Un groupe d’ONG, a annoncé avoir saisi les autorités de protection de données de 5 pays Européens (Royaume-Uni, Italie, France, Grèce, Autriche) ce jeudi contre la start-up américaine Clearview AI (précédents articles), qui a constitué une immense base de données de visages (Plus de 3 milliards d’images en 2020) sur base de photos téléchargées automatiquement depuis les réseaux sociaux, des blogs personnels, des sites d’entreprise, etc. Clearview agit hors de tout cadre légal mais met pourtant à disposition des services de police et des institutions financières un service qui leur permet de rechercher des correspondances dans cette immense base de données.

Clearview avait suspendu il y a quelques mois son service au Canada, alors que l’autorité locale de protection des données l’accusait d’exercer une surveillance de masse illégale.

Publicité de Clearview AI

Après 22 mois de grève, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles à Paris ont obtenu satisfaction. L’accord octroie notamment une prime de panier de 7,30 euros par jour, des tenues de travail fournies et nettoyées par l’employeur, des changements de qualification entraînant des hausses de salaire, le passage de sept personnes à temps complet, ainsi qu’une augmentation des heures travaillées pour d’autres.

Le 20 mai, la Directrice Générale Adjointe d’Orange France et le Préfet du Morbihan ont signé une Convention territoriale de lutte contre les malveillances visant les réseaux de télécommunication. L’opérateur renforce ainsi les actions de prévention et de lutte contre les vols, destructions et dégradations, en coordination étroite avec l’Etat et les forces de police ou de Gendarmerie. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la signature d’une convention nationale de lutte contre la malveillance sur les réseaux de télécommunication, signée le 9 mars 2021 par le Ministre de l’Intérieur et les acteurs télécom concernés : Orange, SFR, Bouygues, Free, Cellnex, ATC France, Hivory, TDF et la FFT. Elle sera déclinée dans chaque département.

Grâce à cette convention, les échanges d’informations ainsi que les dépôts de plainte, déjà systématiques en cas de dégradation d’infrastructures, seront facilités ; la collaboration dans les enquêtes menées par les services de l’Etat sera renforcée. Ces derniers 18 mois, une hausse des attaques sur les infrastructures réseaux fixe et mobile a été constatée. Vols de câble cuivre, armoires vandalisées, fibres optique sectionnées, sites mobile incendiés : depuis janvier 2020, Orange a constaté plus de 130 actes de sabotage dont 61 sites mobiles dégradés, privant ainsi de nombreux foyers, entreprises et organismes publics de moyens de communication.

Incendie de l’antenne 5G à Labège, près de Toulouse, le 4 mai

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Le militant anarchiste Claudio Lavazza, qui a déjà passé presque 25 ans dans les prisons de l’État espagnol, a été extradé en France, où il doit également purger une condamnation à 10 ans (le processus de cumul des peines, qui établira la période réelle qui lui reste encore à purger, est en cour). Pour ce qui est des condamnations qui ont été prononcées à son encontre en Italie, pour sa militance dans les Proletari Armati per il Comunismo [Prolétaires armés pour le communisme], la Cour d’assises d’appel de Milan a déclaré laz semaine passée que la peine est prescrite. Pour lui écrire (il parle espagnol, italien et français) : Claudio Lavazza / n° d’écrou 11818 / Centre Pénitentiaire de Mont-de-Marsan / Chemin de Pémégnan / BP 90629 / 40000 – Mont-de-Marsan / France

 

 

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en France dans 60 rassemblements ce samedi en soutien aux Palestiniens à travers la France. Elles étaient des milliers à Paris, malgré l’interdiction émise par la Préfecture de police de Paris. 4.200 policiers et gendarmes  ont appliqué les consignes de « dispersion systématique et immédiate » dès que des manifestants tentaient de se regrouper. Un déploiement policier massif dans le quartier de Barbès a empêché les manifestants qui s’étaient donné rendez-vous pour se diriger vers Bastille de déployer un cortège. La police a chargé à plusieurs reprises, utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Au total, 44 personnes ont été interpellées à Paris (51 pour toute la France), où, selon des chiffres provisoires du parquet, 15 personnes étaient en garde à vue en début de soirée, notamment pour « participation à un groupement formé en vue de violences », « participation à un attroupement après sommation » et « violences sur les forces de l’ordre ». Outre les 44 interpellations, 367 personnes ont été verbalisées. D’autres manifestations ont été interdites, comme à Nice et à Grenoble, ou à Aubervilliers et Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a pris arrêté d’interdiction jeudi visant la manifestation de l’Association des Palestiniens en Ile-de-France en évoquant des incidents lors d’une manifestation pro-palestienne en 2014. L’Association des Palestiniens en Ile-de-France a condamné cette interdiction et dénoncé la complicité de la France avec l’État d’Israël. La manifestation était au départ prévue pour commémorer la Nakba, l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens à la création d’Israël en 1948. Avant que la répression des manifestations à Jérusalem et l’escalade des bombardements entre Israël et la bande de Gaza de ces derniers jours ne vienne dessiner la perspective d’un rassemblement important. Un recours déposé par les avocats de l’Association des Palestiniens en Ile-de-France contre l’arrêté d’interdiction.

Mercredi 12 mai vers 19h, le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) Bertrand Heilbronn, 71 ans, a été arrêté par la police à sa sortie du Quai d’Orsay où il avait été reçu par un conseiller du Ministre au sein d’une délégation comprenant des parlementaires, des représentants associatifs et syndicaux. Arrêté par les policiers qui avaient escorté la délégation jusqu’au lieu du rendez-vous, il a été menotté puis emmené au commissariat du 7ème arrondissement de Paris et mis en garde à vue. Son arrestation avait pour motif le fait qu’il avait appelé à manifester devant le métro Invalides en soutien au peuple palestinien. Une manifestation s’était, en effet, tenue vers 16h et avait regroupé plusieurs centaines de personnes. La préfecture l’aurait interdite quelques heures avant son début.

Arrestation du président d'une association de solidarité avec la Palestine

Arrestation du président d’une association de solidarité avec la Palestine

L’entreprise française Idemia spécialisée dans l’identité numérique et Interpol vont collaborer pour la mise en place d’un nouveau système “multi-biométrique”  baptisé MBIS. MBIS sera une sorte de moteur de recherche biométrique dédié aux fonctionnaires de police des 194 Etats membre d’Interpol. Chaque jour, jusqu’à un million de recherches d’empreintes digitales, palmaires et de reconnaissance faciale pourront être effectuées et ainsi identifier les potentiels suspects grâce à des comparaisons. MBIS facilitera également le travail des policiers grâce au stockage de photos de preuves et des renseignements sur les liens entre une affaire en cours et une personne ou entre plusieurs affaires. Il inclut aussi un ensemble d’outils d’amélioration et de traitement photo et vidéo. Il permet par exemple le traitement des minuties, qui désignent les particularités des sillons de la pulpe des mains.

Idemia et Interpol collaborent depuis 20 ans. Le premier contrat remonte à l’année 2000. Il avait pour objectif de faciliter la coopération entre les forces de police nationales grâce à un système automatisé d’identification biométrique. Il offrait une base de données commune d’empreintes digitales de suspects dans des affaires criminelles. Puis, en 2016, Interpol s’est équipé d’un logiciel de reconnaissance faciale. L’entreprise implantée à Courbevoie travaille également avec l’Union européenne. Il a été choisi, aux côtés de Sopra Steria, pour mettre en place une base de données biométriques dédiée au contrôle des frontières de l’espace Schengen.

Devant la cité scolaire de Saint-Nazaire comme dans d’autres villes de France, des lycéens ont organisé hier mercredi le blocus de leur établissement pour demander que le bac soit entièrement validé via le contrôle continu, en raison de la crise sanitaire. Peu après 9h a démarré un face-à-face tendu avec jets de projectiles et usage de gaz lacrymogènes. Des renforts de police sont arrivés de Nantes, les affrontements ont continué et quatre policiers ont été blessés. Deux personnes ont d’abord été interpellées : une jeune fille de 18 ans et une femme de 38 ans, soupçonnée d’avoir tagué une voiture de police et donné un coup de pied à un policier. Ce jeudi, une autre personne a été interpellée. Accusé d’être l’auteur “de violences répétées par des jets de projectiles” en direction des forces de l’ordre, un lycéen majeur a été placé en garde à vue.

Dans de nombreuses manifestations du 1er mai, différents comités de soutien à la libération de Georges Abdallah étaient présents afin d’exiger sa libération immédiate. En particulier à Paris, Toulouse, Marseille, Auch, Tarbes, Guingamp et Annecy où banderoles, affiches et drapeaux ont été déployés recueillant le soutien de nombreux manifestants.

A Paris, 1er mai 2021

A Paris, 1er mai 2021