Le parquet a demandé le renvoi en correctionnelle de Julien Coupat, Yildune Lévy et Gabrielle Hallez pour des « sabotages en relation avec une entreprise terroriste ». Il a également requis un non-lieu pour 3 des 5 sabotages « dont l’enquête ne parvient pas à identifier les auteurs » et pour deux des autres accusés. En revanche, 5 autres sont toujours accusés de « tentatives de falsification de documents administratifs », de « recels de documents volés » ou de refus de prélèvement ADN.

Le prisonnier anarchiste Spyros Mandylas est en grève de la faim depuis 56 jours. Il a perdu 25% de son poids initial et les médecins qui le suivent préviennent qu’il mourra s’il perd 28% de son poids initial. Il a à présent de fortes migraines et sa pression sanguine est très basse.

Spyros Mandylas est en grève de la faim pour demander sa libération. Il avait été arrêté le 10 mars dernier pour avoir refusé de payer l’amende de 5.000€ à laquelle il avait été condamné le 5 mars, malgré son absence et l’absence de son avocat. Il était absent car il est sous le coup d’un autre procès, celui du Projet Phénix, qui devait faire renaître la Conspiration des Cellules de Feu. Même si Spyros ne fait pas partie de la CCF ou de la FAI, il a refusé de condamner la violence armée.

Malgré la décision du tribunal de commencer le procès malgré son absence et l’absence de son avocat, ses co-accusés se sont présentés au procès.

Après une opération massive contre anarchistes, trois personnes ont été accusées de terrorisme et placés en garde à vue. Des dizaines de perquisitions ont visé des appartements privés, et le centre social « Ateneo » dans la ville de Most. Près de 20 personnes ont été arrêtées, la plupart d’entre eux seulement ont été interrogés puis libérés. Trois personnes détenues ont été accusées de tentative de terrorisme, d’autres sont officiellement sous enquête du même crime, mais ont été libérés. Comme certains serveurs ont été confisqués, ce qui affecte la plupart des sites anarchistes tchèques.

La police accuse un groupe de personnes d’avoir formé une « cellule autonome » et planifié l’attaque d’un train avec du matériel militaire ou des voitures Hyundai avec des cocktails Molotov. Ils sont considérés comme groupe parce que l’un d’entre eux aurait acheté de l’essence, d’autres auraient apporté des bouteilles. La police les relient également avec deux attaques incendiaires, notamment contre des voitures de police.

Le centre social

Le centre social

Le procès du site internet « Jura Libertaire » qui devait commencer en janvier dernier avait été reporté au 5 mai 2015. Attaqué en 2010 pour « injure et diffamation publiques envers la Police nationale » en même temps que Indymedia Grenoble, le Jura Libertaire a annoncé qu’il cessera de publier dés le jugement rendu. À l’époque, un appel « Que 1000 Indymedia et Jura Libertaire » avait circulé, et 5 ans plus tard, de nombreux sites d’information ont en effet pris le relais.

Le procès du Jura Libertaire se tiendra mardi 5 mai 2015 à 13 heures 30 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Le Jura Libertaire

Ce 13 avril à Pescara, des anarchistes ont remarqué une prise électrique mal remise dans un mur de leur domicile. Après l’avoir démonté, ils ont trouvé un micro connecté à un transformateur et à une carte micro-sim. Ils ont ensuite trouvé d’autres micros.

Des micros trouvés à Pescara.

Des micros trouvés à Pescara.

Nataly Casanova, Juan Flores et Guillermo Duran ont été rejoints par Enrique Guzmàn dans leur grève de la faim. Voici leurs revendications :

la ré-évaluation des preuves génétiques utilisées contre eux (en utilisant tous les critères scientifiques et pas uniquement ceux du procureur),

la fin des arrestations et du harcèlement envers ceux qui manifestent devant les prisons en solidarité avec eux,

la fin du harcèlement et des sanctions envers Nataly, Juan et les autres prisonniers en lutte,

la libération de Enrique Guzmàn, emprisonné pour avoir trop souvent visité les autres prisonniers, étant ainsi devenu un suspect à son tour,

que Nataly Casanova soit sortie du régime d’isolement, puisse avoir des contacts avec d’autres prisonniers et puisse sortir dans la cour pour un temps suffisant.

A ces revendications, Enrique en a ajouté une : la fin du régime de détention à domicile imposé à Guillermo Duran étant donné qu’aucune preuve n’a été trouvée contre lui.

Suite à une longue lutte, les prisonniers grecs ont obtenu la libération de Savvas Xiros -Combattant de l’organisation 17 novembre emprisonné depuis 13 ans dans un état de santé très grave. La réaction des Etats-Unis ne s’est pas fait attendre : après avoir réagit à l’annonce de la libération de Savvas XIros, le State Department américain a ajouté Nikos Maziotis sur la liste des ‘Terroristes Internationaux’, pour l’attaque de l’Ambassade Américaine à Athènes au RPG en 2007. Huit ans plus tard -4 jours après le vote de la loi qui libèrera Savvas Xiros- Nikos est ajouté sur cette liste. Officiellement, cette action bloque toutes les propriétés de Nikos au Etats-Unis, ce qu’il n’a bien entendu pas. Officieusement, le rajout à cette liste signifie que si Nikos était un jour libéré, les USA dépenseraient beaucoup d’énergie pour l’amener aux Etats-Unis et lui refaire le procès qu’il a déjà eu en Grèce. Cet ajout paraît assez clairement être une représaille envers Nikos pour le mouvement des prisonniers.

Christodoulos Xiros, le frère de Savvas est également concerné par cette mesure, il est également emprisonné pour les actions de l’Organisation 17 Novembre.

Nikos a très rapidement réagit, extrait de sa déclaration: « Je serais toujours rempli de joie en repensant à quel point Lutte Révolutionnaire les a humilié ce matin de janvier 2007, lorsque nous avons frappé la face de l’Ambassade des Etats-Unis avec un RPG anti-tank, et je me rappellerais toujours avec satisfaction des mots de celle qui était alors Secrétaire d’Etat, Condoleeza Rice, qui a réveillé celui qui était alors maître du monde, George W. Bush, avec ces mots « Monsieur le Président, nous sommes attaqués à Athènes » ».

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

Le matin du 20 avril, les unités antiterroristes de la police polonaise sont rentrés brutalement dans une maison squattée par des activistes, rue Mariacka à Katowice. La police a utilisé des balles en caoutchouc, des gaz et des grenades assourdissantes. Au total, 21 personnes ont été battues puis arrêtées, 3 d’entre elles ont dû être hospitalisées, et l’une a même fait une crise d’épilepsie. Immédiatement, les prisonniers ont déclaré le commencement d’une grève de la faim contre leur emprisonnement. La raison de l’arrestation est d’avoir ‘brisé la tranquillité publique’, dans l’immeuble auparavant vide que constituait le squat.

Les activistes s’étaient réunis dans cette maison pour organisé un ‘Forum Economique Alternatif’, un contre-sommet envers le Congrès Economique Européen qui devait entre autres discuter du traité TTIP. Ce contre-sommet s’est fait dans l’une des nombreuses maisons vides en attente de démolition pour être transformé en immeuble de bureaux. Sur la façade, les anarchistes et syndicalistes avaient accroché une banderole « Le capital humain résiste ! ».

Pologne : 21 anarchistes et opposants au TTIP arrêtés lors d’une opération antiterroriste

Emprisonnés en juillet 2014, Graziano, Francesco et Lucio sont inculpés via des charges anti-terroristes pour le sabotage du chantier de Chiomonte. Les charges anti-terroristes ont été ajoutées aux autres en décembre dernier, ce qui a eu pour effet de les faire passer au régime d’isolement. Leur procès commencera ce jeudi 23 avril à 9h, au tribunal de Turin où un rassemblement solidaire aura lieu dés le début du procès.

Affiche de solidarité avec les 3 No TAV.

Après 48 jours de grève de la faim des prisonniers politiques grecs, le gouvernement grec vient de valider une série de lois en lien avec les revendications du DAK (Réseau des Combattants Emprisonnés). La victoire la plus significative st évidemment l’abolition des prisons de type-C, les prisons spéciales de haute-sécurité pour prisonniers politiques et rebelles. La loi « anti-capuche » voit son cadre rétrécir puisque le port d’un masque ne sera une circonstance aggravante que pour les vols à main armée. Pour ce qui concerne l’utilisation de l’ADN : un expert indépendant sera désigné à chaque fois que du matériel génétique sera utilisé. Enfin, l’autre victoire significative des prisonniers est la loi qui permet aux prisonniers condamnés à perpétuité, ayant purgé 10 ans de leur peine et invalides à plus de 80% de terminer leur peine à domicile avec un bracelet électronique. Savvas Xiros, handicapé à 98% et emprisonné depuis 13 ans devrait donc pouvoir quitter la prison très prochainement.

Le DAK (dont 8 prisonniers étaient toujours en grève de la faim) a annoncé mettre un terme à sa grève de la faim qui durait depuis le 2 mars suite à l’annonce du vote.

D’autres lois concernant le monde carcéral ont également été votées ce vendredi en Grèce : concernant l’enfermement des mineurs (le cadre le permettant est réduit), concernant l’enfermement en général, et concernant les centres fermés pour illégaux. 3.500 personnes sans documents d’identité vont être libérées.

Les revendications non-acceptées des prisonniers sont l’abolition des lois anti-terroristes 187 et 187A, que les élus Syriza avait pourtant dénoncé lorsqu’elles avaient été votées au début des années 2000…

Depuis la prise de pouvoir de Syriza le 25 janvier dernier, le mouvement anarchiste grec a multiplié les actions pour soutenir les revendications des prisonniers grecs dans la rue. Récemment encore, la nuit du 12 au 13 avril, l’ELF (Earth Liberation Front, qui en Grèce est une cellule de la FAI-IRF) avait incendié un abattoir à volailles, revendiquant cette action en solidarité avec les prisonniers politiques en grève de la faim.

Extrait du communiqué du DAK « C’est également un résultat positif pour le combat global contre le patronat et le nouveau totalitatisme qu’ils imposent, c’est aussi un pas de plus vers une société sans classes. Notre but est d’utiliser cette victoire et le nouveau territoire conquis pour devenir plus dangereux encore envers le pouvoir. Nous partageons les flammes de la victoire avec tous ceux qui ont vu en cette lutte une cause commune et ont prit part dans notre combat ».

Incendie d’un abattoir.

Incendie d'un abattoir.