Les Forces de défense du peuple (HPG) ont lancé une série d’actes de sabotage contre l’armée turque dans la province de Colemêrg (région kurde de Turquie frontalière avec les zones kurdes d’Iran et d’Irak). Selon les déclarations des HPG, au moins deux soldats ont été tués.
Ce 3 août commémorait les 4 ans du génocide contre le peuple yézidi au Mont Shengal, perpétré par l’État Islamique avec la complicité de l’État turc et la passivité du régime de Barzani au Kurdistan irakien. Le Mont Shengal est situé dans le nord-ouest del’Irak, dans la vallée de Ninive, prés de la frontière du Kurdistan syrien. Il abrite les Yézidis, un peuple kurdophone à la religion zoroastriste, régulièrement persécuté au long de son histoire. Le bilan de ce « 74e génocide » est de 4.000 personnes massacrées, 10.000 (majoritairement des femmes et des jeunes filles) enlevées et vendues sur les marchés aux esclaves de Daesh, et 500.000 déplacés. Ce génocide a également été l’occasion d’une immense résistance. Devant la capitulation des troupes kurdes irakiennes, les peshmergas, ce sont les guerrileros et guerilleras du PKK et des YPG-YPJ qui avaient secouru les Yézidis assiégés avant d’organiser des milices autonomes, les YBŞ-YJŞ et de se retirer afin de leur laisser le seul contrôle de la montagne il y a quelques mois. C’est aujourd’hui la Turquie qui menace la région, et le Secours Rouge International mène une campagne de solidarité avec les combattantes de Shengal en envoyant des pansements militaires Celox aux YJŞ.
Les avocats d’Öcalan ont déposé une requête auprès du procureur générale de Bursa pour rencontrer leur client. C’est la 777ème fois que Rezan Sarica, Faik Ozgur Erol et Muharrem Sahin se sont rendus dans les locaux du procureur général de Bursa pour exiger une rencontre avec Abdullah Öcalan. La demande a été refusée par les autorités.
Öcalan est emprisonné en Turquie depuis 1999 et les visites de ses avocats sont interdites depuis le 27 juillet 2011.
Manifestation pour la libération d’Abdullah Öcalan (archives)
Manifestation pour la libération d'Abdullah Öcalan (archives)
Eghbal Moradi, activiste kurde du Kurdistan iranien, a été assassiné au Kurdistan irakien (Bashur) où il s’était réfugié depuis de nombreuses années. Il est le père de Zanyer et l’oncle de Loqman Moradi (deux cousins kurdes condamnés à mort par l’Iran). Il a été assassiné dans la ville de Penjwen.
Le 11 juillet, l’armée turque a lancé une opération dans le district de Kağızman (province de Kars). La guérilla du PKK a pris à partie les soldats qui essayaient de se positionner sur la colline de Horoz. Quatre soldats auraient été tués. Le même jour, l’armée turque a lancé une opération dans la région de Kêla Memê, dans le district d’Uludere (Qileban) de Şırnak. Toujours le 11 juillet, des drones, des hélicoptères et des avions de combat ont bombardé intensément les zones de Gûndê Mehrê, Hill Bayrak, Hill Sinek et Mehrê, tuant deux guérilleros. Après le bombardement, de nombreux hélicoptères Sikorsky ont débarqué des militaires qui ont rafflés et maltraités des villageois.
Les informations précises sur les actions de la guérilla du PKK au Kurdistan nord arrivent parfois avec un certain retard. C’est le cas de cette spectaculaire attaque à l’IED contre une équipe des forces spéciales anti-guérilla de la gendarmerie turque survenue le 20 mai. Ayant été informé du déplacement en bus de cette équipe comptant 45 militaires près de la ville de Gurbulak (district de Doğubeyazıt, province d’Ağrı), les combattants du PKK ont fait exploser un puissant IED sur son itinéraire, pulvérisant le véhicule.
Jeudi 12 juillet, les autorités turques ont arrêté trois ressortissants français dans la province de Sirnak. Il sont soupçonnés d’avoir aidé le PKK en servant notamment de courrier. Ils ont finalement été relâchés. Par ailleurs l’armée turque a multiplié ces dernières semaines les frappes et les incursions dans une région montagneuse du nord de l’Irak où le PKK dispose de bases arrières.
Rozerin Kalkan, militante kurde, a été arrêtée chez elle dans la ville de Mardin en août 2016. Elle a été soumise à des tortures physiques et sexuelles dans le département antiterroriste de la police pendant neuf jours.
Elle a été contrainte de témoigner sous la torture et elle a été privée de soins médicaux. En raison de la torture, elle a subi des dommages permanents à sa main droite. Elle a passé les onze premiers mois de son emprisonnement dans une cellule d’isolement.
Elle vient d’être condamnée à plus de dix ans de prison pour appartenance et promotion d’une organisation terroriste, le PKK.
Gülizar Taşdemir est une militante kurde et a combattu pendant 27 ans dans la guérilla kurde. En 2015, elle s’est rendue en Norvège suite à des problèmes de santé. Elle avait fait une demande d’asile politique qui a été rejetée. Elle s’est donc rendue en Allemagne pour procéder à une nouvelle demande d’asile mais elle a été renvoyée en Norvège en vertu des accords de Dublin (la personne doit effectuer ses demandes dans le premier pays d’arrivée dans l’Union Européenne).
Ce matin, elle a été menottée et expulsée vers la Turquie dans un avion militaire. Le mouvement des femmes kurdes en Europe a appelé à manifester devant les représentations norvégiennes en réaction.
Quatre personnes accusées d’avoir participé au financement du PKK ont été condamnés mardi par la cour d’appel de Liège. Une peine de 3 ans de prison avec sursis a même été prononcée contre le présumé instigateur d’une collecte de fonds en faveur du PKK. Les faits reprochés aux prévenus, trois Liégeois et un Hollandais, s’étaient déroulés entre le 1er septembre 2012 et le 31 octobre 2012.
En première instance, les quatre prévenus avaient été acquittés. La cour d’appel a réformé cette décision et a condamné le principal prévenu à une peine de 3 ans avec sursis et à une amende de 3.000 euros avec sursis pour la moitié. Deux autres ont été condamnés à des peines de 12 mois avec sursis et à des amendes de 3.000 euros avec sursis pour la moitié. Un quatrième a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à une amende de 1.500 euros avec sursis.
Un policier turc a été tué, samedi, lors d’une opération antiguérilla, dans la région kurde de Şırnak. Un soldat a également été blessé lors de l’opération soutenue par un drone visant les guérilleros du PKK. Les forces de sécurité turques revendiquent avoir « neutralisé » trois combattants du PKK dans cette opération.