Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Suite au regain d’activité des guérillas de l’ELN et de l’EPL dans le Norte de Santander (attaques contre la police et l’armée, comme les attaques contre le secteur pétrolier etc.), environ 5000 hommes de l’armée ont été déployés au cœur du Catatumbo, dans les municipalités de Teorema, Convention, Hacari, Tibu et San Calixto. Une récompense pouvant aller jusqu’à 100 millions de pesos est offerte pour capturer les guérilleros, et particulièrement les sniper de l’ELN et le commandant « Gabino » qui est à la tête de la Compagnie Francisco Bossio de l’ELN opérant dans le Catatumbo. L’armée revendique déjà la mort de quatre guérilleros.

L’opération est appuyée par des hélicoptères de combat

L'opération est appuyée par des hélicoptères de combat

La tentative de manifestation contre l’état de siège a donné lieu à un important dispositif policier pour l’étouffer. Les policiers ont contrôlé les personnes qui s’approchaient du lieu de rassemblement, leur ordonnant de s’éloigner sous peine d’arrestation. Selon un post sur indymedia, une dizaine de personnes se seraient fait contrôler puis arrêter vers 17.30-18h, avec confiscation de tract et de banderole. Les arrête(e)s sont libérés au compte goutte.

Selon un autre post, à 19h, 13 policiers de la zone Midi ont investi « le Passage », à Anderlecht et contrôlé les identités des personnes présentes. Une personne a été emmenée parce que signalée « Salduz 4 » (signalée avec arrestation immédiate). Les policiers ont confisqué cinq banderoles, dit qu’il y aurait des suites, et dressé un pv pour non-respect d’une série d’obligations liées au lieu.

EDIT 11/4: Le récit détaillé des événements posté sur indymedia

Bruxelles: La police étouffe le rassemblement contre l’état de siège et investit le « Passage »

La mobilisation des opposants à la réforme du droit du travail s’est poursuivie ce samedi en France, où plusieurs personnes ont été blessées lors d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Rennes. Les autorités locales avaient interdit l’accès au centre historique de cette ville, l’un des foyers actifs de la contestation, où des incidents avaient déjà eu lieu lors des précédentes journées d’action. Mais des jeunes, certains encagoulés ou armés de projectiles, ont tenté de forcer le passage. Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz lacrymogène et de grenade assourdissantes. 19 manifestants, trois policiers et un journaliste ont été blessés.

Le cortège étant composé en grande majorité de salariés, de familles avec enfants, de retraités. Alors que la contestation entre dans son deuxième mois, des syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens avaient appelé pour la 6e fois les Français à descendre dans la rue pour réclamer le retrait de la réforme, porteuse de précarité. A Paris, plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler vers 14h30. Des rassemblements ont aussi été organisés à Lyon, Marseille, Nantes, Grenoble ou encore Montpellier.

Ils auront finalement eu gain de cause. Ou au moins gagné une bataille. Trois salariés d’une entreprise de métallurgie de Hazebrouck (Nord), menacés de licenciement (voir notre article) et mis à pied pour avoir fait grève contre la loi Travail le 31 mars, ont réintégré l’entreprise vendredi. Le 1er avril, les trois employés, membres de la CGT, avaient reçu «une convocation à un entretien préalable à licenciement éventuel pour faute grave» après avoir fait grève le 31 mars.

Les trois ouvriers menacés de licenciement

Les trois ouvriers menacés de licenciement

Une femme accusée d’être membre de l’ETA a été arrêtée hier mercredi à Zurich. En 2009, elle avait été condamnée à une peine de prison de six ans et neuf mois par contumace pour avoir servi d’intermédiaire à l’ETA. Selon le jugement de la Cour suprême espagnole, elle a accompli diverses missions pour l’organisation en Europe et en Amérique du Sud. Elle était recherchée depuis 2007. Lors de son premier interrogatoire, l’activiste, en possession de faux documents d’identité, s’est opposée à son transfert vers l’Espagne. Dans les prochains jours, la requête d’extradition, déposée préventivement par l’Espagne en mai 2015, lui sera présentée. L’Office fédéral de la justice décidera ensuite de procéder ou non à son extradition.

A Zurich

A Zurich

Billy, Costa et Silvia avaient été condamnés en 2011 en Suisse pour des actions revendiquées par l’ELF. La justice italienne tentait de les faire condamner à nouveau pour les même faits. Le tribunal a accepté le principe « Ne bis in idem » qui interdit de juger deux fois une personne pour les même faits.

Soldiarité en Suisse avec Billy, Costa et Silvia

Le PNR, pour « Passenger Name Record » est un système de surveillance déjà déployé dans les pays anglo-saxons, il consiste à enregistrer pour une durée de 5 ans (dans le cas de l’UE) les informations concernant les voyageurs de tous les passagers des aéroports. Il est réclamé depuis des années par les USA au nom de la lutte anti-terroriste, mais le droit à la vie privée avait freiné son arrivée jusqu’ici. Les social-démocrates européens ont conditionné le vote la semaine prochaine à Strasbourg par un dernier passage de la directive en commission « Libertés civiles ». Le problème lié aux données n’est pas seulement lié à la façon dont les données sont traitées en Europe, mais surtout à la façon dont elles seront traitées aux Etats-Unis. Notons que le fichage des passagers est déjà largement pratiqué de façon irrégulière.

Le PNR voté la semaine prochaine

Le PNR voté la semaine prochaine

Dés la semaine prochaine, des patrouilles mixtes policiers-militaires seront déployées, principalement dans le métro bruxellois. Le nombre de militaires déployés sera « solidement au dessus d’un millier », il n’y a pas de chiffre exact. Ce nombre pourrait encore augmenter dans les prochaines semaines.

Une manifestation contre le flicage et la militarisation de Bruxelles aura lieu ce samedi à 17h à Bruxelles, Place Stalingrad. En savoir plus.

En décembre 2013, Abdul Hakam et Agus Budiono, deux syndicalistes de la ville de Gresik (une ville portuaire dans la province de Java oriental en Indonésie) du FSPBI- KASBI (Confederation of Indonesia Prosperity Trade Union ) ont été condamnés à une peine de prison de 3 mois sous l’accusation d’organiser les travailleurs à manifester. Durant 3 ans, le FSPBI a combattu cette décision en faisant appel. Ce jeudi 7 avril 2016, un tribunal a confirmé leur peine et ils ont été envoyés en prison pour trois mois, en vertu de la loi « Unpleasant Act ».

Abdul Hakam et Agus Budiono

Abdul Hakam et Agus Budiono

Meeting pour la libération de tous les prisonniers politiques en Inde organisé par le Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers politiques révolutionnaires, ce vendredi 8 avril à 18H30 à l’ACTIT, 54 rue Hauteville, 75010 Paris. Traduction en anglais assurée.

Affichage pour le meeting de ce vendredi

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