Comme tous les samedis, une manifestation aura lieu samedi prochain. Le lieu et l’heure change chaque semaine. Ce 14 octobre, rassemblement devant la gare de Bruxelles-Central de 15h à 17h. Voir l’événement Facebook. Nuriye et Semih sont deux enseignants turcs de gauche, licenciés lors des purges qui ont fait suite au « Coup d’état ». Ils se sont mis en grève de la faim pour récupérer leur emploi, une grève de la faim qui a cristallisé un grand mouvement de solidarité en Turquie et ailleurs, pour Nuriye et Semih, contre l’état d’urgence, contre les purges,… Le pouvoir turc a réagi en les enfermant, mais Nuriye et Semih ont poursuivi la grève de la faim, elle dure désormais depuis plus de 200 jours.

Liberté pour Nuriye et Semih !

Liberté pour Nuriye et Semih !

Jeudi, le tribunal de première instance de Bruxelles a jugé recevable mais non fondée l’action en justice introduite deux jours plus tôt par Infrabel, la société gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, contre Michel Abdissi, le président de la CGSP Cheminots. Le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire avait assigné le syndicaliste devant l’instance bruxelloise afin de réclamer une amende de 1.000 euros par personne et par infraction si des voies ferrées étaient occupées par des individus lors des actions prévues par le syndicat socialiste ce mardi 10 octobre.

Malgré cette décision, Infrabel entend maintenir la pression sur les grévistes. Elle a déposé une nouvelle requête unilatérale en justice. Requête reçue favorablement. Elle est cette fois dirigée non plus contre le dirigeant syndical, mais contre « quiconque » se trouvera en situation de compromettre la sécurité du rail. Les personnes qui se rendent sur les voies pour bloquer les trains pourront être condamnés à payer 1.000 euros d’astreinte.

Grève à la SNCB (archive)

Le squat de l’Orme (37 rue de l’Orme à Etterbeek) a été expulsé il y a quelques jours. Vers 14h30, une personne qui s’apprêtait à y rentrer a été plaquée au mur par des policiers, les clés du squat lui ont ainsi été prises et une dizaine de policiers ont pu rentrer dans l’occupation. Deux personnes se trouvant dans l’occupation ont été contrôlées et priées d’évacuer, mais l’arrivée de solidaires sur place leur a permis de récupérer une partie de leurs affaires. De nombreux effets des squatteurs sont apparemment restés sur place. Cette expulsion est la dernière d’une longue série, alors qu’une nouvelle loi s’apprête à être votée interdisant le squat en tant que tel alors que des milliers de bâtiments bruxellois restent vides.

C’est vide j’occupe, non à la loi antisquat

C'est vide j'occupe, non à la loi antisquat

Une soirée d’hommage à Gokhan Tasyakan aura lieu ce samedi. Gokhan était un militant communiste turc qui avait participé à la fondation du DKP (Parti Communard Révolutionnaire), il était toujours membre de son Comité Central. Il est tombé en martyr en combattant au Rojava au début du mois de septembre à l’âge de 38 ans. Il a également participé à la fondation des BÖG (Forces de Libération Unies) à Kobané, une force de guérilla unifiée contre Daesh et a dirigé l’unité de guérilla du DKP dans la même ville. Dans le même esprit de construction de l’unité révolutionnaire, Gokhan a déployé une grande énergie dans la fondation du HBDH (Mouvement Révolutionnaire d’Unité Populaire), une plateforme unitaire de groupes révolutionnaires en Turquie et au Kurdistan Nord. Gokhan a voué la plus grande partie de sa vie à la lutte pour la révolution, il a commencé à militer à l’école, il est issu d’une famille immigrée des Balkans. A l’université il était en première ligne lors des manifestations contre l’OTAN et le FMI.

Une cérémonie d’hommage aura lieu ce samedi au Local Sacco-Vanzetti à Bruxelles (54 Chaussée de Forest) à partir de 17h.

Soirée d’hommage à Gokhen Tasyakan

Soirée d'hommage à Gokhen Tasyakan

A l’initiative du réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun, et avec le soutien du Secours Rouge International, une semaine internationale de solidarité avec Georges Abdallah est organisée du 14 au 24 octobre prochain. Georges Ibrahim Abdallah est détenu dans les prisons françaises depuis plus de 32 ans, suite aux actions menées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises contre des responsables de l’armée, des services secrets et de la diplomatie des États-Unis et d’Israël au début des années ’80. Il est libérable depuis 1999, et a donc plus que doublé la peine de sûreté de 15 ans assortie à sa condamnation.

Depuis son arrestation, jusqu’au dernier refus de libération, Georges Abdallah fait l’objet d’une traitement d’exception. Deux mois après sa première condamnation (à quatre ans de prison en juillet 1986) par le tribunal correctionnel de Lyon, des juridictions d’exception se mettent en place qui conduiront à un nouveau procès. Georges Abdallah inaugura alors la nouvelle Cour d’assises, composée uniquement de magistrats, qui le condamna à la réclusion à perpétuité en février 1987. L’avocat de Georges était un agent des services secrets français, ce qui sera découvert et dénoncé après le procès sans que la régularité de celui-ci ne soit remise en cause.

Depuis, les autorités ont usé de tous les moyens, réguliers et irréguliers, pour empêcher la libération de Georges pourtant décidée à deux reprises par les tribunaux compétents. Georges Abdallah n’a jamais adopté une attitude de victime. il n’a jamais renié ou négocié son identité révolutionnaire mais, au contraire, a toujours offert au mouvement de classe sa résistance comme élément avancé d’une lutte commune. Cette cohérence, ce courage, nous devons les apprécier et les soutenir.

Tous devant le Consulat de France pour appeler à la libération de Georges Abdallah!

Rassemblement ce vendredi 20 octobre de 17h30 à 18h30, 42 Boulevard du Régent (métro Arts-Loi) suivi d’une soirée d’infos et de rencontres au Sacco-Vanzetti.

Une manifestation aura lieu le lendemain à Lannemezan (France), devant la prison où il est incarcéré.

Télécharger l’affiche au format PDF.

Manifestation pour Georges Abdallah ce 20 octobre

Affiche pour la manifestation du 20 octobre

La nuit de lundi 16 à mardi 17 octobre, une des façades du complexe administratif central de la BNP Paribas à 1000 Bruxelles a été taguée pour la libération de Georges Abdallah avec un grand pochoir à l’image du prisonnier

BNP Paribas tagué à Bruxelles

Manifestation pour Georges Abdallah ce 20 octobre
Affiche pour la manifestation du 20 octobre

La loi portant des dispositions diverses en matière de communications électroniques vient d’être légalement adoptée et étend l’usage des « jammers », ces brouilleurs de fréquence, à plusieurs services pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Jusqu’à présent, l’armée et les institutions pénitentiaires avaient l’autorisation de se servir des brouilleurs de fréquences dans certaines limites.

Désormais, les unités spéciales et la direction de l’appui canin de la police fédérale, la Sûreté de l’État, le SEDEE (le service d’enlèvement et de destruction des engins explosifs), le SGRS, le SPF Affaires étrangères et le SPF Intérieur pourront également en jouir. Pour les démineurs, les jammers peuvent empêcher un engin d’exploser lorsqu’il est commandé à distance. Pour les unités spéciales de la police fédérale, l’intérêt sera d’empêcher les communications entre des personnes visées, par exemple lors d’interventions planifiées contre elles.

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La 4e édition de la semaine s’est achevée, durant laquelle de nombreuses activités informatives et culturelles se sont déroulées à Bruxelles, essentiellement place d’Espagne. Notre Secours rouge y avait organisé un stand avec le SKB pour promouvoir la campagne « Celox » en soutien aux combattants internationalistes du Rojava.

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Comme chaque samedi, manifestation dans le centre de Bruxelles en solidarité avec Nuriye et Semih, deux profs en grève de la faim (depuis maintenant 205 jours) et emprisonnés par l’Etat turc. L’affaire Nuriye et Semih soulève un grand mouvement de solidarité en Turquie. Dans la nuit de mardi à mercredi, Nuriye a été transférée de force (à 2h du matin par des policiers armés) à l’hopital, faisant craindre qu’elle ne soit alimentée de force. Des solidaires se sont immédiatement regroupés à l’hopital.

Le rassemblement de ce samedi à Bruxelles aura lieu de 11h30 à 13h30, Place de la Monnaie.

Ressemblement pour Nuriye et Semih ce 5 août

Ressemblement pour Nuriye et Semih ce 5 août

La semaine culturelle kurde occupera avec un village de tentes animé par de nombreuses activités la place d’Espagne à partir de demain soir et jusqu’au 4 octobre. L’année dernière, l’événement avait été menacé d’annulation lorsque le Collège communal de la Ville de Bruxelles avait dans un premier temps refusé sa tenue, indiquant que les policiers étaient déjà surchargés de travail. Il était ensuite revenu sur sa décision après un recours de l’Institut kurde devant le Conseil d’Etat. Notre Secours Rouge tiendra, avec d’autres membres de la campagne « Celox », un stand de soutien au combattants internationalistes du Rojava.

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Lors de la nuit du nouvel an, vers 3h20 du matin, Benjamin a été agressé par des policiers (voir ici la vidéo de son témoignage). Dès le lendemain, Benjamin a porté plainte et les policiers ont été identifiés. Les quatre policiers (deux hommes et deux femmes), ont rédigé deux rapports des faits contradictoires tandis que les témoignages des amis de Benjamin, et également celui d’un inconnu passant dans la rue concordent. Ainsi, deux policiers sont poursuivis et le procès aura lieu ce mercredi 27 septembre.

Plusieurs associations et organisations (JOC Bruxelles, Jeunes anticapitalistes, etc.) appellent à un rassemblement ce mercredi 27 septembre à 12h30 devant le Palais de Justice de Bruxelles afin de soutenir Benjamin et s’opposer à l’impunité de la police.

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