Samedi 10 octobre, plusieurs organisations de l’immigration de Turquie (AGEB, BİR-KAR, ADHK, AvEG-Kon et KCDK-E) ont organisé une manifestation devant une institution européenne à Strasbourg pour dénoncer le fait que la Turquie refuse de remettre les corps de 4 combattants du TKP/ML TIKKO tombés martyrs récemment (voir nos articles ici et ici). Derrière plusieurs banderoles arborant le slogan « Remettez les corps, arrêtez la torture », les manifestants ont scandé des slogans dénonçant le fascisme en Turquie.

Manifestation à Strasbourg.

Mardi 15 septembre, 7 personnes ont été arrêtées à Toulouse et condamnées à deux mois de prison ferme pour avoir tagué et collé des affiches dans la rue (voir notre article). Afin de témoigner de votre solidarité, vous pouvez leur écrire à ces adresses (voir l’article de CAMÉ pour des conseils de rédaction) :

Marius Lahaye n°45677 (MAH)
Zoé Van Bryck n°45678 (MAF)
Lucie Gomez n°45679 (MAF)
Brice Poirson n°45681 (MAH)
Simon Duval n°45682 (MAH)
MAF: Maison d’arrêt des Femmes
MAH : Maison d’arrêt des Hommes

Sur la lettre :

Nom et numéro d’écrou
MAF ou MAH de Seysses
10 rue Danielle Casanova
31600 SEYSSES

Une fresque réalisée en soutien par Arthur Plateau.

Une fresque réalisée en soutien par Arthur Plateau.

Dimanche après-midi, une foule immense s’est encore réunie à Minsk pour réclamer le départ du président Alexandre Loukachenko, mais la police a tout fait pour empêcher les différents cortèges de se regrouper, bloquant des rues et intervenant en force en amont pour disperser certains groupes. Des canons à eau et des grenades assourdissantes ont été utilisés à Minsk pour la première fois depuis les manifestations qui ont eu lieu les jours suivant le scrutin, lorsque des milliers de personnes furent arrêtées, des dizaines blessées et une poignée tuées. Depuis, les heurts à Minsk avaient été sporadiques. Des vidéos ont montré de nombreuses arrestations violentes, par les policiers anti-émeutes ou par des hommes en civil armés de matraques, le visage masqué. Ailleurs dans le pays, des manifestations importantes ont également eu lieu.

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Le Tribunal administratif du district de Kiev vient d’interdire à un candidat du Parti Communiste d’Ukraine de participer aux élections municipales. Pourtant, pour le moment, le Parti communiste n’est pas interdit, il est inscrit au registre national des partis politiques, est enregistré, fait rapport trimestriellement aux autorités fiscales, y compris sur les questions de lutte contre la corruption, mène des activités politiques et dispose d’un organe d’information sous la forme d’un site Internet. Néanmoins, il lui est interdit de participer aux élections locales sur la base des dispositions de la loi sur la décommunisation.

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L’Union des communautés du Kurdistan (KCK) a lancé la nouvelle campagne « Fin de l’isolation, au fascisme, à l’occupation – Assurons la libération [d’A. Öcalan]». Cette campagne a lancé un appel aux actions pour le 10 octobre. Durant tout le week-end des rassemblements sont organisés dans différentes villes d’Europe. À Bruxelles, ce rassemblement s’est tenu le vendredi 9 octobre devant la Commission Européenne. Juste après, l’Union des Femmes Socialistes (SKB) organisaient au même endroit un rassemblement pour dénoncer les nouvelles arrestations, en Turquie, de membres de l’ESP et des membres de l’organisation des jeunes du SGDF.

 

Le rassemblement d’hier vendredi à Bruxelles

Le 5 octobre, appelé à prendre la direction du Commandement spécialisé pour la sécurité nucléaire [COSSEN], le général Laurent Phélip a passé les rênes du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale [GIGN] au général Ghislain Réty qui avait déjà été affecté à cette unité en 1995/2001 en tant qu’officier puis commandement adjoint, puis 2007/2013, en qualité de chef des opérations. Créé en 1974, le GIGN avait été réorganisé en « GIGN 2.0 » en 2007, avec l’intégration d’unités supplémentaires comme l’Escadron parachutiste d’intervention de la Gendarmerie nationale [EPIGN], le Groupe d’instruction et de sécurité des activités [GISA] ou encore le détachement « gendarmerie » du Groupe de sécurité de la présidence de la République [GSPR]. Au total, cette unité comptait alors environ 400 militaires.

Puis, en 2016, soit un an après les attentats islamistes, des « antennes GIGN » [AGIGN] furent créées pour remplacer les PI2G [Peloton d’intervention interrégional de Gendarmerie] et tenir le rôle de force intermédiaire entre les pelotons d’intervention de la gendarmerie mobile et le GIGN. En tout 13 antennes virent ainsi le jour, dont six en métropole [Dijon, Nantes, Orange, Reims, Toulouse et Tours] et sept en outre-Mer. Si elles ont un contact avec l’état-major du GIGN installé à Satory, ces AGIGN relèvaient de la « région zonale » à laquelle elles appartiennent. Ce ne sera plus le cas avec le « GIGN 3.0 ». Ces antennes régionales, dont les effectifs passeront de 32 à 50 gendarmes pour chacune d’entre-elles vont devenir des « détachements » qui relèveront du GIGN central. En outre, un nouveau détachement doit voir le jour à Caen, ce qui portera leur nombre à 14. Concrètement, le GIGN central aura entre ses mains le commandement opérationnel et le commandement organique du GIGN et de ses détachements. Cette transformation, qui porte les effectifs à 1.000 gendarmes, sera effective dès l’année prochaine.

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Pas moins de 1500 policiers étaient mobilisés ce vendredi 9 octobre pour évacuer le numéro 34 de la Liebigstrasse, à Berlin: l’adresse du tout dernier grand squat de la ville. La guerre des toits n’a pas eu lieu: l’évacuation du célèbre immeuble berlinois s’est déroulée sans heurt, malgré la colère des habitants qui se disent démunis contre la flambée des loyers. La police berlinoise n’avait pas fait les choses à moitié avec 1500 policiers, venus de huit Länder différents, pour faire sortir au total une cinquantaine de squatteurs. Ce quartier autour de la Liebigstrasse était bouclé depuis plusieurs jours: la police est venue avec des engins de déblaiement, des tronçonneuses… Des projecteurs étaient braqués depuis jeudi soir sur le bâtiment; un hélicoptère a survolé le secteur.

Ce squat – qui existe depuis les années ’90 – était un haut lieu de la scène anticapitaliste de Berlin, c’était un lieu d’accueil pour femmes, personnes trans et intersexes, avec un bar et un centre culturel. C’était aussi le symbole de la contestation face au problème de la hausse des loyers. « Laissez les logements à ceux qui en ont besoin! », « Tous ensemble contre l’évacuation » ou encore « Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est légitime », pouvait-on entendre dans la foule venue manifester vendredi matin, non loin du squat. A Berlin, les loyers ont doublé en dix ans, et le quartier de Friedrichshain, où se trouve le squat, autrefois populaire, est devenu hors de prix, le plus cher de la capitale.

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150 personnes se sont rassemblés hier soir à l’Hôtel de Ville de Saint-Gilles à l’occasion de l’intervention communale qui devait avoir lieu pour dénoncer les violences policières les plus récentes de la Brigade Uneus. L’interpellation a été rejetée par la Commune parce que les faits ont déjà été évoqués au Conseil Communal du mois de juin. Le règlement de la commune prévoit qu’une même interpellation ne peut être faite dans les trois mois (cela en fait 4), et cette règle a été utilisée alors que cette interpellation concernait des violences qui ont eu lieu au mois d’août. Malgré la tempête et le refus total de la commune de même reconnaître l’existence d’abus, les mobilisations se poursuivent !

Le rassemblement à l’hôtel de ville

Les affrontements entre la police et les manifestants ont eu lieu à Athènes mercredi 7 octobre, après qu’un tribunal grec ai enfin décidé que le parti d’extrême droite Aube Dorée fonctionnait comme une organisation criminelle. Après le verdict de culpabilité faisant suite à un procès marathon de cinq ans, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser un rassemblement antifasciste de plus de 15.000 personnes devant le palais de justice. Les antifas ont tenu bon sur l’avenue, qui avait été fermée à la circulation, lançant des projectiles sur les forces de l’ordre. Environ 2000 policiers avaient été déployés, ainsi qu’un drone et un hélicoptère de police. Le tribunal a jugé que sept des anciens élus d’Aube Dorée, dont le chef du parti Nikos Michaloliakos, étaient coupables d’avoir dirigé une organisation criminelle, tandis que les autres étaient coupables d’avoir participé à une organisation criminelle.

Le rassemblement antifasciste d’hier à Athènes

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