Dans la matinée du 15 août, environ 200 policiers anti-émeutes et les forces spéciales du SEK (Spezialeinsatzkommando) ont expulsé le squat Teppich Fabrik, qui avait été ouvert il y a plusieurs mois dans le quartier de Friedrichshain, à Berlin. Vendredi dernier, il y a eu un rassemblement de solidarité devant le bâtiment qui faisait obstacle à un projet de gentrification de Friedrichshain. Comme les policiers avaient depuis plusieurs jours établi un contrôle filtrant à l’entrée (laissant sortir des occupants et n’en laissant pas entrer), il n’y avait qu’un petit groupe de personnes dans le bâtiment.
Véhicule d’assaut de la police lors de l’expulsion du squat
Véhicule d'assaut de la police lors de l'expulsion du squat
Ce samedi 26 août au Local Sacco Vanzetti, deuxième partie de la commémoration de l’exécution de Sacco & Vanzetti il y a 90 ans. Avec une conférence sur la solidarité avec les deux prisonniers anarchistes en Belgique dans les années 1920, présentée par Esteban Sierra Alvarez. Toutes les infos sur l’agenda du Local Sacco-Vanzetti.
Ce samedi 26 août, conférence sur la solidarité avec Sacco & Vanzetti dans les années ’20 en Belgique
Ce samedi 26 août, conférence sur la solidarité avec Sacco & Vanzetti dans les années ’20 en Belgique
A l’appel de l’Union Antifasciste Toulousaine, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées samedi 19 août à Toulouse en hommage à la militante Heather Heyer (voir notre article) et en soutien aux mobilisations antifascistes aux Etats-Unis.
A cette occasion, l’OCML VP a rendu hommage à Nubar Ozanyan (voir notre article) et a rappelé son engagement dans la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.
Hommages à Heather Heyer et Nubar Ozanyan à Toulouse.
Hommages à Heather Heyer et Nubar Ozanyan à Toulouse.
Quelque 500 néo-nazis ont manifesté ce samedi à Berlin pour commémorer la mémoire de Rudolf Hess, le dauphin d’Adolphe Hitler mort il y a 30 ans. Plusieurs contre-manifestations antifas ont été organisées qui, malgré le dispositif policier, ont réussi à bloquer la manifestation fasciste. Celle-ci devait se rendre dans la Wilhelmstrasse, où se trouvait à l’époque la prison de Spandau, là où Hess s’est suicidé. La police a procédé à des interpellations.
Des milliers de manifestants antifascistes – de 15.000 à 30.000 selon les médias locaux – dénonçant les nazis ou le Ku Klux Klan ont convergé dans le centre de Boston, à proximité du rassemblement d’extrême droite. Certains d’entre eux ont été violemment repoussés par les policiers, qui les ont chargés en utilisant matraques et équipement anti-émeute. 20 manifestants ont été arrêtés. On ignore s’il y a eu des blessés.
Reza Shahabi, dirigeant du syndicat de la régie des transports de Téhéran et sa banlieue (Sherkat-é–Vahed), avait été condamnée à 6 ans de prison en 2010 pour « atteinte à la sécurité nationale » (voir notre article). Il avait été libéré en septembre 2014 pour raisons médicales (après avoir payé une caution de ± 51.000 Euros). Selon un collègue de Reza Shahabi, « le procureur a déclaré à Shahabi et à sa famille qu’il n’avait qu’à passer trois mois de plus en prison pour couvrir le moment où il avait été libéré en congé médical ». Après son retour en prison, il s’est rendu compte que les autorités avait décidé de lui faire purger un an de plus, ce qui signifie un emprisonnement jusqu’en décembre 2018.
Shahabi a commencé sa grève de la faim le 9 août, mais n’a pas été en mesure de le déclarer tout de suite n’ayant pas droit à des visites ou des appels téléphoniques. La peine d’un an ajoutée à la peine actuelle concerne une condamnation pour sa participation présumée dans le conflit du 17 avril 2014 entre les gardiens et les prisonniers dans la prison d’Evin rendu célèbre comme le »Jeudi noir » lorsque des unités des gardes spéciales ont attaqué des prisonniers politiques dans le quartier 350 (voir notre article). Reza Shahabi a été blessé lors de cette attaque, mais les témoignages contre lui des responsables de la prison et des gardes ayant mené l’assaut ont finalement conduit à une condamnation à une année de prison supplémentaire.
Quelques dizaines de manifestants fascistes (notamment phalangistes) se sont rassemblés à l’extérieur du marché public de La Boqueria juste à côté de Las Ramblas, le centre commercial piéton qui a été le théâtre de l’attaque terroriste islamiste de jeudi. Mais leurs appels à une Espagne chrétienne ont été noyés par un groupe beaucoup plus important d’antifascistes scandant « Nazis dehors » et « Barcelona antifascista ». Les bagarres ont alors éclaté entre les deux groupes, et au moins deux fascistes ont été sévèrement battus. La police catalane est intervenue à la fois pour protéger les fascistes et pour les éloigner de la zone, mettant fin à leur démonstration.
Un des fascistes virés de La Boqueria à coups de tatane
Un des fascistes virés de La Boqueria à coups de tatane
Le samedi 26 août à Mulhouse et le dimanche 27 août à Paris, Partizan organise des cérémonies en hommage à Nubar Ozanyan, combattant et commandant de la Tikko (branche armée du TKP/ML) au Rojava mort au combat contre Daesh le 14 août dernier (voir notre article).
Deux soldats ont été blessés dans une explosion déclenchée par la guérilla maoïste dans le district de Sukma (Chhattisgarh) ce mardi. L’incident a eu lieu vers 15h dans les forêts relevant du poste de police de Fulbagdi quand une brigade conjointe des forces de sécurité rentrait d’une opération de contre-insurrection. Des brigades distinctes de forces de sécurité, incluant des membres de la CRPF, de la Special Task Force, de la District Reserve Guard et de policiers locaux étaient en mission depuis lundi afin de prévenir toute action maoïste à l’occasion de la fête nationale indienne en date du 15 août. Sur le retour, alors qu’une des brigades arrivait à proximité du village de Pariya, des guérilleros ont déclenché une explosion, blessant trois soldats, tous trois membres de la Special Task Force. Immédiatement après avoir été informées de l’attaque, les autorités ont dépêché des renforts dans la région et les blessés ont été emmenés à l’hôpital.
Le 15 août un cortège contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, comptant environ 800 personnes a été confronté à une brutale répression. Le trajet de la manifestation, partant en direction du village de Saudron et non du laboratoire, était pensé précisément pour éviter la « zone rouge » et les affrontements. L’objectif était de se rendre sur un grand terrain entre le village de Saudron et de l’Espace Technologique (bâtiment de l’Andra), pour y visibiliser un important site néolithique découvert par les fouilles et occulté par l’Andra. Mais la préfecture a tenté de provoquer délibérément l’affrontement en plein milieu de Bure, 100m après le départ de la manifestation : plusieurs fourgons avaient été postés à la sortie du village.
Les manifestants ont choisi d’éviter la confrontation et de faire un détour de 4km à travers champs pour atteindre le terrain envisagé. À deux pas de l’objectif, à la sortie de Saudron, plusieurs fourgons de gendarmes mobiles et un canon à eau ont été de nouveau déployés, et les premiers tirs de lacrymos envoyés, rendant inévitable les affrontements en plein milieu du village… Outre les pluies de lacrymos et l’usage du canon à eau, la police a utilisé des lanceurs de balle de défense, notamment au-dessus de la ceinture (ce qui n’est pas légalement autorisé). Mais également de nombreuses grenades de désencerclement ou assourdissantes, tirées à la main mais aussi avec des lanceurs jusqu’à plusieurs dizaines de mètres derrière les lignes d’affrontement, entraînant de lourdes blessures. On compte 6 blessés graves (dont un pied déchiqueté par une grenade) et une trentaine de blessés légers.
Munitions tirées par les gendarmes et ramassées dans Saudron et dans les champs avoisinnant