Une manifestation pour la libération du prisonnier communiste pro-palestinien d’origine libanaise Georges Abdallah emprisonné en France depuis 32 ans aura lieu à la Fête de l’Huma ce samedi 10 septembre à 14h au départ du stand du PC du Liban (Village du Monde).
Notons également que la manifestation annuelle devant la prison de Lannemezan a été annoncée et aura lieu comme chaque année le 22 octobre au terme d’une semaine d’action (15->22) pour la libération de Georges.
Jean-Marc Rouillan, ancien d’Action Directe, a été condamné ce mercredi à huit mois de prison pour « apologie du terrorisme » pour avoir qualifié les djihadistes du 13 novembre de « courageux » compte tenu du fait qu’ils étaient très peu face aux milliers de policiers qui les entouraient à ce moment là (voir notre précédent article). Le tribunal s’est obstiné à faire comme si Jean-Marc avait en fait soutenu les djihadistes. Jean-Marc a lui déclaré qu’il pensait au mot « déterminé » plutôt que « courageux ».
Ce mardi 6 septembre, 7 anarchistes ont été arrêtés car accusés d’être membres de la Fédération Anarchiste Informelle (FAI-FRI). L’opération a été menée par la DIGOS (Division des Investigations Générales et des Opérations Spéciales) dirigée par le procureur Roberto Sparagna. Le chef d’inculpation est « appartenance à une association subversive avec intention de commettre des actes terroristes ». Ils sont accusés d’avoir placé trois bombes: une dans le quartier de Crocetta à Turin le 5 mars 2007 eu les 2 autres au centre d’entraînement de la police de Fossano le 2 juin 2006.
L’opération a visé 29 habitations, 8 autres personnes sont visées par l’enquête. Les 7 arrêtés sont Anna Beniamino (46), Marco Biseti (33), Emiliano Danilo Cremonese (40), Alsessandro Mercogliano (43), Valentina Spaziale et deux autres personnes qui pourraient bien être les deux anarchistes déjà emprisonnés pour la jambisation de Roberto Adinolfi à Gênes en 2012, c’est à dire Nicola Gai et Alfredo Cospito.
En Allemagne, les révélations d’Edward Snowden sur les activités de surveillance de la NSA ont notamment déclenché une enquête du commissaire fédéral pour la protection des données (BfDI). Il a pu se rendre dans l’une des installations conjointes de la NSA et du Service fédéral de renseignement (BND), à Bad Aibling, dans le sud du pays. Il en a tiré une analyse juridique, classifiée, que s’est procurée le site allemand spécialisé Netzpolitik. Le commissaire a dénombré 18 violations sévères de la loi, et a adressé 12 plaintes formelles liées à ces manquements.
Le BND a créé et utilisé au moins sept bases de données sans aucun fondement légal. Ces bases, écrit-il, doivent être détruites immédiatement. Parmi celles-ci figure XKeyscore, l’outil qui permet aux services américains et à leurs plus proches alliés de chercher dans la masse de trafic internet intercepté. Cet outil permet de scanner l’intégralité du trafic internet dans le monde, à la fois les métadonnées [qui communique avec qui, quand et combien de temps] et le contenu. Le BfDI reproche aussi au BND d’avoir procédé à la collecte de données sur des personnes « irréprochables », estimant que pour chaque cible visée par les services, des données sur 15 personnes innocentes étaient collectées. Lorsqu’il a voulu consulter plus en détail les métadonnées interceptées, le commissaire s’est heurté à un problème très matériel : il y en avait trop pour que le système informatique du BND puisse les afficher, même en réduisant aux données interceptées sur une seule journée. Et pour cause : le BND stocke l’intégralité des métadonnées qu’il intercepte.
Le BND a également failli à son obligation de filtrer les données des citoyens allemands avant de les transférer à son partenaire, la NSA, explique le BfDI. En effet, le système de filtre souffre de défaillances importantes et systémiques. Enfin, le commissaire indique dans son rapport que le BND a entravé son inspection, notamment en ne le laissant pas accéder à tous les bâtiments où ce dernier collabore avec la NSA ou encore en supprimant des données en amont de la visite d’inspection. Selon Netzpolitik, le gouvernement allemand s’apprête à faire voter une loi qui rendrait légaux une grande partie des faits reprochés au BND.
Une tribu sioux a protesté ce week-end à Standing Rock contre la construction d’un oléoduc tout près de son territoire, dans le Dakota du Nord, conduisant à de violents affrontements. La société Energy Transfer Partners, en charge du projet, a en effet démarré les premiers travaux. Les Sioux estiment que les équipes de construction ont déjà détruit plusieurs sites d’inhumation et de prières. En colère, les manifestants ont affronté des gardes de sécurité. Certains d’entre eux ont été mordus par des chiens de garde, et trois gardes ont également été blessés. La tribu assure que l’oléoduc, qui sera long de 1.900 kilomètres, menace l’accès à l’eau potable et à plusieurs de ses sites historiques.
Le 26 mai dernier à Rennes, une empoignade avait éclaté entre le patron du snack Bagelstein et quatre étudiants qu’il tentait de mettre dehors à coups de poings et qui sortaient d’une manif fraîchement dispersée contre la Loi Travail. La dispute portait sur des inscriptions sexistes, racistes et homophobes qui décorent le lieu. Les 4 ont été arrêtés et condamnés 24h plus tard à des peines allant de 1 à 3 mois de prison. Ils sont à présent tous libres mais vont en appel de leur procès pour obtenir des réparations.
Meda Benjami, alias Kukkal Mada, président du ‘Janatana Sarkar’ du Parti Communiste d’Inde (Maoiste) était activement recherché dans la région de Kerlapal. Il a été abattu mardi par un détachement de paramilitaires anti-guérilla de la District Reverve Guard dans le village de Koyabekur (district de Sukma, dans le sud de l’état du Chhattisgarh. Comme à chaque événement de ce genre, les porte-paroles officiels parlent de « fusillade ».
La police métropolitaine de Londres a été appelée vers 5h40 (heure locale) ce matin car neuf militants du mouvement Black Lives Matter UK s’étaient enchaînés à un tripode qu’ils avaient placé au milieu de la piste de décollage de l’aéroport de London City, l’un des six que compte la capitale britannique. Il aura fallu près de 4 heures à la police pour les détacher et les arrêter vers 9h30. La totalité des vols prévus ce matin ont été mis très en retard. Black Lives Matter UK voulait dénoncer que si peu de voyageurs noirs peuvent se permettre de voyager depuis cet aéroport, celui-ci est placé dans un quartier avec une forte communauté noire qui est le premier à respirer la pollution dégagée et que de nombreux pays d’Afrique Subsaharienne sont concernés par la crise climatique. Scotland Yard n’a pas encore communiqué sur la façon dont les manifestants se sont introduit sur la piste mais il est probable qu’ils aient traversé la Tamise d’une façon ou d’une autre (peut-être en nageant) pour y accéder. Les neuf sont inculpés sous les motifs suivants: intrusion aggravée, se trouver illégalement côté piste et violation du règlement de l’aéroport de London City.
La Mairie de Lille attaque le journal la Brique en justice via un arrêté de 2004 qui interdirait la vente à la criée sur les marchés « dans le but de préserver la sécurité et la tranquillité publique, l’accès aux marchés est interdit aux véhicules publicitaires, cortèges, vendeurs et distributeurs de journaux, tracts de toute nature et de prospectus à caractère publicitaire« . La comparution aura lieu le 4 octobre prochain à 14h. La distribution des journaux par la presse elle-même est pourtant garantie par une loi nationale de 1947, censée prévaloir sur un arrêté municipal. Un adjoint municipal de Lille a lui-même justifié la décision arguant que si la Brique pouvait distribuer son journal sur les marchés (comme c’est le cas depuis depuis 9 ans), les militants du FN en profiteraient pour distribuer leurs tracts.
Jusqu’à 150 millions d’employés de la fonction publique – professeurs, infirmiers, ouvriers, mineurs de charbon… -, de marchands ambulants, de journaliers, participent à une grève nationale de 24 heures contre le gouvernement nationaliste du Bharatiya Janata Party (BJP). Dans son budget 2016-2017, le gouvernement prévoit de lever quelque 7,5 milliards d’euros grâce à la privatisation ou à la fermeture d’entreprises publiques déficitaires.
Parmi les principaux points de contestation figure également le niveau de la hausse proposée du salaire minimum: le gouvernement offre de l’augmenter pour les travailleurs non-qualifiés de 6.396 roupies à 9.100 roupies par mois (85/121 euros). Insuffisant pour les syndicats, qui réclament l’instauration d’un salaire plancher à 18.000 roupies par mois (240 euros) ainsi que la création d’une sécurité sociale universelle. On a rapporté plusieurs incidents entre grévistes et non grévistes (les bus qui roulaient dans le Bengale occidental ont été attaqués) et, lors de manifestation, entre grévistes et policiers, notamment dans le Kerala.
Affrontements entre syndicalistes et policiers à Shimla
Affrontements entre syndicalistes et policiers à Shimla