22H40: Les personnes arrêtées (au moins une vingtaine) sont au commissariat Démosthène

22H10: La carré de Moscou est vidé des manifestantes, les policiers ont aussi évacué les lieux, sauf un petit dispositif.
21H50: La police laisse sortir une par une de la nasse celles qui acceptent de donner leur identité
21H40: La police a laissé sortir au moins une personne de la nasse après un simple relevé d’identité.
21H25: Feux d’artifices tirés dans le haut de St-Gilles, probablement en solidarité
21H12: Premières arrestations, violentes (manifestantes trainées au sol) dans la nasse
20H50: Des petits détachements de quelques policiers empêchent que l’on s’approche du carré Moscou
20H35: Arrivée du bus cellulaire
20H30: Quelques personnes extérieures à la nasse crient leur solidarité (« sororité! »)
20H25: Le nassage continue au carré Moscou. Une auto-pompe se positionne au coin Hôtel des Monnaies/Victoire.

A 20H15, plusieurs dizaines de policiers ont nassé au carré Moscou les personnes qui ont répondu à l’appel, lancé sur les réseaux sociaux, de feminist fight back à une « Reclaim the street ». Le quartier du Parvis était saturé de forces de l’ordre (de nombreux combis et deux autopompes portes de Hal).

Dans la nuit du 9 au 10 février, un groupe d’une trentaine de Gilets jaunes, a mené une action pour protester contre l’installation de la 5G en Belgique. Cette action décentralisée a eu lieu dans une dizaine de villes à travers tout le pays : Gand, Tournai, Mons, Bruxelles, Wavre, Louvain-la-Neuve, Perwez, Corbais, Gembloux, Namur, Bouge, Arlon, Libramont, Wanlin, Wavre. Elle consistait à placarder des centaines d’affiches dénonçant la 5G sur des dizaines de téléboutiques de Proximus et une téléboutique Orange. Dans certaines villes, l’action débordait allègrement sur le couvre-feu. Les militant·es savait, en effet, que dans certaines villes, la police ne patrouille pas avant 23h.

Les Gilets Jaunes défient le couvre-feu pour protester contre la 5G
Les Gilets Jaunes défient le couvre-feu pour protester contre la 5G

Samedi 6 février, la task force vaccination a déclaré que les policiers pourront se faire vacciner en priorité aux côtés des personnes âgées et du personnel médical. Dans un premier temps, les policiers de première ligne seront vaccinés avant que la vaccination ne soit étendue aux 42.000 membres de la police. Cette vaccination a notamment été rendue possible par le syndicat CGSP Police qui faisait pression depuis un certain temps pour l’obtenir. L’arrivée prochaine de 443.000 doses du vaccin d’AstraZeneca devrait permettre d’entamer dès la mi-février le processus vaccination des policiers et des autres groupes prioritaires.

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées contre les violences policières ce dimanche matin à 11h00 au bas des marches du Mont des Arts à Bruxelles. Ce rassemblement, toléré par la police, protestait notamment contre les nombreuses arrestations administratives (245 au total dont 91 visant des mineurs) à la suite de la manifestation du dimanche 24 janvier à Bruxelles. A ce rassemblement a succédé un autre, autorisé celui-là, de quelques dizaines de personnes également, contre le couvre-feu.

 

Deux manifestations avaient été appelées ce dimanche à Bruxelles, à l’Atomium et à la Gare Centrale. Les deux rassemblements sont interdits depuis plusieurs jours, au motif qu’ils étendraient le mouvement de révoltes qui a lieu aux Pays-Bas. Un important déploiement avait été mis en place autour de la gare centrale et au Mont des Arts, avec des centaines de policiers anti-émeutes présents et des dizaines de combis stationnés. Les manifestants formaient un ensemble très varié: complotistes, gilets jaunes, nationalistes flamands d’extrême droite, libertaires et, en majorité, supporters de football. Ils ont été nassés et la police a procédé à 488 arrestations administratives, essentiellement autour de la gare centrale. Ils ont rapidement été libérés, vers 15h00, après identification (prélude probable à une amende) et à condition de quitter les lieux.

Vendredi 27 novembre 2020, un rassemblement s’était tenu pour protester contre le non-lieu dont bénéficient les policiers ayant tué Adil. Le rassemblement était parti en manifestation et a rapidement été nassé par la police. Un grand nombre de personne avait alors été arrêté (voir notre article). Face aux amendes qui commencent à arriver, la solidarité s’organise. Les personnes ayant reçu une amende sont invitée à envoyer un mail au plus vite à l’adresse suivante : postmanifadil@riseup.net

Plus d’infos ici.

Manifestation pour dénoncer le non-lieu pour les policiers ayant tué Adil
Manifestation pour dénoncer le non-lieu pour les policiers ayant tué Adil

Trois perquisitions ont eu lieu ce jeudi matin à 6h, deux à Bruxelles et une à Gembloux. Ces perquisitions, menées par la police judiciaire fédérale, se sont faites dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs », possiblement suite au caillassage d’une voiture qui serait survenu ce mardi 26 (pour rappel, il avait été question d’une expulsion de la ZAD d’Arlon ce jour là). Les policiers ont saisi, au moins, des livres, des papiers et des affiches.

Mise à jour 31 janvier : une quatrième perquisition a eu lieu ce samedi 30/1 au matin en Gaume.

Une quatrième ouverture de bâtiment vient d’avoir lieu dans le cadre de la Campagne de Réquisitions Solidaires qui avait commencé avec l’Hospitalière à Saint-Gilles, le 18 décembre dernier. L’occupation a lieu à Molenbeek, au 38 rue de Kokinck, le bâtiment appartient à la région et est géré par Citydev (acteur bien connu de la gentrification bruxelloise), et a une superficie de 12.000 m2. La police est présente sur place et des négociations sont en cours. Des personnes sont rassemblées en soutien devant le bâtiment.

Mise à jour 18h : La police est partie, l’occupation peut rester jusque lundi et les négociations seront entamées.

Du 15 au 23 janvier 2021, le réseau Samidoun appelaient à une semaine internationale de mobilisation pour la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP emprisonné par l’occupation israélienne (voir notre article). Plusieurs initiatives ont eu lieu en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en France, en Irlande, en Angleterre, en Italie, en Suisse, en Grèce, en Tunisie, aux États-Unis, aux Philippines et en Palestine. Dimanche 24 janvier à Paris, une soixantaine de personnes se sont rassemblées afin d’exiger la libération de Sa’adat mais aussi Georges Abdallah et tous les prisonniers palestiniens. Parallèlement, un stand de solidarité a été organisé à Toulouse (voir notre article) et des photos de soutien ont été réalisées à Genève (voir ici). À Bruxelles, plusieurs collages ont eu lieu afin d’exiger la libération de Sa’adat et Georges Abdallah.

Le bilan final de la répression du rassemblement de dimanche contre la justice de classe à Bruxelles est de 245 arrestations administratives, car outre la nasse de la gare centrale (voir notre article), d’autres arrestations groupées ont eu lieu, notamment du côté du centre ville. La police locale de Bruxelles-Ixelles a procédé à 232 arrestations administratives, dont 86 visaient des mineurs. Il faut ajouter à ce nombre 13 arrestations administratives, dont 5 concernent des mineurs, effectuées par la police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Evere). Les arrestations et les détentions ont été faites avec la brutalité ordurière habituelle (« Ferme ta gueule », « Ca pue la femme ici », « Baisse la tête salope », coups, détention aux mépris de la sécurité sanitaire à 30 par cellules sans possibilité d’aller aux toilettes, personnes libérées loin de chez elles après le couvre feu, etc.). Par ailleurs, les policiers sont entrés cagoulés dans plusieurs cellules avec bouclier et matraque pour frapper et étrangler les personnes arrêtées. Dans d’autres cas les personnes qui refusaient de baisser les yeux se faisaient gifler. Une des personnes brutalisée s’est faite cracher dessus par plusieurs policiers. Les policiers ont également accéder aux appareils électroniques des personnes arrêtées pour supprimer des images les mettant en cause. Un rassemblement de protestation a eu lieu devant le conseil communal de Bruxelles, ainsi qu’une démarche pour une plainte collective contre la police.