Des manifestants kurdes avaient été arrêtés vendredi pour avoir occupé l’Organisation internationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OPCW) à La Haye. Ils protestaient contre le silence de l’OPCW face à l’usage d’armes chimiques par l’armée turque au Kurdistan. Une manifestation avait eu lieu pour les mêmes raison le 3 novembre devant le même bâtiment, qui avait été aussi ciblé le 16 novembre lorsque des militant.e.s avaient accroché une banderole dénonçant la guerre chimique turque au Kurdistan et lancé des fumigènes.

40 ont été inculpés pour « rupture de la paix locale, destruction et violence contre les biens d’une organisation internationalement protégée ». Une grande partie du ce groupe a été transférée à la Police des étrangers (AVIM) pour vérifier leur statut de séjour et éventuellement être sommés de retourner… en Turquie. La détention provisoire de quatre autres participants à l’occupation a été prolongée de quatorze jours par le juge d’instruction du tribunal de La Haye. Les quatre sont accusés de « violences ouvertes en association contre des personnes, de violences contre les biens d’une organisation internationalement protégée et de vandalisme ». Plusieurs actions solidaires ont eu lieu, dont un rassemblement surprise à Bruxelles, rond-point Schuman, devant l’ambassade des Pays-Bas.

Des accusations de « dommages criminels » avaient été portées contre trois militants qui s’étaient enchaînés avec des arm-locks et avaient jeté de la peinture rouge sur les locaux de la filiale UAV Engines d’Elbit à Shenstone, dans le Staffordshire, en février 2021. L’usine produit des moteurs de drones pour une gamme de drones fabriqués par Elbit Systems, qui est la plus grande entreprise d’armement privée d’Israël. Ils ont été déclarés non coupables lundi 6 dans un procès qui s’est déroulé devant le tribunal de première instance de Newcastle-under-Lyme. Le président du tribunal, le juge Waites, a déclaré que le représentant de la Couronne (le procureur) n’avait pas prouvé que la condamnation des accusés serait proportionnée à leur liberté de protester. Ce procès, qui avait débuté le vendredi 3 décembre, est donc un revers pour Elbit Systems et les services du procureur qui avaient tenté de criminaliser l’action militante

Les produits fabriqués sur le site de la manifestation, l’usine UAV Engines de Shenstone, dans le Staffordshire, sont des composants clés d’une gamme de drones de combat d’Elbit. Elbit Systems fournit 85 % de la flotte de drones d’Israël. Leurs drones Hermes, fabriqués avec des composants fabriqués au Royaume-Uni, sont régulièrement déployés dans les bombardements de Gaza, Elbit fournissant également une gamme d’équipements de surveillance, d’armements et de technologies militaires spécialisées pour l’armée et la police israéliennes.

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Une manifestation à laquelle appelait le front commun syndical (CGSP, Setca, CNE, SLFP et CGSLB) et des collectifs comme « La Santé en lutte » a dévié du parcours prévu, en continuant sur la petite ceinture après la porte de Namur et jusqu’au carrefour dit Arts-Loi. Sur les pancartes et banderoles on pouvait lire: “Un plan contre la pénurie d’infirmiers maintenant”, “La vraie urgence n’est pas de licencier”, “Sauvez notre système de santé au lieu de licencier”. Un groupe de manifestants a tenté de pénétrer dans le bâtiment le cabinet du ministre de la Santé mais a été repoussé par les forces de l’ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène pour le faire reculer.

L’obligation de vaccination pour le 1er janvier 2022 est ressentie comme une gifle par les travailleurs qui ont tenu bon pendant 20 mois dans des conditions difficiles. Des soignants testés positifs ont par le passé continué à travailler en prenant des précautions et qu’aujourd’hui des soignants vaccinés peuvent également véhiculer le virus, la vaccination ne faisant que diminuer la charge virale liée aux contaminations et au développement de formes graves de la maladie.

Il y a eu une manifestation étudiante hier lundi dans le centre d’Athènes avec des étudiants d’écoles et d’universités commémorant, comme tous les ans à cette date, le meurtre d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, par un policier en 2008. Un autre rassemblement a eu lieu dans le centre d’Athènes, à l’appel d’organisations de la gauche révolutionnaire et des collectif anarchiste. La soirée s’est poursuivies par des entre jeunes manifestants masqués et policiers dans le quartier d’Exarchia. Des bennes à ordures ont été incendiées et des bombes incendiaires, pierres et autres objets jetés sur la police anti-émeute, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. De nombreux policiers avaient été déployés dans le quartier, ainsi que deux canons à eau. Onze manifestants ont été arrêtés et trois personnes ont été interpellées, est sont accusées d’avoir été en possession de cocktails Molotov.

 

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Ce vendredi 3 décembre, des militant.e.s du mouvement des Jeunesses Kurdes en Europe (TCS et TEKO-JIN) ont pris d’assaut le bâtiment de l’ OPCW (l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) à La Haye aux Pays-Bas pour dénoncer les crimes commis par l’armée turque, laquelle utilise des armes chimiques et commet des crimes de guerre au Kurdistan. Les militant .e.s se sont rassemblé.e.s devant la porte du bâtiment et ont occupé la chaussée , les agents de sécurité sont intervenus et la tension a monté. Les manifestant.e.s ont alors pénétré dans le bâtiment et l’ont occupé. La police est intervenue en grand nombre, certain.e.s manifestant.e.s se sont enchaîné.e.s à la clôture du bâtiment. 55 militant.e.s ont été arrêté.e.s et 10 ont été blessées. Une manifestation avait eu lieu pour les mêmes raison le 3 novembre devant le même bâtiment, qui avait été aussi ciblé le 16 novembre lorsque des militant.e.s avaient accroché une banderole dénonçant la guerre chimique turque au Kurdistan et lancé des fumigènes.

Mezher Kartal, membre important de la section du HDP (le Parti démocratique des peuples) de la ville de Diyarbakır, est enfermé en France au Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot depuis le 17 juillet dernier, soit plus de quatre mois et demi. Jugé et condamné en Turquie, Mezher a dû quitter son pays et a demandé l’asile aux autorités françaises qui le lui ont refusé. Depuis cette date, il a fait un appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) mais cet appel n’est pas suspensif en CRA. Aucune date d’audience ne lui a été communiquée et il peut très bien se faire expulser avant de passer devant la CNDA où il aurait une chance d’obtenir l’asile. Le 28 novembre une place en avion a été réservée pour l’expulser le 5 décembre vers la Turquie et le remettre aux autorités turques. Comme les autres retenu·e·s de tous les CRA de France, il refuse les tests PCR (même si depuis 3 mois, le fait de refuser ces tests est passible de plusieurs mois de prison), ce qui logiquement empêche l’expulsion. Les autorités judiciaires menacent maintenant de passer outre. Rassemblement le CRA du Mesnil-Amelot le samedi 4 décembre à 14h (4 rue de Paris 77990 Le Mesnil-Amelot près de Roissy). Pour tout contact : liberte-mezher@riseup.net

Manifestation du HDP (archive)

Daniel Pastor, est un communiste basque condamné à plusieurs milliers d’années de prison pour son engagement dans ETA, dont 3.860 années pour l’attaque à la camionnette piégée contre une caserne de Burgos en juillet 2009. En 2015, il avait rendu publique sa rupture avec la « gauche nationaliste officielle » parce qu’elle a pactisé avec l’état espagnol. Incarcéré à la prison de Zuera, il est en grève de la faim depuis le 1er décembre. Le 15 novembre, Daniel est transféré et confiné dans un autre module après avoir été testé positif au Covid-19. Un test devrait déterminer si le confinement peut cesser. Mais les jours passent et le test n’est pas effectué et il est est menacé à plusieurs reprises par des gardiens fascistes. Dans la nuit du 24 novembre, il doit être changé de cellule, le corps plein de morsures des punaises qui infectaient le lit. Nous sommes en décembre et il reste à l’isolement absolu, sans radio, ni livres ni rien.

 

Durant l’été 2014, le terrain du Keelbeek, à Haren, à la périphérie Nord de Bruxelles, où l’Etat veut construire la plus grande prison de Belgique, est occupé par des opposant.e.s au projet. Sans attendre les permis, la Régie des bâtiments démarre les travaux à plusieurs reprises. Mais à chaque fois, les engins de chantier sont repoussés par les zadistes. Le 20 mai 2015 se déroule l’audience publique de la commission de concertation concernant le projet de maxi-prison. Le même jour, une quinzaine de zadistes décident de manifester à l’intérieur de la Régie des bâtiments. Dénouement imprévu : la maquette de la maxi-prison, exposée dans le hall d’entrée, est détruite. Une enquête est ouverte et 4 personnes, pourtant non-impliquées dans la destruction, se retrouvent devant les tribunaux.

Le 19 février 2016, sans même avoir pu identifier les auteurs de la destruction et malgré les contradictions évidentes entre le témoignage du vigile et les images des caméras de surveillance, le tribunal correctionnel condamne les 4 personnes à 10 mois de prison avec 3 ans de sursis pour « destruction de bien mobilier en bande », verdict confirmé en appel. Le 1er octobre 2021, le tribunal prononce le verdict pour le volet civil. Les 4 militant.e.s doivent rembourser une somme gonflée au maximum de 43.000 euros à la Régie des bâtiments. Pour les 4 condamné.e.s, ces 6 années de procès dont 3 années de sursis, ont été pénibles à vivre. Mais le verdict au civil, avec son montant astronomique, est un nouveau coup dur. C’est pourquoi un appel à la solidarité financière a été lancé: Compte bancaire « soutien procès maquette » : BE66 5230 4745 8943. (lire l’appel complet)

 

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Le 1er décembre tombera à Berlin la sentence du procès contre Cem. Il est accusé des attaques en 20210 contre la Haus der Wirtschaft, la « Maison de l’économie », siège des principales associations patronales allemandes, le Département pour le développement urbain de Berlin et le tribunal de district de Wedding. Ces actions ont été revendiquées par les Revolutionären Aktionszellen (RAZ), les Cellules d’action révolutionnaires. Depuis 2013, neuf personnes ont été accusées, dont un militant du Secours Rouge International à Stuttgart, en vertu de l’article 129 du code pénal relatif à l' »association de malfaiteurs », d’avoir crée les RAZ et d’avoir participé à la revue clandestine Radikal. L’accusation spécifique d' »association de malfaiteurs » est tombée et un seul inculpé, Cem, reste sur le banc des accusés, accusé de trois incendies et d’avoir participé à Radikal.

 

 

Des milliers de Serbes sont descendus dans la rue. Ils rejettent la nouvelle loi sur les expropriations et la nouvelle loi sur le référendum, qui selon eux sont des instruments pour faire passer en force des projets industriels nocifs pour l’environnement. A Belgrade et en province, ils ont bloqué des centre-villes et des axes principaux. Le passage en force de deux lois favorisent un projet de mine de lithium mené par Rio Tinto qui cristallise les oppositions depuis plusieurs mois. Alors que des élections générales sont prévues en 2022, la manifestation est aussi l’occasion de s’opposer au pouvoir. À Belgrade, le blocage a cessé dans le calme, mais dans d’autres villes, il y a eu des bagarres lors de l’intervention de la police et des arrestations. À Sabac, la foule a fait le siège du commissariat et obtenu la libération des siens. Pour contrer les interventions policières contre le blocage (illégale) des rues, en plusieurs endroits, les manifestants ont organisés des flux denses traversants et retraversant inlassablement la rue, obtenant la paralysie du trafic sans tomber sous le coup de la loi.

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