En France, les forces de l’ordre ont eu comme consigne de lever les blocages établis par les routiers. Pour les grévistes, les ordonnances de la Loi Travail XXL sont une porte ouverte au dumping social, en raison notamment de la primauté donnée aux accords d’entreprise sur les conventions négociées au niveau de la branche professionnelle pour toutes les annexes de rémunération (primes, 13ème mois).
Pour éviter que la grève des routiers, débutée ce lundi 25 septembre, fasse tache d’huile en étant rejointe par d’autres secteurs, la première journée a été particulièrement réprimée. Dans le Nord, il y a même eu des camions qui sont venus pour remorquer les camions qui ne voulaient pas repartir. Plusieurs points de blocage sont recensés, notamment aux abords des dépôts de carburants, provoquant la pénurie dans plus de 200 stations essences.
Ce soir à 18h, à la bourse du travail (bd de l’usine/Lille-fives) des avocats viendront expliquer le droit pénal en manifestation et l’intégration de l’état d’urgence dans le droit commun.
Et ce samedi, manifestation contre l’état d’urgence à 17h, plus d’info.
Après la revendication d’une action incendiaire contre la gendarmerie à Grenoble (Voir notre article) publiée sur Indymedia Grenoble et reprise sur Indymedia Nantes, les équipes des deux sites ont reçu un courrier de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) les sommant de retirer le contenu de la revendication au motif de « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ». Cette requête fait écho à la fermeture récente de l’Indymedia germanophone Linksunten le 25 août dernier pour des motifs similaires (voir notre article). Les deux sites ont plié à cette demande de la police et Indymedia Grenoble a communiqué en précisant « il nous […] semble toujours important que soit visibilisée la nature politique d’actions directes, fussent-elles pénalement répressives. Nos états sont actuellement en train de mener une véritable guerre médiatique. Celle-ci semble viser à faire taire les oppositions politiques radicales, et à criminaliser les collectifs et individus qui communiqueraient sur leurs objectifs politiques, et ce sans le prisme déformant des médias traditionnels. »
Le 20 septembre, la gendarmerie a perquisitionné plusieurs lieux à Bure (Meuse) et dans ses environs, habités par des opposants à Cigeo, le projet d’enfouissement de déchets nucléaires. La Maison de résistance, une ancienne ferme transformée en lieu d’accueil des militants anti-nucléaires, a ainsi été perquisitionnée vers 6h20. Au même moment, quatre domiciles privés étaient investis par les forces de l’ordre. Du matériel divers – ordinateur, disque dur, clé USB, téléphones portables, livres… – a été saisi. Les forces de l’ordre ont justifié ces perquisitions par la commission rogatoire d’un juge d’instruction, dans le cadre de l’enquête relative à une action menée en juin dernier contre l’hôtel-restaurant du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, en charge du projet Cigéo.
Une centaine de gendarmes sont en permanence à Bure
Une centaine de gendarmes sont en permanence à Bure
Un entrepôt adjacent au commissariat de Grenoble a été incendié ce jeudi 21 septembre vers 3h du matin. Six fourgons d’intervention, deux camions de logistiques, le garage et l’entrepôt de 1.500m² ont été ravagés par les flemmes. L’action a été revendiqué par « des nocturnes » sur Indymedia Grenoble, en solidarité avec plusieurs militants qui passent en procès actuellement. Ccette attaque a lieu au deuxième jour du « procès de la voiture de police », voiture qui avait été incendiée le 18 mai 2016 au Quai de Valmy par des manifestants contre la loi travail. Il y a neuf accusés, dont 2 sont toujours détenus et un Suisse sous le coup d’un mandat d’arrêt. L’action a également été revendiquée en solidarité avec Kara Wild et Krem, ainsi qu’avec Damien Camelio qui a récemment été tabassé par des policiers.
Incendie solidaire contre la gendarmerie à Grenoble
Incendie solidaire contre la gendarmerie à Grenoble
A l’initiative du réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun, une semaine internationale de solidarité avec Georges Abdallah est organisée du 14 au 24 octobre prochain. Des événements sont déjà en cours d’organisation en Palestine, au Liban, en Jordanie, aux Etats-Unis, en Irlande, en France, en Allemagne, en Espagne et bien sur en Belgique où notre Secours Rouge organise un rassemblement le vendredi 20 octobre prochain.
Semaine internationale de solidarité pour Georges Abdallah du 14 au 24 octobre 2017.
Manifestation pour Georges Abdallah ce 20 octobre
Semaine internationale de solidarité pour Georges Abdallah du 14 au 24 octobre 2017.
Plusieurs petites cargaisons de Celox avaient déjà pu arriver aux combattants du Rojava depuis le début de la campagne en automne 2015. Mais récemment, nous avons pu acheminer une grosse cargaison (235 pièces). Après avoir transité à Qamishlo, les Celox arrivent à présent dans les unités de front. Ainsi, 50 Celox sont arrivés au Bataillon International de Libération qui a partagé ce stock (supérieur à ses besoins puisque des premiers petits arrivages avaient déjà eu lieu) avec l’YPG International Tabur (anciennement appelé Antifa Tabur) à Raqqa. 25 autres sont en réserve au service médical du Bataillon.
La campagne a voulu que les Celox soient partagés rationnellement: d’une part pour qu’en bénéficient en priorité les unités de front, d’autre part pour que des Celox en surnombre ne soient pas stockés ici alors qu’il en existe un besoin criant là-bas. C’est ainsi que 160 pièces du même arrivage ont été confiés aux infirmeries de première ligne des YPG, qui apportent les premiers soins aux combattants blessés.
Nous sommes fiers de pouvoir aujourd’hui partager ces photos et vidéos de remerciements de la part du SYPG (une structure civile qui a aidé à la rationalisation de la distribution du Celox et à son acheminement au front), du Bataillon International de Libération, et du YPG International Tabur. Le Secours rouge International remercie toutes les organisations et tous les collectifs qui ont participé et participent à cette campagne, ainsi que tous ceux et toutes celles qui ont contribué par leur don (plus de 16.000 euros au total). Des Celox ont déjà sauvé la vies de combattants. Les besoins restent grand aussi bien à Raqqa, où la bataille fait rage, que dans les futures batailles de libération.
Cette année, nous manifesterons à Bruxelles le 20 octobre de 17h30 à 18h30. Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste et antisioniste d’origine libanaise entamera sa 33e année de détention dans les prisons françaises. La manifestation sera suivie d’un apéro antirep’ au Local Sacco-Vanzetti.
Entre 1.500 et 2.000 personnes dont des délégations andalouses, galiciennes et bretonnes ont manifesté pour l’amnistie de Lola et Marina (deux prisonnières catalanes membres du collectif des prisonnières politiques basques emprisonnées à Rennes). Le matin un hommage a été rendu à Gustau Munoz jeune communiste tué par la Garde Civile le 11 septembre 1978.
Manifestation pour la libération des prisonnières catalanes.
Manifestation pour la libération des prisonnières catalanes.
Une manifestation a réclamé à Paris, hier samedi 9 septembre, la libération du dirigeant kurde Abdullah Öcalan, ainsi que celle de tous les prisonniers politiques en Turquie. Arrêté en 1999 par la Turquie et emprisonné sur l’île-prison d’Imrali, Abdullah Öcalan est détenu en isolement total depuis le 5 avril 2015, plus de deux ans. Depuis plus de deux ans, hormis son frère qui a été autorisé à lui rendre visite une fois, personne n’a pu le rencontrer ou lui parler. les manifestants demandaient aussi la libération de tous les prisonniers politiques, notamment les députés du HDP, et les maires kurdes arrêtés au cours des derniers mois en Turquie.