Au Royaume-Uni, Facewatch prévoit de déployer à l’automne un système d’intelligence artificielle capable d’identifier, à partir de caméras de surveillance, des personnes considérées comme des « délinquants connus » et d’alerter la police en quelques secondes. Déjà utilisé dans 125 enseignes, le dispositif s’appuie sur une base de données privée alimentée par les images et les signalements des magasins. L’entreprise affirme avoir envoyé plus de 64 000 alertes en juillet et revendique une forte réduction des vols, mais ne détaille pas les critères permettant de classer une personne comme suspecte. Le système suscite évidemment de vives inquiétudes. Plusieurs personnes ont été expulsées de magasins après avoir été identifiées à tort comme des voleurs, tandis que des associations dénoncent des risques de biais racistes, d’erreurs et de piratage des données. Le principal enjeu tient au fait que le dispositif pourrait conduire à l’intervention de la police alors qu’aucune infraction n’a été commise.
Les « pixels espions » sont de minuscules images invisibles intégrées aux emails qui permettent aux entreprises de savoir si et quand un message a été ouvert et, dans certains cas, de recueillir des informations comme l’adresse IP, le navigateur utilisé ou une localisation approximative. Utilisés depuis longtemps dans le marketing numérique, ces traceurs servent notamment à mesurer l’efficacité des newsletters et à adapter les communications commerciales. Leur utilisation soulève toutefois des questions de confidentialité, car le suivi peut s’effectuer sans que l’utilisateur en ait conscience.
Si les pixels de suivi font davantage parler d’eux depuis juillet 2026, c’est parce que la CNIL a demandé aux entreprises d’informer clairement leurs utilisateurs et d’obtenir leur consentement avant de les activer. Elles devaient se mettre en conformité avant le 14 juillet. Les internautes peuvent désormais refuser ce suivi via les liens proposés dans les emails ou les paramètres de confidentialité des services concernés. Certaines messageries, comme Proton Mail, bloquent également par défaut le chargement de ces images afin de limiter le traçage.
Depuis l’abrogation, en février 2025, du système d’allocations destiné aux prisonniers, aux martyrs et aux blessés, l’Autorité palestinienne a cessé ou fortement réduit la majorité des versements concernés. Selon les estimations de plusieurs sources, environ 7 500 prisonniers et anciens détenus bénéficiaient auparavant de ces allocations. Les salaires et l’allocation dite de « cantine » représentaient plus de 58 millions de shekels (environ 19 millions de dollars) par mois. En incluant notamment les frais d’avocats et d’autres dépenses, le coût annuel du dispositif atteignait près de 900 millions de shekels (environ 300 millions de dollars). Depuis la suppression du système, plus de 1,5 milliard de shekels (environ 500 millions de dollars) n’auraient ainsi pas été versés.
La décision a été motivée par les pressions étatsuniennes et européennes, l’augmentation du nombre de prisonniers, de blessés et de victimes depuis octobre 2023, mais surtout par la volonté israélienne et de ses collaborateurs de faire pression sur la résistance palestinienne et, plus largement, de remettre en cause le soutien institutionnel à ces familles. L’Autorité palestinienne reste toutefois confrontée à de graves difficultés financières, notamment en raison des retenues israéliennes sur les recettes fiscales palestiniennes. Elle ne publie pas de données détaillées permettant de déterminer le montant exact des économies réalisées ni l’affectation des fonds qui ne sont plus versés, alimentant les interrogations sur leur destination. Cette suspension a par ailleurs transféré une partie des charges vers les familles des prisonniers, qui doivent désormais assumer davantage de dépenses liées aux frais juridiques et aux besoins de subsistance.
À Humahuaca, dans la province de Jujuy, un conflit foncier oppose deux factions de la communauté indigène de Santa Rosa au sujet de la propriété d’un terrain. Les dirigeants actuels contestent les titres et plans présentés par la partie adverse, qu’ils jugent irréguliers et non reconnus par le cadastre. C’est dans ce contexte qu’une décision judiciaire a conduit à l’expulsion de plusieurs familles vivant sur les lieux. Les membres de la communauté contestent la légalité de la procédure.
L’opération policière a été marquée par l’usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes, faisant au moins dix blessés, tandis que trois maisons ont été détruites. Des enfants âgés de 1 à 7 ans ont également été emmenés sans notification préalable à leurs parents. Les familles expulsées, désormais sans logement, réclament une aide urgente des autorités municipales et provinciales et ont engagé des démarches judiciaires pour dénoncer les violences et les irrégularités présumées de l’intervention.
Un incendie s’est déclaré fin juillet à la prison de Korydallos, à Athènes, après que des détenus ont incendié leurs lits pour protester contre leurs conditions de détention inhumaines. Les pompiers et les forces de sécurité sont rapidement intervenus pour maîtriser le feu.
La situation intervient au lendemain du décès d’une détenue de 57 ans à la prison pour femmes de Thèbes, où des prisonnières avaient également incendié leurs lits pour dénoncer le manque de soins médicaux et les risques auxquels elles sont exposées.
Au moins un détenu meurt chaque semaine depuis le début de l’année 2026 à la prison centrale de Walikale, au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo. Conçue pour 100 personnes, la prison en accueille actuellement 372, dont cinq femmes. Cette surincarcération, aggravée par la malnutrition et l’absence de dispensaire ou de personnel médical permanent, favorise la propagation de maladies comme le paludisme et les affections cutanées. Les transferts vers l’Hôpital général de référence de Walikale interviennent souvent tardivement, réduisant les chances de survie des détenus gravement malades.
Samedi 8 août, plusieurs organisations de gauche et de défense des migrants ont organisé un rassemblement devant le consulat d’Albanie à Paris pour exiger la libération de Jülide Yazıcı, réfugiée politique turque en France depuis plus de huit ans et arrêtée en Albanie à la suite d’une demande d’extradition d’Ankara. Elle est militante de l’Union pour la reconstruction communiste (URC) et collaboratrice de la revue Teori ve Politika (Théorie et Politique).
Les participants ont dénoncé les démarches visant à la renvoyer en Turquie et appelé à son retour en France en toute sécurité. Les organisations mobilisées, dont l’ACTIT, le SKB, l’URC, le JC et la FSE, ont également exhorté la France à intervenir pour défendre sa liberté. Le rassemblement s’est achevé par des slogans en faveur de sa libération.
Par ailleurs, un comité de soutien pour la libération de Jülide Yazıcı a également été annoncé. Ses initiateurs appellent les organisations politiques, syndicales et associatives, les collectifs, universitaires et défenseurs des libertés démocratiques et du droit d’asile à rejoindre le comité et à signer l’appel. Celui-ci vise à coordonner une campagne de solidarité et à s’opposer à toute extradition de Jülide Yazıcı vers la Turquie.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Murad El Hibal a été arrêté et placé en détention provisoire après des publications sur Facebook, le parquet lui reprochant d’avoir incité à manifester. L’affaire suscite de vives dénonciations du recours à la détention provisoire dans des dossiers liés à la liberté d’expression, alors que celle-ci est censée rester une mesure exceptionnelle. Une prochaine audience est prévue le 12 août 2026.
Deux militants de People Against Genocide ont été arrêtés après avoir occupé et dégradé pendant plus de sept heures les locaux d’Ultra Intelligence & Communications (I&C) à Westhill, dans l’Aberdeenshire. La police écossaise est intervenue dimanche matin sur le site, spécialisé dans les technologies de défense, notamment les communications tactiques, les logiciels de mission et les solutions de chiffrement. Les deux hommes arrêtés sont âgés de 39 et 18 ans. Des images diffusées par les militants montrent des dégâts dans le bâtiment ainsi que des drapeaux palestiniens accrochés aux fenêtres.
People Against Genocide souligne qu’Ultra I&C produit du matériel militaire pour Elbit Systems, le principal fabricant d’armes israélien, et fournit directement l’armée israélienne. Les militants accusent également l’entreprise de fournir des technologies permettant la surveillance, la localisation et le ciblage de personnes. Les deux hommes doivent comparaître devant le tribunal d’Aberdeen le 10 août, où un rassemblement de soutien est prévu à partir de 9 heures.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.