Le 27 août 2014, un bâtiment de la Breite Strasse à Hambourg était occupé par des squatteurs. La police est rapidement arrivée sur les lieux pour les expulser, mais les occupants ne se sont pas laissé faire et ont répliqué en tirant des feux d’artifices en direction de la police, en leur déversant des pots de peinture colorée dessus et en leur lançant divers objets. Plus tard, plusieurs personnes ont été arrêtées hors du bâtiment, et accusées d’avoir prit part à la résistance du squat. Le procès de ces 6 personnes -depuis libérées- se tiendra à la fin du mois d’août 2015. Les inculpations sont lourdes, certains sont accusés de tentative d’homicide. Une semaine de mobilisation et d’actions solidaires aura lieu du 3 au 9 août.
Appel à la mobilisation pour les inculpés de la Breite Strasse.
Appel à la mobilisation pour les inculpés de la Breite Strasse.
Evi Statiri est toujours détenue depuis le 2 mars dernier, elle avait été arrêtée car elle est la compagne de Gerasimos Tsakalos, membre emprisonne de la Conspiration des Cellules de Feu. Ce 14 juillet, elle vient à nouveau de se voir refuser sa libération et reste donc en détention préventive. La libération de Evi Statiri était l’une des promesses du gouvernement de Syriza aux prisonniers politiques grecques. Entre autres promesses non-tenues, Savvas Xiros n’est lui non plus toujours pas libre.
Banderole pour Athena Tsakalos, Evi Statiri et Nikos Romanos, Athènes 30 juin
Banderole pour Athena Tsakalos, Evi Statiri et Nikos Romanos, Athènes 30 juin
Le 11 juillet, une relais de téléphonie mobile (cabine, pylône et antennes) a été incendié, selon le communiqué, « contre la répression et le contrôle télématique ». Le communiqué poursuit: « De Baltimore à Francfort, de Milan à Crémone, celui qui dévaste, empoisonne et pille c’est l’État. Vengeance pour Emilio ! Salut Soledad ». Emilio est un antifa de Crémone qui a été passé à tabac par des fascistes le 18 janvier dernier et se trouve depuis à l’hôpital après un coma.
Des milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui dans toute la Grèce alors que le parlement grec s’apprêtait à voter l’accord avec les créanciers, accord qui mènera a un troisième mémorandum. A la Place Syntagma, devant le parlement, la manifestation a tourné à l’émeute dans la soirée, quarante manifestants ont été arrêtés, un fourgon de la télévision a été incendié, les vitrines des magasins chics ont été brisées, les distributeurs automatiques ont été endommagés. Et bien entendu, une quantité considérable de cocktails molotov a été lancée sur la police anti-émeute qui a aspergé les manifestants de gaz lacrymogènes. Une fois la place évacuée, les manifestants se sont rassemblés au siège de la police. Il ne semble plus y avoir de manifestation à l’heure qu’il est.
Quatre anarchistes ont été arrêtés par la sécurité et remis à la police alors qu’ils étaient rentrés dans le QG de Syriza pour y accrocher des banderoles. Pour l’anecdote, même le mouvement de jeunesse de Syriza participait à la manifestation contre l’accord… A l’heure qu’il est (minuit), le parlement grec est toujours en plein débat.
Le site Prisoners Voice a publié la traduction en français du dernier texte de Nikos Maziotis, prisonnier de l’organisation Lutte Révolutionnaire, au sujet de la faillite de la Grèce. Il peut être consulté ici.
Manifestations contre l’accord avec les créanciers à Athènes.
Manifestations contre l'accord avec les créanciers à Athènes.
Un meeting du Socialist Workers Party invitant un membre du Comité Central de SYRIZA a été perturbé par un groupe d’anarchistes qui est intervenu sur la scène en déployant une banderole « Solidarité avec les anarchistes emprisonnés, pas avec Syriza ! » et en scandant des slogans anti-carcéraux. En s’en allant, les solidaires ont été attaqués par l’assistance : cheveux tirés, banderole volée, insultes, vêtements déchirés… Le groupe de solidaire déclare d’ailleurs dans son communiqué qu’il ne s’attendait pas à une telle réaction.
Aux alentours du 12 juillet, un groupe a incendié les cables d’un répétiteur de Italsite Spa, une entreprise de télécommunications, à Gênes, dans le quartier de Granarolo. L’action a été revendiquée contre la technologie et en solidarité avec Marco Camenisch et les prisonniers anarchistes en Italie, au Chili, en Grèce, en Espagne et au Mexique.
Le 29 juin, les militants anarchistes Sergio Maria Stefani, Alessandro Settepani, Stefano del Moro, Alfredo Cospito et Anna Beniamino ont été condamnés à la cour d’appel de Pérouse. Sergio Maria Stefani a été condamné à 4 ans pour attentat à l’explosif et Alessandro Settepani à un an et demi pour tentative de sabotage sur la voie ferrée Orte-Ancône (en mars 2008). Stefano del Moro, Alfredo Cospito et Anna Beniamino ont été condamnés à 3 ans pour la publication du journal anarchiste révolutionnaire KNO3.
Il y a un changement par rapport à la condamnation en première instance: l’article 302 (incitation à commettre des délits avec intention contre le caractère international et national de l’État) a été commué en article 414 (incitation à commettre un crime). En première instance, ils avaient tous été acquittés de l’accusation d’association subversive avec intention de terrorisme (article 270bis) et Sergio avait été condamné à 3 ans et 3 mois pour vol de voiture.
Alessandro Settepani (à gauche) et Sergio Maria Stefani (à droite) et le tribunal de Pérouse
Alessandro Settepani (à gauche) et Sergio Maria Stefani (à droite) et le tribunal de Pérouse
Samedi 4 juillet à l’aube, le Réseau des Cellules révolutionnaires (SRB) a incendié une voiture de police à l’extérieur du poste de police de Praha-Bubny. Le communiqué explique que cette action est une réponse à la répression contre les anarchistes. Depuis le 28 avril, quatre anarchistes sont détenus en Tchéquie suite à l’opération ‘Fenix’.
Ce vendredi 3 juillet, des dizaines de milliers de manifestants s’étaient rassemblés à Athènes pour soutenir le « Non » au référendum de dimanche, et/ou plus généralement contre l’austérité, l’Union Européenne et le capitalisme. Dans une vidéo, on peut voir l’un des incident qui a émaillé la journée d’hier, les policiers tentant d’arrêter une personne sont attaqués de tous les cotés à coups de bâtons et de pétards par quelques manifestants pratiquement invisibles à la caméra tant ils sont rapides, ensuite ce sont des centaines de manifestants qui attaquent les policiers qui s’extraient tant bien que mal de la rue.
Le mouvement anarchiste appelle généralement à s’abstenir au référendum de dimanche, mais était présent à la manifestation du « non », avec l’appel suivant : « Le gouvernement nous invite à choisir la forme du 3ème mémorandum qui sera signé. Le dilemme posé par le référendum est factice puisque il ne refuse dans aucun cas l’exploitation salariale et le mode de production capitaliste. Comment pourrait-il le faire ? Ces problèmes ne peuvent être attaqués que par la lutte des oppressés, collectivement, sans hiérarchie, sans médiation. […] Soyons la crise du capitalisme, le début de la révolution sociale, et envoyons l’état et le capital aux oubliettes. »
De nombreux manifestants ont été arrêtés hier et étaient jugés ce matin à 11h en comparution immédiate (trouble à l’ordre public, non-respect de la loi sur les armes, coups et blessures contre la police, rébellion,…). Dés 10h, un rassemblement solidaire aura lieu devant le tribunal. 35 anarchistes ont également perturbé la manifestation pour le « Oui » (200 personnes) en lançant des tracts, déployant des banderoles et en scandant plus fort qu’eux. Les manifestants de droite ont également été arrosés de yahourts et d’oeufs, et leur banderole « Nous vivons en Europe » a été taguée « Nous vivons dans les Balkans ».
Des manifestants affrontent la police à la Place Syntagma (archive)
Des manifestants affrontent la police à la Place Syntagma (archive)