La Cour de cassation a confirmé le non-lieu en faveur des gendarmes impliqués dans la mort d’Adama Traoré en 2016, mettant fin aux recours judiciaires en France après dix ans de procédure. Les juges ont rejeté les arguments de la famille contre la décision rendue en 2023 et confirmée en appel en 2024, provoquant l’indignation de ses proches et de leurs soutiens qui dénoncent les violences d’Etat et le racisme systémique. Leur avocat a annoncé la saisine prochaine de la Cour européenne des droits de l’Homme afin d’obtenir la condamnation de la France. Le non-lieu concerne trois gendarmes ayant interpellé le jeune homme de 24 ans, décédé deux heures après son arrestation dans les locaux de la gendarmerie suite à un plaquage ventral.
Lors de la 31ᵉ Conférence internationale Rosa Luxemburg, un message de Daniela Klette, ancienne militante présumée de la RAF (Fraction Armée Rouge), a été transmis. Retenu par les autorités, ce texte, finalement publié par junge Welt (voir ici), offre un témoignage direct de Klette sur sa situation carcérale, la répression étatique dont elle fait l’objet et sa vision de l’engagement contre le capitalisme et l’impérialisme. Voir ci-dessous un extrait traduit en français :
« Les problèmes causés par la crise du système capitaliste occidental vont être reportés sur les classes populaires par le biais de baisses de salaires, d’épargne et de réductions des services sociaux, de santé et d’aide sociale – malgré la certitude que cela entraînera la propagation de la pauvreté, des maladies et du désespoir.
En apparence, la prétendue communauté de valeurs occidentale s’appuie sur l’option militaire pour maintenir ou imposer sa puissance. Dans la perspective de cette politique du plus fort militairement, des millions d’êtres humains sont voués à devenir de la chair à canon – et ce, une fois encore, dans les pays d’Europe occidentale, comme nous l’avons déjà constaté lors des deux guerres mondiales déclenchées par l’Allemagne. Aussi irrationnelle que cela puisse paraître, la volonté de mener le monde au bord du désastre pour le profit d’une minorité relève de la logique du capitalisme : « le capitalisme porte la guerre en lui comme un nuage porte la pluie. »
Nombreux sont ceux qui sont emprisonnés dans des complexes pénitentiaires à travers le monde pour diverses histoires de résistance contre la folie du capitalisme. Mumia Abu-Jamal, prisonnier politique aux États-Unis depuis 44 ans ; Ahmad Saadat, prisonnier de la résistance palestinienne du FPLP en Israël ; les 24 de Filton – prisonniers du mouvement Palestine Action en Angleterre (en grève de la faim au moment de la conférence) ; les « 5 d’Ulm », Maja, Hanna et tous les autres antifascistes ; Andreas Krebs et ses camarades emprisonnés Marianna, Dimitra et Dimitris Chatzivasileiadis en Grèce ; les prisonniers des PCE(r)/GRAPO en Espagne et des BR en Italie, incarcérés depuis des décennies ; les camarades emprisonnés en Turquie, en grève de la faim depuis des mois contre l’isolement, la torture et les centres de détention spéciaux ; les camarades kurdes emprisonnés en Allemagne ; et les milliers de prisonniers sur tous les continents que je ne peux citer ici. Ils vivent tous au milieu de cette folie capitaliste. Ils ont tous besoin d’une perspective de libération sociale internationale et de l’espoir de liberté. »
Alex, militant de la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire, a été condamné à 10 mois de sursis, 5 ans d’inéligibilité et d’interdiction de port d’arme, inscription au FIJAIT (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes) et à 2 000 € d’amende pour « apologie du terrorisme » suite à un discours lors d’une manifestation en mars 2025. Son procès, tenu le 13 janvier au tribunal de Paris, a suscité une vague de solidarité de la part d’organisations et personnalités (voir notre article).
José Luis Moragues, membre fondateur du comité BDS France Montpellier et animateur local d’Urgence Palestine, a été condamné par la cour d’appel le 9 février à 8838 € d’amende et de dédommagements (dont 1 500 € avec sursis) pour avoir partagé sur Facebook une affiche dénonçant Israël et ses « complices », incluant plusieurs personnalités politiques locales et nationales. Initialement relaxé en première instance le 3 juillet 2024 et soutenu par l’avocat général en appel (voir notre article), il voit sa condamnation dénoncée par ses soutiens comme une atteinte à la liberté d’expression et à la solidarité avec le peuple palestinien, dans un contexte de menaces législatives et politiques visant les organisations pro-Palestine.
L’Atelier invite à une rencontre politique le samedi 14 février 2026 dès 17h avec les collectifs Antirep Genève et Secours Rouges Genève. Cette soirée propose une découverte de leurs activités respectives à travers la projection de vidéos et l’écoute d’extraits de podcasts. Une formation et des discussions ouvertes permettront d’approfondir les thématiques abordées. L’événement se tiendra au 11 rue de la Coulouvrenière, au deuxième étage, à Genève.
La chambre du conseil de Bruxelles a reporté au 14 avril l’examen du dossier lié au décès dans la cellule d’un commissariat de Sourour Abouda, morte le 12 janvier 2023. D’ici là, les parties doivent remettre leurs conclusions concernant l’identification des policiers impliqués (au moins sept selon la partie civile). Le parquet demande de son côté le renvoi de la seule zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précaution. La décision sur un éventuel renvoi en correctionnelle interviendra après examen des conclusions.
À Landerneau, en Bretagne, une soixantaine de personnes se sont rassemblées pour soutenir un professeur de mathématiques convoqué le 9 février 2026 au rectorat. Parallèlement, un autre rassemblement a eu lieu à Morlaix. La hiérarchie de l’enseignant lui reproche d’avoir affiché fin 2025 un drapeau palestinien et une brochure de Médecins du Monde en salle des professeurs. Il se défend en affirmant : « Je n’ai jamais évoqué la situation à Gaza avec mes élèves, ni avec leurs parents ». Les participants aux rassemblements dénoncent une répression syndicale et rappellent la liberté d’expression des fonctionnaires.
Cinq militants de XR Montpellier sont poursuivis pour une action symbolique menée dans la nuit du 10 janvier 2026 contre la prolifération des SUV : ils ont recouvert de peinture la façade d’un concessionnaire Renault et tagué les véhicules avec des messages tels que « pollution de riches » et « STOP SUV », afin de dénoncer l’impact écologique et social des SUV. Le procès est prévu le 9 avril 2026, les frais de justice sont estimés à plusieurs milliers d’euros, et le concessionnaire réclame 48 500 €. Face à cette situation, leurs soutiens appellent à contribuer financièrement aux frais des militants et à relayer la cagnotte (voir ici), les éventuels excédents étant redistribués à d’autres soutiens de personnes condamnées.
Les avocats d’Omar Alsoumi, Maître Elsa Marcel et Maître Vincent Brengarth, dénoncent le renouvellement en janvier 2026 d’un gel administratif de ses avoirs en vigueur depuis plus de six mois, affirmant qu’il prive leur client de ressources essentielles et constitue une mesure arbitraire portant atteinte à ses droits fondamentaux et à sa liberté d’expression. Deux recours ont été déposés sans date d’audience fixée, tandis que les autorités n’ont pas détaillé publiquement les éléments motivant cette décision visant le porte-parole d’Urgence Palestine.
La famille d’Adama Traoré se rend le 11 février 2026 à la Cour de cassation pour contester le non-lieu ayant blanchi les gendarmes impliqués dans son interpellation mortelle en 2016, malgré la reconnaissance en appel de violences et d’un lien avec son décès. Cette audience s’inscrit dans une décennie de procédures judiciaires et de mobilisations, avec un rassemblement prévu à Paris en marge de l’audience ce mercredi 11 février à 14H devant la Cour d’Appel de Paris (10 boulevard du Palais, 75001 Paris).
La famille d’Adama Traoré se rend le 11 février 2026 à la Cour de cassation pour contester le non-lieu ayant blanchi les gendarmes impliqués dans son interpellation mortelle en 2016, malgré la reconnaissance en appel de violences et d’un lien avec son décès. Cette audience s’inscrit dans une décennie de procédures judiciaires et de mobilisations, avec un rassemblement prévu à Paris en marge de l’audience ce mercredi 11 février à 14H devant la Cour d'Appel de Paris (10 boulevard du Palais, 75001 Paris).