Les forces d’occupation ont arrêté environ 60 citoyens palestiniens de Cisjordanie entre samedi soir et dimanche matin, dont 5 jeunes femmes (étudiantes universitaires) et d’anciens prisonniers. Les arrestations ont été concentrées dans les gouvernorats d’El Khalil et de Ramallah, tandis que les autres arrestations ont été réparties entre les gouvernorats de Ariha, Jénine, Salfit et Beitlehem. Le nombre total des arrestations est ainsi passé à environ 3 480 depuis le 7 octobre.

L’agression israélienne a repris à Gaza après une série d’échanges de prisonniers qui ont permis la libération de 70 Israélien.ne.s contre 210 Palestinienn.e.s. La grande majorité de ces derniers sont des mineurs, de jeunes adultes ou des femmes. Parmi les prisonnières libérées, Ahed Tamimi (photo). Deux jours avant le début de la trêve, Israël a rendu public les noms de 300 détenus palestiniens susceptibles d’être libérés. Parmi eux, la grande majorité est mineure – 123 détenus ont moins de dix-huit ans – ou vient d’atteindre la majorité (144). Les 33 autres noms sont des femmes. Selon la liste, 49 sont des membres du Hamas, 60 du Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et 17 appartiennent au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). Le plus jeune prisonnier palestinien à avoir été libéré depuis le début de la trêve a seulement 14 ans. Ahmed Salaima a retrouvé sa famille à Jérusalem-Est le 28 novembre.

Dans la liste des 300 noms, il y a aussi les détenus qui sont encore en attente d’un procès. Certains sont détenus sans inculpation ni procès dans le cadre d’une détention administrative. Depuis le début de la guerre, le nombre de Palestiniens maintenus en détention administrative sans inculpation est passé de 1319 à 2070. Il y aurait aujourd’hui plus de 7000 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.

 

Les forces de l’armée israélienne ont dispersé des centaines de Palestiniens devant la prison militaire israélienne d’Ofer, à l’ouest de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie, en recourant à des tirs de gaz lacrymogène et des bombes assourdissantes. Des dizaines de Palestiniens qui ont jeté des pierres contre les forces israéliennes. Les affrontements ont causé des dizaines de cas d’étouffement par inhalation de gaz qui ont été traités par les secouristes sur place. Depuis l’après-midi de ce vendredi, des centaines de Palestiniens se sont rassemblés devant la prison militaire d’Ofer, dans l’attente de la libération des prisonniers et prisonnières. Il est prévu que 13 prisonniers israéliens soient libérés à Gaza via le terminal de Rafah, ce vendredi. De son côté, Israël devrait libérer 39 Palestiniens parallèlement (24 femmes et 15 enfants), détenus dans les prisons israéliennes, dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers avec le Hamas. Les prisonniers seront libérés par groupe, sur une période de 4 jours, selon l’accord qui prévoit l’échange de 50 Israéliens contre 150 Palestiniens, exclusivement des femmes et des enfants dans les deux camps.

Les prisonniers libérés quittent la prison d’Ofer

Après sept ans consécutifs de prison (depuis mon arrestation, le 5 janvier 2017), huit ans et six mois si on compte aussi la période de détention préventive (depuis mon arrestation du 10 avril 2010) et treize ans et six mois au total, une peine que j’ai purgé pour ma participation à Lutte Révolutionnaire, je suis sortie de prison. La signification symbolique de cette journée a été forte, puisque le 17 novembre de cette année marque le cinquantième anniversaire de la révolte de l’Université polytechnique d’Athènes, en 1973. En ce jour, tout le monde se souvient des morts de Polytechnique, mais aussi de tous ceux qui sont tombés dans la lutte pour la liberté. Lire la suite

Cinq prisonniers politiques Mapuches sont en grève de la faim et de la soif. Quatre d’entre eux ont entamé le mouvement le 13 novembre et un autre le 18 novembre. La raison de cette lutte est la peine de quinze ans de prison qui leur a été infligée par la justice chilienne. Les condamnés dénoncent que le procès n’a pas respecté les garanties légales minimales. Ces militants politiques sont accusés d’avoir attaqué les intérêts de grandes entreprises capitalistes pillant le pays Mapuche.

Prisonniers politiques Mapuches

 

Pola Roupa, militante de l’organisation Lutte révolutionnaire, a été libérée de prison vendredi. Elle aurait  bénéficié d’une libération conditionnelle au motif qu’elle est mère d’un enfant mineur. En avril 2021, un tribunal a réduit sa peine pour l’attaque à la bombe contre la Banque de Grèce en 2014, revendiqué par la Lutte révolutionnaire.

EDIT: Lire la déclaration de Pola Roupa à sa libération

 

Le prisonnier politique kurde Qassem Abasteh a été exécuté dimanche dans la prison de Qezel Hesar à Karaj après 14 ans d’emprisonnement. Agé de 44 ans, père de 2 enfants et résident de Mahabad, il avait été arrêté par les forces de sécurité le 16 décembre 2008 avec 6 autres civils kurdes des villes de Saqqez et Mahabad sous l’accusation de « propagande contre le régime ». Après plusieurs procès, Abasteh a été condamné à mort en juin 2017. La Cour suprême avait confirmé la peine.

Le prisonnier sahraoui Mohamed Lamine Abidine Haddi, est en détresse médicale dans la prison locale de Tiflet 2, à l’est de Rabat. Il est en grève de la faim depuis le 13 janvier. Mohamed Lamine Abidine Haddi est un des prisonniers politiques sahraoui du groupe de Gdeim Izik (voir notre article). L’administration pénitentiaire n’a effectué aucun examen médical lors de la grève de la faim menée par le détenu, elle exerce des pressions sur lui et l’a mis à l’isolement, lui interdisant de communiquer avec les autres prisonniers. Mohamed Lamine Abidine Haddi a été condamné à 25 ans d’emprisonnement suite à un jugement inique consécutif au démantèlement du camp de Gdeim Izik en novembre 2010.

Le nombre de Palestiniens emprisonnés a doublé depuis l’attaque du 7 octobre, et les mauvais traitements ont également augmenté de manière spectaculaires. Des vidéos circulent montrant des prisonniers palestiniens dénudés, les yeux bandés, subissant des mauvais traitements. Les prisonniers subissent des simulacres d’exécution, des passages à tabac, et on utilise contre eux des chiens policiers. Les visites des familles et avocats ont été interdites, ainsi que les possibilité d’acquérir de la nourriture, et l’électricité a été coupée dans les cellules. Des raids sont menés brutalement dans les cellules, les prisonnières détenues à Damoud ont été gazées. Plusieurs prisonniers dont Amhad Saadat ont « disparus », transférés vers des lieux de détention inconnus.

prisonniers palestiniens (archive)

 

 

Lundi 23 octobre s’est tenue à Trente l’audience en appel de l’opération policière « senza nome ». Agnese était accusée de complicité avec Juan, dans sa cavale, et de fabrication de faux documents. Massimo était accusé d’extorsion, pour avoir demandé à une radio locale de lire un texte sur les décès en prison de mars 2020. Juan, quant à lui, était accusé d’une attaque contre le Tribunal d’application des peines de Trente, en 2014. Agnese a été condamnée seulement pour la complicité avec la cavale de Juan, à 8 mois. La peine qu’elle avait reçu au procès de premier degré était de deux ans. Massimo a été condamné à 6 mois pour violence indirecte, tandis qu’au premier degré il avait reçu une condamnation à un an et un mois, pour extorsion. Juan a été acquitté il avait été condamné en premier degré à trois ans, six mois et vingt jours.