Une opération militaro-policière a permis l’arrestation, à Tabetas, de deux guérilleros de l’ELN. Le premier était connu et recherché sous alias de ‘Fercho’, et serait le commandant de la commission « Martha Cecilia Pabon » de l’ELN, l’autre est un jeune militant de 19 ans.

Les zones d'implantation de l'ELN

Les zones d’implantation de l’ELN

Deux guérilleros présumés du Front « Efrain Pabon Pabon » de l’ELN ont été capturés dans une opération conjointe entre l’armée, la police et le ministère public. Ils ont été transféré à la Prison Palogordo à Giron. Ils sont accusés d’avoir incendié un bus de la compagnie Cotrans, le 13 septembre, sur la route entre Concepción et Cerrito (Santander). Un petit groupe d’une dizaine de guérilleros opérant en civil est actuellement actif dans la région de Garcia Rovira. Ce groupe fait partie du réseau de soutien de la « Commission Martha Cecilia Pabon », qui dépend du Front « Efrain Pabon Pabon ». Ces six derniers mois, ils ont brûlé un bus, harcelé le poste de police de la municipalité de Concepción et monté des points de contrôle sur certaines routes dans le Garcia Rovira.

Les deux guérilleros présumés à leur arrestation

Les deux guérilleros présumés à leur arrestation

De nouveaux affrontements ont opposés les enseignants et la police d’État dans le centre de Oaxaca, faisant au moins 20 blessés. La confrontation a eu lieu dans le centre de Oaxaca, où quelques minutes avant le début des cérémonies de la fêtes nationales du Mexique, des manifestants enseignants ont essayé d’entrer dans le Zocalo, se heurtant aux barrages policiers. Les manifestants ont fait lancé des pierres, des bâtons et des fusées; et les policiers ont tirés des gaz lacrymogènes. Le syndicat CNTE, qui domine dans les Etats pauvres du sud, les parents d’élèves et les étudiants insurgés contre le gouvernement combattent la réforme éducative qu’ils dénoncent comme une tentative de dissolution du syndicat et de privatisation de l’éducation. En juin, les affrontements avaient fait huit morts (voir notre article).

Lers affrontements d'Oaxaca

Lers affrontements d’Oaxaca

Edwin Alberto Cuervo Parra, alias « Nay », commandant en second de la compagnie  » Capitán Francisco Bossio » de l’ELN a été arrêté à 18h00 dimanche dans une clinique d’Aguachica où il était hospitalisé suite à un accident de moto. « Nay » était recherché pour plusieurs actions de guérilla urbaine de l’ELN.

Edwin Alberto Cuervo Parra, alias

Edwin Alberto Cuervo Parra, alias

Une opération policière dans la zone rurale de la municipalité de Popayan a débouché sur la capture de Hernan Dario Tenebuel Solarte, alias « El Cholo », commandant en second de la Compagnie « Lucho Quintero Giraldo » de l’ELN. Tenebuel Solarte était recherché par la justice colombienne pour crime de rébellion aggravée. Il était membre de l’ELN depuis 13 ans.

Hernan Dario Tenebuel Solarte, alias

Hernan Dario Tenebuel Solarte, alias

Quatre policiers des unités anti-émeutes ESMAD ont été blessés jeudi après-midi dans des affrontements avec des manifestants des communautés autochtones Nasa à Canaima Hacienda situé dans la zone rurale de Caloto, dans le nord du Cauca. Un des policiers a été blessé d’une balle de fusil de chasse. Les communautés autochtones Nasa du Cauca organisent des mouvement de récupération des terres ancestrales, ce qui est à l’origine de conflit régulier avec les policiers venant les en expulser des grands domaines qu’ils occupent (voir notre précédent article sur cette problématique).

Un des policiers blessés

Un des policiers blessés

Les services du procureur ont fait arrêter deux parents de membres de la guérilla de l’Armée du Peuple du Paraguay (EPP) dans une opération dans le nord du département de Concepción, dans le cadre de l’enquête sur l’embuscade de la semaine dernière qui s’est soldée par la mort de huit membres d’une force spéciale anti-guérilla FTP (voir notre article). Les personnes arrêtées sont Juan Morínigo, le frère d’un guérillero de l’EPP tué par les membres de la FTP, et Zunilda Jara est la soeur de deux guérilleros recherchés.

Opération anti-guérilla au Paraguay (archive)

Opération anti-guérilla au Paraguay (archive)

Fin août, un tribunal chilien a finalement accepté la demande des avocats des anarchistes Juan Flores, Nataly Casanova et Enrique Guzmán qui cherchaient à rouvrir l’enquête basée sur la loi anti-terroriste. La défense veut avoir accès à une vidéo que la police affirme être essentiellement pour l’enquête, mais à laquelle ni le procureur ni la police ne veut donner accès. La période d’enquête a été prolongée de 30 jours.

De gauche à droite : Guillermo Durán Méndez, Natalie Casanova Muñoz et Juan Flores Riquelme

De gauche à droite : Guillermo Durán Méndez, Natalie Casanova Muñoz et Juan Flores Riquelme

Les villageois qui manifestaient contre l’exploitation pétrolière à Paujil, dans le Caquetá, se sont affrontés hier en deux points avec les forces anti-émeutes de la police colombienne, les ESMAD. Les manifestants ont lancé des pierres et divers projectiles contre les policiers qui ont fait un large usage de gaz lacrymogènes. Les affrontements ont été à ce point sévères que le maire de la ville a décrété un couvre-feu qui était en vigueur jusqu’à ce matin. Six manifestants ont été arrêtés.

Les ESMAD

Les ESMAD

Huit soldats ont été tué lors d’une attaque présumée de la guérilla de l’Armée populaire du Paraguay (EPP), active dans le sud du pays. L’attaque a visé une patrouille militaire sur une route de campagne du district de Horqueta (département de Concepcion), à 420 kilomètres au nord de la capitale Asuncion. La patrouille motorisée de la Fuerza de Tarea Conjunta (Force Opérationnelle Conjointe, FTC), la principale force anti-guérilla déployée contre l’EPP, a tout d’abord essuyé l’explosion d’un IED et puis des tirs. Cinq militaires sont morts sur place et les autres lors de leur transfert à un hôpital régional. Il semblerait que les guérilleros aient emporté les armes des militaires hors de combat.

Le lieu de l'embuscade

Le lieu de l’embuscade

Les travailleurs sans emploi des organisations Barrios Pie et Anibal Veron ont organisés des barrages sur l’autoroute reliant Buenos Aires à La Plata, au kilomètre 9, à la hauteur de Dock Sud, provoquant des kilomètres de files de voitures. La gendarmerie nationale est intervenue et a expulsé les manifestants, blessant plusieurs d’entre eux. Le ministère de la Sécurité va porter plainte contre les manifestants, qui ont jeté des pierres et s’en sont pris aux camions qui voulaient contourner le barrage.

Les affrontements sur l'autoroute Buenos Aires-La Plata

Les affrontements sur l’autoroute Buenos Aires-La Plata