Une occupation politique vient de commencer à l’ancienne clinique Antoine Depage située au 101 Avenue Jaspar à Saint-Gilles. Le but est de faire du bâtiment un lieu pour les sans-papiers et les sans-logis ainsi que revendiquer un logement et des papiers pour tou·te·s. Voici un fil info en direct des événements :

18h05 : La police est partie. Les occupant·es ont reçu l’autorisation de rester jusqu’à lundi.

17h55 : La police est toujours présente mais en nombre plus réduit (2 policiers en uniforme, 6 en civil avec brassards). Une trentaine de personnes est rassemblée en soutien à l’Hospitalière sur le trottoir en face.

17h20 : Les policiers promettent de ne pas intervenir s’il y a pas de tapage nocturne (pas de feux d’artifice, pas de musique), si les règles sanitaires sont respectées et si les occupant·es essayent d’entrer en contact avec leurs voisins pour éviter les plaintes.

17h : Les policiers sont une trentaine devant le bâtiment. Des négociations sont en cours.

16h30 : Le squat, appelé « l’Hospitalière » lance sa page Facebook dans lequel est publié un communiqué. Le lien ici.

16h25 : Les policiers sont présents devant le bâtiment.

16h15 : Les occupant·es demandent du soutien devant le bâtiment

16h12 : La police arrive

16h00 : Les occupant·es prennent possession du bâtiment.

Ouverture d'une occupation à Saint-Gilles

Ouverture d’une occupation à Saint-Gilles

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Ce jeudi 17 décembre, un militant d’une trentaine d’année a été placé en garde à vue. Interpellé dans un squat de la région parisienne, il est soupçonné d’avoir commis des violences sur un policier lors d’une manifestation à Paris le 28 novembre contre la loi sécurité globale. Cette interpellation s’est faite après un travail de recherche sur des vidéos amateures diffusées sur les réseaux sociaux et de la préfecture de police de Paris.

 

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En Grèce, chaque 6 décembre les militants commémorent l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulous, jeune de 15 ans tué par la police, à cette date, en 2008. Cette année, la mobilisation était interdite par les autorités qui ont procédé à l’arrestation de plus de 400 personnes dans la journée (voir notre article). Un militant anarchiste français était dans le lot mais il n’a pas été relâché comme tous les autres à l’issue de sa garde à vue. Il s’est vu notifier un avis d’expulsion en tant que « danger à l’ordre public » ainsi qu’une interdiction de territoire de 7 ans. D’abord transféré dans les cellules des services de l’immigration à Petrou Ralli, il a depuis été envoyés dans le centre de rétention d’Amygdaleza dans la banlieue d’Athènes. Le tribunal administratif à entérinée l’avis d’expulsion et le compagnon est aujourd’hui dans l’attente de son recours en justice. Un rassemblement de solidarité a eu lieu. Voir un message d’Errol

Errol

Samedi 12, la police autonome basque était intervenue sur la Plaza de la Trinidad, à Donostia (Saint-Sébastien), pour imposer les règles de confinement.  Suite aux protestations des riverains, des renforts sont intervenus brutalement, faisant plusieurs blessés et procédant à une arrestation. Une manifestation de protestation a eu lieu hier lundi, débouchant sur des affrontements avec la police qui s’était déployée à l’avance dans la vieille ville. La manifestation était organisée par la Donostiako Alde Zaharreko Gazte Asanbladak, l’Assemblée des Jeunes de la Vieille Ville de Saint-Sébastien. Les manifestants ont lancé des pétards, des pierres et des boulons sur les policiers.

Une troisième manifestation contre le couvre-feu et les mesures autoritaires se tenait à Liège cet après-midi.  La précédente, qui avait eu lieu fin novembre, avait été sévèrement réprimée avec plus de 400 PV et arrestations (vois notre article). Deux autopompes, un hélico, de très nombreux combis et policiers étaient présents aujourd’hui dans le centre-ville de Liège. Des policiers en civil patrouillaient avec des caméras au poignet. Sur l’esplanade Saint-Léonard et aux alentours, dès 14h, la police a effectué de nombreux contrôles, plusieurs fouilles ont également lieu. Leur objectif était clairement de dissuader les personnes de rejoindre l’esplanade et d’empêcher celles qui ont réussi à arriver sur place de se rejoindre pour former un rassemblement.
Une cortège, ouvert par une énorme banderole sur laquelle on pouvait lire « Moins de flics, plus de soin ! », a réussi à se former pour rejoindre la rue hors château, puis les quais de la batte et ensuite la place du 20 août. Six personnes, dont des journalistes, un médic et une personne mineure, ont été arrêtées puis relâchées. Le reste du cortège a réussi à se disperser en évitant les policiers.

D’autre part, une 4ème manifestation hebdomadaire visant à faire entendre les revendications des détenu.e.s et leurs proches s’est tenue devant la prison de Lantin, près de Liège. La police a intercepté les participants dès leur arrivée, en leur demandant de quitter les lieux, sous menace de prendre leurs cartes d’identité et de mettre 250 euros d’amende à chaque personne présente. Les manifestants ont tenté de négocier (rester en bulle de 4, peu de temps, avec distance et port du masque) en vain. Et lorsqu’ils décident de quitter les lieux, les policiers les interpellent à nouveau. Les policier.e.s (en ce 13/12) arrêtent la personne qui leur explique que nous refusons d’être identifiés alors même que nous sommes sur le point de quitter les lieux. Pendant que cette personne se faisait emmener au commissariat, tous les autres ont été contraints de donner leur identité sous peine de se faire arrêter également.

A Lantin

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Samedi 12 décembre, dans de nombreuses villes en France, des mobilisations ont eu lieu contre la loi de sécurité globale et contre le projet de loi contre les séparatismes. Malgré la défection d’une grande partie des organisations de gauche, la manifestation a réuni à Paris des milliers de personnes. Un énorme dispositif policier a été mis en place et la répression s’est abattue dès le début. Au moins 142 personnes ont été interpellées. Dans de nombreuses autres villes de France, des rassemblements ou des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les deux lois.

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Mercredi 9 décembre, le robot-chien SPOT était présent dans les rues de Nantes dans le cadre d’un partenariat entre « Boston Dynamics » (la société créatrice du robot) et « Intuitive Dynamics », société chargé commercialiser le robot sur le marché européen et de l’adapter aux différents besoins des clients. Spot avait notamment déjà utilisée par la police l’État du Massachusetts (voir notre article) et par la ville de Singapour pour faire respecter les mesures de confinement (voir notre article). Le groupe sud-coréen Hyundai vient de prendre une participation de 80 % dans « Boston Dynamics » dans le cadre d’un accord conclu entre 735 et 830 millions de dollars. C’est surtout le savoir-faire de l’entreprise dans les bras robotisés et l’automatisation qui intéresse en premier lieu Hyundai, qui devrait s’en servir pour continuer à faire évoluer ses lignes de production industrielles.

Le robot SPOT dans les rues de Nantes

Le robot SPOT dans les rues de Nantes

Mardi 8 décembre, neuf personnes avaient été arrêtées dans plusieurs lieux en France : à Toulouse, en Dordogne, dans le Val-de-Marne ou encore à Rennes. Une opération de police a ciblé un squat toulousain. La police affirme que ses perquisitions ont permis de saisir des éléments pouvant être utilisés pour la fabrication d’explosif type TATP, une petite quantité d’explosif déjà fabriqué, ainsi que des des armes. Sur ces neuf, sept ont été inculpées vendredi 11 d' »association de malfaiteurs terroriste ». Cinq ont été placés samedi en détention provisoire et les deux autres sous contrôle judiciaire. Ces sept personnes avaient été présentées vendredi à un juge d’instruction antiterroriste. Ces militants, six hommes et une femme, âgés de 30 à 36 ans, sont accusés d’avoir envisagé des actions violentes, ciblant notamment des policiers. Parmi elles, Florian, un militant anarchiste, ancien internationaliste ayant combattu au Rojava.

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Vendredi 11 décembre, marquait le troisième soir de révolte en Albanie après la mort d’un jeune de 25 ans, Klodjan Rasha, tué devant chez lui par un policier, pour avoir « enfreint les mesures de confinement ». Dans la capitale, Tirana, des batailles rangées ont eu lieu entre la police et des centaines de manifestant·es tandis que des protestations rassemblaient des milliers de personnes. D’abord cantonnée à Tirana, le mouvement a gagné d’autres villes. Le mouvement populaire a déjà poussé à la démission du Ministre de l’Intérieur, Sander Lleshaj. Autre conséquence de ces protestations, le policier auteur du tir mortel a rapidement été arrêté et devait être jugé immédiatement. Plus d’infos ici.

Émeutes suite à un meurtre policier

Émeutes suite à un meurtre policier

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