Vers 4h du matin cette nuit, une station électrique du site d’Anglo American à Rustenburg (où les mineurs sont en grève depuis le 12 septembre) a été incendiée. Plus d’un millier de mineurs étaient rassemblés aux alentours de la mine et ont fait barrage à l’arrivée des pompiers. Ces derniers ont immédiatement fait appel aux forces de l’ordre pour qu’elles dégagent la voie. La police a tiré des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Depuis lors, les heurts se poursuivent mais aucun bilan quant aux victimes des affrontements n’a été communiqué.
Des milliers de manifestants ont été placés en garde à vue lundi alors qu’ils étaient en route pour se rassembler devant le bâtiment de l’assemblée du Tamil Nadu et exiger la fermeture de la centrale atomique de Kudankulam. Plus de 5000 personnes s’étaient rassemblées à Egmore, Chennai, pour se rendre vers l’assemblée et l’assiéger jusqu’à ce que soit définitivement fermée la centrale. Encadrés par un lourd dispositif policier, le cortège s’est mis en route et a atteint l’assemblée vers 13h où des milliers de policiers l’attendait pour interpeller les manifestants. Une vingtaine de bus se trouvaient à proximité du bâtiment pour permettre le transfert des manifestants vers des centres de détention. D’après plusieurs rapports, la police a également arrêté plusieurs militants à travers l’état dimanche, et en a renvoyé plusieurs centaines d’autres qui tenaient de se rendre à Chennai pour se joindre au mouvement.
Des heurts ont opposé samedi soir policiers et opposants à un projet de raffinerie de pétrole à Ningbo, dans l’est de la Chine. La police a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants qui protestent depuis près d’une semaine contre la future raffinerie, filiale du géant chinois du pétrole Sinopec. Les riverains s’inquiètent des effets sur leur santé de la raffinerie, qui produira également de l’éthylène, ainsi que des évictions forcées de plusieurs milliers d’entre eux pour faire place à l’usine. De nombreux véhicules, dont des voitures de police, ont été renversés et plusieurs policiers blessés lorsque des manifestants ont attaqué un poste de police à coups de pierres et de briques.
Des échauffourrés ont eu lieu samedi à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle au deuxième jour de grève d’une partie du personnel d’Air France contre des réductions d’effectifs. Des centaines de grévistes de la CGT ont affronté les forces de l’ordre.
Hier, des centaines de mineurs grévistes s’étaient rassemblés devant le stade de Rustenburg à 110 km de Pretoria pour empêcher la tenue d’une réunion du Congrès des syndicats sud-africains dont est membre le Syndicat national des mines. Les travailleurs mécontents voulaient s’opposer à l’accord conclu entre le syndicat et le producteur Anglo American Platinium (Amplats) pour réembaucher 12000 grévistes licenciés, accord à propos duquel les grévistes n’ont pas été informés, ni consultés. Cet accord pourrait dès lors signifier la reprise des grèves sauvages. ‘Nous ne savons rien de cela. Nous n’avons pas été consultés, nous l’avons simplement appris par la radio (…) Nous ne pouvons pas retourner travailler tant que nos demandes ne sont pas satisfaites’. Hier, la police a tiré des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser les centaines de manifestants qui bloquaient l’entrée du stade. Elle a expulsé 300 grévistes de l’enceinte et bloqué l’entrée avec des véhicules blindés. Des douilles jonchaient le sol et un hélicoptère a poursuivit des rondes au-dessus du stade après l’intervention des forces de l’ordre.
Jeudi 25 octobre, des dizaines d’immigrants ont pris d’assaut le commissariat de la police aux frontières de Naples (l’ufficio immigrazione della Questura di Napoli) en fin de matinée à Naples qui est situé Via Galileo Ferraris. Leur colère est liée au fait qu’ils n’aient pas été régulariséEs lors de leur passage au poste de police de l’immigration. Des voitures de police, garées devant le bureau de l’immigration, ont été endommagées pendant les affrontements (dont un véhicule aurait été incendié). L’émeute a débuté juste après le rejet de régularisation de la trentaine de sans-papiers, qui attendaient l’obtention de papiers. 5 immigrants ont été arrêtés durant les affrontements, alors qu’une dizaine de policiers ont été blessés.
Italie: Affrontements entre sans-papiers et policiers
Des incidents ont opposés des manifestants masqués aux policiers anti-émeutes vendredi après-midi, devant de l’Université de Santiago (Usach). Les policiers ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes.
La police est intervenue contre le rassemblement pour Georges Ibrahim Abdallah à Bruxelles, devant la résidence de l’ambassadeur de France, rue du Régent. Une douzaine de manifestants ont été interdits de mouvement et contrôlés, deux d’entre eux ont du se rendre à leur véhicule pour qu’ils soient fouillés, les sacs et la matériel ont également été fouillés. Aucune explication n’a été donnée (« on a nos raisons… ») pour cette intervention dans un rassemblement autorisé.
Concernant la situation de Georges, le tribunal s’est réuni à la prison de Lannemezan (devant laquelle une manifestation s’est tenue avec succès) : le juge, deux assesseurs, la procureure, l’avocat des parties civiles qui représente les US, la sous-directrice de la prison, Georges et son avocat Jacques Vergès. La procureure et l’avocat des parties civiles ont bien entendu joué leur rôle détestable, insistant lourdement sur l’absence de compassion, de regrets, de repentir. Il paraîtrait que le dossier de libération est vide… que Georges « prétend » travailler en rentrant au pays etc Georges a parlé de la situation politique de son pays. Vergès a parlé de la Résistance et de ce qu’elle implique. Il est reproché à Georges de n’avoir pas changé d’un yota depuis son jugement de 1987. La sous-directrice de la prison est intervenue en faveur de la libération au regard des qualités humaines de Georges, reconnues par tous au sein de la prison.
Bruxelles: La police intervient au rassemblement pour Georges Abdallah
Le 12 septembre dernier, 69 prisonniers du PKK entamaient une grève de la faim illimitée pour réclamer la libération de leur leader Abdullah Ocalan, ainsi que pour dénoncer leurs conditions de détention. Rapidement rejoint par d’autres prisonniers, le 20 octobre, on dénombrait 715 grévistes. Ce vendredi, un groupe de sympathisants et de députés du parti pro-kurde BDP (Peace and Democracy) ont tenté de se rassembler devant la prison pour femme de Bakirkoy en soutien à tous les prisonniers grévistes. La police d’Istanbul avait anticipé le rassemblement et pris diverses mesures devant la prison pour l’empêcher. Après que la police ait interdit le rassemblement, un groupe de manifestants a néanmoins organisé un sit-in avant d’être rapidement dispersé. C’est à ce moment qu’on explosé trois bombes sonores ont explosé à proximité. Les autorités ont ouvert une enquête après avoir brièvement du interrompre la circulation.
Manifestation à Istanbul pour les grévistes de la faim du PKK
Manifestation à Istanbul pour les grévistes de la faim du PKK