Une vingtaine de personnes se sont réunies devant la résidence de l’ambassadeur de France en Belgique pour revendiquer la libération de Georges Ibrahim Abdallah. C’est après-demain que le tribunal d’application des peines devra juger en appel de la libération.
Six membres d’un groupe de manifestants qui avaient pris part, le 15 octobre 2011, à la manifestation organisée à Rome dans le cadre du vaste mouvement européen des ‘indignés’ ont été lourdement condamnés ce lundi. Plus de 200000 personnes étaient descendues dans les rues de la capitale italienne et de violents affrontements avaient opposé la foule aux forces de l’ordre. Plus de 70 personnes avaient été blessées et la police avait procédé à de nombreuses arrestations. Aujourd’hui, six de ces arrêtés (six hommes âgés de 28 à 37 ans) originaires d’Italie et de Suisse ont été condamnés à six ans de prison chacun pour destruction, pillage, résistance et agression des forces de l’ordre.
Des manifestants masqués ont attaqué le domaine d’un grand propriétaire bien connu de la région, Werner Luchsinger, qui a péri dans l’attaque, ainsi que son épouse. Les Luchsinger descendent de citoyens suisses qui ont colonisé la région au début du XXe siècle, ayant des responsabilités dans les massacres et la dépossession des Mapuches. Ils possèdent encore 1.200 hectares dans la région, dont beaucoup sont revendiqués par les communautés mapuches.
Le président chilien a annoncé l’activation de la loi anti-terroriste, de nouveaux équipements pour la police, un nouvel hélicoptère de surveillance, quatre nouvelles voitures de police blindés, la mise en œuvre de la technologie de vision nocturne et la création d’une unité spécialisée dans la lutte contre le terrorisme. La police a arrêté un mapuches, Celestino Cordova Transito Cerafin, 26 ans, qui a reçu une balle dans le poumon qui pourrait être tirée du fusil de Luchsinger. Cette attaque coïncidait avec le cinquième anniversaire de la mort du jeune étudiant mapuche Matias Catrileo, tué par la police dans un autre domaine des Luchsinger.
A Santiago du Chili, des manifestations ont également eu lieu pour la 5e commémoration de la mort de Matías Catrileo. A l’arrivée sur Plaza de Armas, des manifestants masqués ont lancé des molotovs contre deux agences bancaires, érigé et incendié des barricades, attaqué d’autres locaux commerciaux. Des affrontements avec les Forces Spéciales des carabiniers ont eu lieu, ces derniers utilisant leurs véhicules blindés pour lancer eau et gaz, et disperser les manifestants. Tout le centre de Santiago est vite devenu un grand chaos.
Chili: Escalade meurtrière dans les territoire mapuches
Des dizaines d’indigènes du département colombien du Cauca a affronté l’escadron mobile anti-émeute (ESMAD) de la police colombienne qui a fait usage de balle en caoutchouc et de grenades lacrymogènes. Au moins sept personnes auraient été blessées. Les incidents ont eu lieu lors des manifestations de protestations des indigènes après que Juan Bautista, coordinateur de l’Association de la Garde indigène des Conseils du Nord de Cauca (ACIN), ait été arrêté pour ses liens présumés avec les FARC.
En novembre dernier, le tribunal d’application des peines de Paris a décidé de libérer le prisonnier libanais incarcérés depuis plus de 28 ans. Le parquet avait immédiatement fait appel, et c’est ce jeudi 10 janvier qu’un tribunal décidera finalement de l’éventuelle libération de Georges Ibrahim Abdallah. Cela fait plus de dix ans que le Secours Rouge fait campagne pour la libération de ce communiste dont les convictions politiques et l’engagement solidaire aux côtés des peuples en lutte sont intacts.
Rassemblement ce mardi 8 janvier, de 17h à 18h devant la résidence de l’ambassadeur de France, 41 bd du Régent, métro Art-Loi.
Depuis la matinée de ce mercredi 2 janvier, plusieurs centaines de jeunes chômeurs bloquent le centre-ville de Ouargla pour protester contre la gestion de l’emploi dans cette ville pétrolière du sud du pays. Des affrontements ont opposé dans le centre‑ville les chômeurs aux forces de l’ordre qui ont utilisé des matraques et bombes lacrymogènes pour les disperser. Plusieurs manifestants ont été arrêtés par la police.
Le soir du nouvel an, des dizaines de personnes ont manifesté leur solidarité devant la prison de Korydallos. C’est là, notamment, qu’ont été ou sont incarcérés plusieurs militants de ‘Lutte Révolutionnaire’ ou des ‘Cellules de Feu’. Arrivés devant la prison, les membres du cortège ont tiré des feux d’artifice, ce à quoi les prisonniers ont répondu en brûlant des tissus à travers les barreaux de leurs cellules.
Des opérations de l’armée israélienne dans des territoires palestiniens pour arrêter des militants et des activistes sont plutôt habituelles. Mais mardi, à Tamoun, l’arrestation d’un homme par des soldats déguisés en marchands dans un camion servant à transporter des légumes a débouché sur des affrontements. Les forces israéliennes ont tiré des gaz lacrymogènes, des balles de caoutchouc et des balles de guerre alors que des jeunes brûlaient des pneus et des barils pour bloquer le passage de véhicules militaires. Les affrontements ont duré plusieurs heures, et des dizaines de jeunes masqués se sont cachés derrière des barrières improvisées, lançant des pierres et des cocktails Molotov. Dix Palestiniens et deux soldats auraient été blessées.
Les Bahreïnis ont organisé des manifestations dans plusieurs villes et villages à travers le pays lundi. Des affrontements ont éclaté dans plusieurs localités après que les forces bahreïnies soient brutalement intervenues pour disperser les manifestants, qui demandaient la libération des prisonniers politiques et la démocratisation du pays. Le 14 Mars 2011, les forces de l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont envahi le pays pour aider la monarchie de Bahreïn dans sa répression contre les manifestants pacifiques. Des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines d’autres arrêtées lors de la répression.
Deux policiers bahreïnis ont écopé dimanche d’une peine de sept ans de prison chacun pour avoir battu à mort un dirigeant de l’opposition chiite détenu l’an dernier lors de la répression du mouvement de contestation populaire. L’opposition dénonce la requalification du chef d’accusation de « torture débouchant sur la mort » à « coups menant à la mort ». En novembre, une commission composée de juristes internationaux avait fait état de cas de torture systématiques pour punir et extorquer les aveux de centaines de manifestants sous la loi martiale en vigueur en 2011. D’après cette commission, 35 personnes -essentiellement des manifestants- ont péri pendant le mouvement de contestation, dont cinq des suites de torture. L’arbitraire dont est victime la population au Bahrein a été symbolisée par cette vidéo.
Des affrontements violents ont éclaté jeudi dans différents lieux de Cisjordanie occupée. A Silwa (nord-est de Ramallah), des heurts ont opposé des soldats israéliens à des jeunes de la ville, jeudi matin. Des soldats ont pris d’assaut le quartier al-Chaabin à Yatta, au sud de la ville de Hébron et lancé des bombes de gaz lacrymogène de manière intensive sur les citoyens palestiniens. Des affrontements s’en sont ensuivis, dans lesquels plus de 20 personnes ont été asphyxiées dont un enfant de 12 ans, qui a été grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène qui l’a atteint à la tête. Les forces de sécurité ont kidnappé dans le village de Beit Ummar trois jeunes palestiniens âgé de 14, 16 et 16 ans.
Dans le même temps, les soldats israéliens ont envahi jeudi à l’aube la ville de Naplouse pour protéger des colons extrémistes venus accomplir des rituels talmudiques. Des violents affrontements ont éclaté entre les jeunes palestiniens et les soldats israéliens. Enfin, dans le village d’Urif, au sud-ouest de Naplouse, les colons de la colonie « Yitzhar », établie illégalement sur les terres du village et celles de villages voisins, ont attaqué les citoyens au sud du village, près du lycée, au moment même où les lycéens rentraient chez eux. Les soldats israéliens sont arrivés sur les lieux pour protéger les colons qui avaient envahi le village, lançant bombes assourdissantes et gaz lacrymogène sur les citoyens palestiniens.