et trois autres ont été blessés. Les guérilleros semblent ne pas avoir subi de perte mais ont dû laisser du matériel sur le terrain.

La société belge Zetes, associée au groupe français Gemalto, a décroché un contrat portant sur une des spécialités de l’entreprise belge: l’identification des biens et des personnes. Il s’agit ici de la personnalisation des passeports électroniques belges, soit la partie invisible du système d’identification de ces passeports qui répondent aux normes internationales. Zetes personnalisera quelques 400.000 documents par an pendant une durée de cinq ans. Et que le contrat pèse 40 millions d’euros (TVA comprise) à diviser entre les deux entreprises impliquées dans le marché.

Zetes est déjà au cœur de la fourniture des cartes d’identité électroniques (eID) belges, des cartes SIS, du nouveau permis de conduire, et travaille à l’export (elle a remporté récemment le contrat des passeports en Côte-d’Ivoire). Gemalto, leader mondial dans la sécurité numérique, produira les livrets vierges électroniques hautement sécurisés, intégrant le logiciel embarqué ICAO de dernière génération et Zetes s’appuiera sur des processus largement éprouvés dans des projets similaires et sur une infrastructure informatique sécurisée.

Reconnu coupable à la fin du mois de juillet de 20 des 22 charges qui pesaient contre lui, Bradley Manning a été condamné ce mercredi à 35 ans de prison. N’ayant pas été reconnu coupable de ‘collusion avec l’ennemi’, il ne pouvait plus être condamné à la perpétuité sans possibilité de remise de peine comme le souhaitait ouvertement les autorités. Celles-ci avaient finalement requis 60 ans de prison. Cette peine de 35 ans pourra être réduite par un système de remise de peine pour bonne conduite après qu’il ait purgé un tiers de la sentence. Manning pourrait dès lors être libéré après neuf ans. Son avocat a par ailleurs déclaré son intention de déposer un appel en grâce auprès du président.

Des centaines d’enseignants ont défilé lundi à Mexico City pour dénoncer la récente réforme de l’éducation votée par le Education Committee du Congrès. Les manifestants ont tenté de pénétrer dans le bâtiment officiel où s’était réuni les votants, mais en ont été empêchés par des brigades anti-émeutes déployées sur le parking. Les violents affrontements qui s’en sont suivis ont fait plusieurs blessés dans les deux camps. Plus tard dans la soirée, des vitres ont été brisées et des voitures incendiées.

Voiture incendiée à Mexico

Voiture incendiée à Mexico

Des soldats israéliens ont tué un Palestinien et en ont blessé par des tirs à balles de guerre deux autres lors d’une opération visant à arrêter un militant à Jénine en Cisjordanie. Deux soldats ont aussi été blessés. Les soldats israéliens disent avoir essyé des tirs mais les deux soldats blessés l’ont été légèrement et uniquement par des jets de pierres. Le Palestinien que l’armée venait arrêter a été interpellé.

Cinq personnes suspectées d’être membres du CPI(maoïste) ont été arrêtées lundi dans le district de Kanker (Chhattisgarh). Sur base d’un tuyau, une équipe conjointe de la Border Security Force et de la police locale ont capturé les cadres dans les forêts du village de Maspur. Ces derniers avaient organisé un meeting public le dimanche soir. L’un d’eux avait un fusil sur lui, mais ce n’est que lors de l’opération de ratissage qui a suivi les arrestations que les forces de sécurité ont découvert, enterrés dans le sol, deux bombes de 7 et 2 kilos respectivement, une batterie et dix mètres de fil électrique. Quatre des personnes capturées – Massu Potai (22 ans), Fandiram Dugga (27 ans), Singrai Potai (40 ans) et Bilas (30 ans) – sont accusés dans le cadre de plusieurs affaires de meurtres, d’incendies volontaires, de pillages,… La cinquième, Sindhu Maravi (21 ans), serait membre d’un comité local du CPI(m).