Mardi 2 décembre trois véhicules appartenant à des membres du parlement européen ont été incendiés près de l’avenue général Lartigue, à Bruxelles. Cette action était un acte de solidarité avec l’anarchiste Romanos actuellement en grève de la faim.

Nikos Romanos

Vidéo des affrontements qui ont suivi, la nuit du 2 au 3 décembre, la manifestation de soutien à la grève de la faim de l’anarchiste emprisonné Nikos Romanos.

Nikos Romanos

Les trois personnes placées sous mandat d’arrêt pour leur implication présumée dans les incidents lors de la manifestation 6 novembre ont été libérés sous conditions par le juge d’instruction en charge du dossier. La chambre du conseil de Bruxelles avait déjà libéré sous conditions mardi passé les trois intéressés mais le parquet avait interjeté appel de cette décision. Mercredi dernier, le juge d’instruction décidait de les remettre en liberté à condition qu’ils ne prennent part à aucune manifestation.

La police avait déjà interpellé judiciairement deux personnes le jour même des faits. L’un des deux aurait blessé quatre agents et est cité devant le tribunal correctionnel le 19 décembre prochain dans le cadre de la procédure de comparution immédiate. Le second, qui est soupçonné d’avoir blessé cinq agents, a été placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction. La police de Bruxelles a interpellé le 20 novembre douze autres personnes. Trois d’entre elles comparaîtront le 4 décembre dans le cadre de la procédure accélérée, une quatrième comparaîtra de même le 16 janvier et cinq autres ont été déférées devant le juge d’instruction qui en remis deux en liberté sous conditions et a placé les trois autres sous mandat d’arrêt.

Ce sont ces trois derniers, deux dockers anversois et un étudiant bruxellois, qui avaient été libérés sous conditions par la chambre du conseil. Les trois intéressés ont donc retrouvé la liberté depuis mercredi passé à la suite de la décision du juge d’instruction. L’enquête les concernant a entre-temps été bouclée et le parquet a tracé son réquisitoire final.

Cela fait un peu moins de 10 jours que la site de la zone de police de Brabant-Est a été piraté. Un informaticien a découvert des données secrètes sur Internet. Dans cette fuite, on retrouve les matricules des policiers de la zone, avec des informations concernant les maisons vides à surveiller. Le portail de la zone de police en question a bien été piraté: toute la partie « administration » du site est ouverte, dans laquelle on retrouve notamment le planning des interventions, les passages prévus par la police locale… ‘opération menée par les pirates d’Anonymous remonte au 22 novembre et a touché les services de police belge, français et allemand.

Dans la nuit de lundi à mardi, 28 bus des TEC Liège-Verviers ont été sabotés dans les dépôts de Rocourt, Bassenge, Omal, Geer et Warzée. Ces faits se sont produits alors que le dépôt de Jemeppe était en grève depuis quatre jours et que le mouvement allait s’étendre à une bonne partie du réseau. Des courroies ont été sectionnées, des durites endommagées, des pneus crevés et des capteurs pliés.

Lors de précédentes grèves, des actes similaires avaient déjà été constatés, mais jamais de cette ampleur. Le TEC n’a pas encore estimé le coût des dégâts, mais a déjà porté plainte, comme elle l’avait déjà fait par le passé. Les enquêtes précédemment menées n’ont cependant jamais permis de déterminer l’identité des auteurs.

Samedi 8 novembre, un hélicoptère de la police a été visé par rayon laser vers 19 heures 15 à Borgerhout, au sud-est d’Anvers. L’appareil volait à basse altitude au profit d’unités de police à terre qui recherchait des cambrioleurs en action. Alors que plusieurs policiers recherchaient les cambrioleurs un adolescent a joué avec un pointeur laser en direction de l’hélicoptère. Le pilote a réussi à éviter l’éblouissement, qui aurait pu s’avérer très vite particulièrement dangereux pour sa vue et le vol. S’est alors engagé une course-poursuite rapide entre l’adolescent et les policiers belges. une fois interpellé il a raconté avoir juste voulu s’amuser sans comprendre l’étendu de son acte. Il a été convoqué devant le procureur du roi.

Anvers: Hélicoptère et pointeur laser…

La Defensoría Popular est un collectif créé dans les années 2008 par un groupe de travailleurs (avocats, procureurs et étudiants) pour pour défendre pénalement les personnes, les travailleurs, les organisations syndicales ou estudiantines engagées dans les luttes sociales au Chili. Defensoría Popular est présent dans la rue, dans chaque manifestation et dans les tribunaux. Defensoría Popular dénonce l’utilisation de la loi antiterroriste et a démontré l’utilisation de montages policiers dans des procès contre des militants étudiants, syndicaux, sociaux et les Mapuche. Dans le procès « Caso bombas », le collectif a pu démontrer la violation des droits de la défense et dévoiler les montages policiers à l’encontre d’anarchistes arrêtés arbitrairement, séquestrés et déclarés coupables avant que les tribunaux ne disposent des « pièces à conviction ».

Deux de ses membres, avocats, effectuent une tournée en Europe pour présenter son action. La conférence organisée au Pianofabriek, ce vendredi 28, à 19H00 permettra de découvrir ce collectif.

Le 22 novembre, une des deux conférencières, l’avocate membre de la Defensoría Popular, María Ribera, a été détenue à l’aéroport Charles de Gaule de Paris par des policiers français qui n’ayant trouvé aucun motif pour lui interdire l’entrée, ont justifié sa rétention pour des motifs politiques. A sa descente d’avion, les policiers ont retenu son passeport et l’ont conduite dans une salle d’interrogatoire et ensuite dans une cellule, où elle est restée enfermée plusieurs heures. Ils l’ont interrogé sur les motifs de son voyage et disposaient de toute son histoire politique y compris des informations concernant sa détention par la police militaire à l’époque de la dictature de Pinochet.

Le site de Defensoria Popular

Belgique/Chili: Conférence sur la Defensoria Popular

Deux des suspects, des dockers anversois, nient toute implication dans les affrontements survenus lors de la manifestation. Le troisième, un étudiant, reconnaît quant à lui avoir jeté des pierres ainsi qu’une poubelle. Selon les avocats des suspects, l’enquête concernant leurs clients est achevée et le parquet de Bruxelles demandera vraisemblablement leur renvoi devant le tribunal correctionnel en chambre du conseil. La date n’a pas encore été fixée.

Une centaine de policiers ont été blessés lors des incidents survenus en marge de la manifestation nationale du 6 novembre. Onze véhicules ont été incendiés et 62 autres endommagés. La police a intercepté le jour même 43 personnes dont deux ont été arrêtés judiciairement. Jeudi dernier, la police bruxelloise a encore intercepté 12 personnes. Quatre d’entre elles ont été citées à comparaître en procédure accélérée les 4 décembre et 16 janvier prochains. Cinq personnes ont comparu devant un juge d’instruction, qui a délivré trois mandats d’arrêt et relâché deux personnes.

Une centaine de personnes dont une délégation de notre SR se sont rassemblées ce lundi 24 novembre à midi devant l’ambassade du Mexique à Bruxelles en hommage aux 43 manifestants étudiants enlevés et massacrés par des policiers et des mafieux.

Rassemblement en hommage aux 43 Mexicains à Bruxelles

Rassemblement en hommage aux 43 Mexicains à Bruxelles

Le 26 septembre 2014 à Iguala, au Mexique, plusieurs manifestants étudiants ont été encerclés par la police mexicaine. Les forces de l’ordre ont tiré, assassinant trois étudiants, dont l’un a de plus été retrouvé sans visage. Trois autres personnes prises à tort pour des étudiants ont également été tuées. Quarante-trois jeunes ont été emmenés par la police et sont à ce jour, introuvables. La plupart ont entre 17 et 22 ans.

Les autorités mexicaines ont tardé à réagir et promettent aujourd’hui que justice sera rendue. Mais un mois après la disparition forcée des étudiants, toujours aucune réponse ! Plusieurs fosses clandestines ont été découvertes sur les collines de la ville d’Iguala avec un nombre encore indéterminé de corps démembrés et calcinés, laissant présager une issue dramatique à ces enlèvements. Ce n’est pas la première fois que des groupes de sécurité de l’Etat, en coordination ou pas avec des groupes paramilitaires, exécutent extrajudiciairement des civils désarmés.

Rassemblement organisé par la communauté mexicaine de Belgique, devant l’ambassade du Mexique, Avenue Franklin Roosevelt 94 (un peu après l’ULB), 1000 Bruxelles.

Bruxelles: Rassemblement demain lundi pour les 43 manifestants étudiants disparus