De nombreux militants et de chefs amérindiens se sont rassemblés devant la Maison Blanche mardi passé pour soutenir Leonard Peltier à l’occasion de son 79e anniversaire et alors qu’il purge sa 48e année de détention. Membre de la tribu Chippewa de Turtle Mountain, Leonard Peltier a participé activement à l’American Indian Movement, qui a vu le jour dans les années 1960 pour s’attaquer aux brutalités policières et aux discriminations envers les Amérindiens. L’AIM a fait les gros titres en 1973 lorsqu’il a pris le contrôle du village de Wounded Knee, dans la réserve de Pine Ridge, ce qui a conduit à un affrontement de 71 jours avec les agents fédéraux. Les tensions entre l’AIM et le gouvernement ont mené à la fusillade au cours de laquelle les deux agents du FBI ont été abattus. Leonard Peltier a été condamné au terme d’un procès plus que douteux. Détenu depuis 48 ans; il a épuisé ses possibilités d’appel et ses demandes de libération conditionnelle ont été rejetées, y compris par le président Obama.

Leonard Peltier avait rédigé pour la manifestation une déclaration, qui a été lue à haute voix devant la Maison-Blanche, dans laquelle il remerciait les personnes qui avaient fait pression en faveur de sa libération: « J’espère pouvoir respirer de l’air libre avant de mourir. L’espoir est une chose difficile à garder, mais personne n’est assez fort pour me l’enlever. Il reste beaucoup de travail à faire. J’aimerais sortir et me joindre à vous pour le faire ». 35 personnes ont été arrêtée parmi lesquelles Fawn Sharp, présidente du Congrès national des Indiens d’Amérique (NCAI).

 

 

C’est la grève de la faim la plus large et la plus longue dans l’histoire du royaume : 804 prisonniers politiques, incarcérés dans la prison de Jaw, ont entamé une grève de la faim depuis le 7 août. Ils réclament plus de temps hors de leurs cellules et l’accès à des soins médicaux adéquats. Détenus dans la prison de Jaw dans le sud-est du Bahreïn, les grévistes représentent près d’un tiers de la population carcérale. Ce n’est pas la première fois que la prison de Jaw connaît une rébellion de cet ordre. Des émeutes avaient éclaté – avant d’être violemment réprimées – en 2015 pour protester contre la surpopulation carcérale et les mauvaises conditions de vie. Plusieurs rassemblements de soutien, fait rare, ont eu lieu depuis pour appeler à leur libération et à la chute du monarque Hamed ben Issa al-Khalifa, intronisé en 2002. Des centaines de Bahreïniens ont ainsi scandé « La chute d’Hamad » à Jidhafs, le vendredi 18 août.

Le 4 septembre, l’ancien étudiant-chercheur de l’Université d’État de Moscou et prisonnier politique Azat Miftakhov a été libéré de la colonie pénitentiaire où il était enfermé. Il avait été condamné sur base de témoignage extorqués sous la torture, notamment sous l’accusation d’avoir lancé un fumigène dans l’un des bureaux du parti Russie Unie de Poutine. Le jour de sa libération, le Service Fédéral de Sécurité (FSB) l’a arrêté dans le cadre d’une procédure pénale pour « apologie du terrorisme ». Selon le FSB, Azat a discuté avec d’autres prisonniers de la guerre en Ukraine et de l’action de l’anarchiste Mikhail Zhlobitsky, qui a provoqué une explosion dans un bâtiment du FSB et y est mort, en 2018. Miftakhov a refusé de plaider coupable. Le 5 septembre 2023, le tribunal l’a envoyé en détention pour deux mois, à cause de l’ouverture d’une nouvelle enquête. Vous pouvez aider sa famille a lui payer un avocat via le compte Paypal de l’ABC Moscou : abc-msk@riseup.net (indiquer « pour Miftakhov » dans l’objet).

 

Thomas Meyer-Falk, né le 15 mai 1971 a enfin été libéré. Il était en prison depuis son arrestation en 1996 dont plusieurs années à l’isolement. Il avait été condamné en 1997 pour un braquage de banque, qui devait permettre d’organiser des fonds pour des projets politiques de gauche légaux et illégaux. Il se définit lui-même comme RASH (red & anarchist skinhead). Pendant sa détention, il a subit d’autres condamnations pour « insultes » et « menaces » contre des juges, des procureurs, ainsi que quelques hommes politiques. Après les 17 annnées de détention pénale pour son hold-up, Thomas a été transféré en 2003 à la prison de Fribourg pour une « détention de sûreté » en tant que « danger pour la société ». Thomas a été libéré hier 29 août, après 27 ans de prison…

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C’est une première dans l’histoire judiciaire de Guantanamo. Un magistrat militaire de la prison américaine bâtie sur l’île de Cuba a décrété que les aveux de l’un des détenus, Abd al-Rahim al-Nashiri, avaient été obtenus sous la torture. Cet islamistes saoudien est soupçonné d’avoir commandité un attentat en octobre 2000 contre le destroyer américain USS Cole dans le port d’Aden au Yémen. Soupçonné d’avoir opéré pour al-Qaïda et d’avoir une responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001, Al-Nashiri a été arrêté à Dubaï en 2003. Le Saoudien est alors détenu et torturé dans plusieurs prisons secrètes de la CIA, de la Pologne à la Thaïlande, avant d’atterrir à Guantanamo.  Une quinzaine d’autres détenus torturés par la CIA pourraient aussi voir invalider les aveux qui leur avaient été extorqués.

Alfredo Cospito, actuellement détenu dans la prison de Bancali (Sassari), va bien physiquement et a repris du poids, après les six mois de grève de la faim. Malheureusement, il reçoit très peu de courrier, presque pas, et la prison ne lui communique même pas toujours quand ils retiennent des lettres, des cartes postales ou des télégrammes qui lui sont adressés. Un appel a été lanc& à lui écrire des lettres ou des cartes postales en utilisant des lettres recommandées avec avis de réception, pour augmenter la possibilité qu’on les lui donne, ou bien, si la prison les garde, qu’il en soit informé. Alfredo Cospito / Casa Circondariale « G. Bacchiddu » / Strada provinciale 56, n.c. 4 / Località Bancali / 07100 – Sassari (Italie).

Lire l’analyse-bilan du Secours Rouge de Turin sur les 11 mois de lutte en solidarité avec Alfredo Cospito

La grève de la faim illimitée menée par neuf détenus palestiniens (photos) en vue de protester contre leur détention en vertu de la politique de détention administrative d’Israël se poursuit. Les détenus : Kayed Al-Fasfous et Sultan Khlouf sont en grève de la faim depuis 18 jours tandis que le détenu, Osama Daqrouq, est en grève de la faim depuis 14 jours. Les six autres détenus sont en grève de la faim depuis 11 jours, à savoir: Hadi Nazzal, Mohammad Taysir Zakarneh, Anas Kmail, Abderrahmane Baraka, Mohammad Basem Ikhmais et Zuhdi Abdo. Lundi dernier, quatre autres détenus administratifs ont suspendu leur grève, qui a duré 16 jours.

Des centaines de prisonniers palestiniens en détention israélienne prévoient d’entamer prochainement une grève de la faim illimitée pour protester contre les raids en cours par les unités de répression israéliennes sur les chambres des prisonniers dans diverses prisons, Cette décision intervient dans le contexte des récents raids des unités de répression israéliennes dans les sections 3, 4 et 26 de la prison israélienne de Naqab, où des centaines de Palestiniens sont emprisonnés, ainsi que des transferts arbitraires de prisonniers d’une prison à une autre. 75 prisonniers qui ont été récemment transférés de force de la prison de Naqab à la prison de Nafha ont officiellement décidé d’entamer une grève de la faim pour protester contre la mesure arbitraire israélienne.

 

La Célula Sediciosa Santiago Maldonado – Nueva Subversión (Cellule séditieuse Santiago Maldonado – Nouvelle subversion) a attaqué et détruit un bus de la RED (les transports en commun de le région métropolitaine de Santiago) avec un engin incendiaire, devant la prison de San Miguel. Le communiqué salue la prisonnière anarchiste Mónica Caballero, enfermée justement dans la prison de San Miguel, qui se trouve à faire face à un nouveau procès, aux côtés de Francisco Solar, pour plusieurs attaques explosives contre des hommes de la répression et des puissants. Il salut aussi Itamar Díaz, qui, il y a peu de temps, a été punie par les gardiennes de San Miguel, après qu’elle s’est heurtée à leurs dynamiques autoritaires, et anarchistes enfermé.es dans la prison de Santiago 1, qui ont été dispersé.es dans des bâtiments différents, après s’être solidarisé.es avec Itamar.

Un nouvel appel à une Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes invite à la réalisation d’initiatives de solidarité du 23 au 30 août: que ce soit écrire des lettres, organiser des discussions ou de projections de films, ou rendre les prisonnier.es visibles dans la rue avec une banderole ou un tag. Lire le texte de l’appel et consulter la liste des prisonniers et leurs adresses